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Ce qu’il peut y trouver Cette modeste étude comparative porte sur quatre points de convergence qui peuvent rapprocher des intellectuels musulmans des idéaux maçonniques. D’abord les structures médiévales des corporations et confréries musulmanes dont Louis Massignon, Henri Corbin, René Guénon, Faouzi Skali ont montré les ressemblances avec les organisations sœurs comme le compagnonnage en Europe. La philosophie mutazilite peu connue en Occident a été très audacieuse et revient en première ligne. Le mouvement démocratique dans le monde musulman s’est développé malgré l’autoritarisme des régimes ; le printemps arabe de 2011 en est un épigone. Enfin, la création de loges au Proche et Moyen Orient s’est effectuée au XVIIIe siècle en même temps qu’en Europe ou en Amérique lorsque les franc-maçonneries ottomane, égyptienne, arabe auront tissé des contacts très approfondis avec les loges-mères anglaise, française ou italienne. C’est que, dans cette interaction culturelle entre Proche-Orient et Europe, plusieurs mythes sont communs ; le drame d’Hiram aurait un antécédent en Egypte, vers 1500 av .J.C. lorsqu’un architecte fut assassiné dans des circonstances obscures, tel que relaté sur des ostracas, ou en Iran où le meurtre de Zoroastre sera repris dans la commémoration annuelle chiite de celui de Hussein petit fils du Prophète à Kerbela (Irak). I- Corporations et confréries en Islam La structure initiatique des corporations est attribuée à un héros éponyme, Salman Al Farisi, mazdéen converti à l’islam. Devenu barbier du Prophète, il serait revenu comme gouverneur à Mada’in (Ctesphon), en Irak où il aurait organisé les corporations de 51 métiers reconnus, qui existaient dans la culture mazdéenne et auxquelles il donnera des bases musulmanes. Salman établit une doctrine de l’honneur artisanal, appelée « futuwwa » dont la base reposait sur un consensus hiérarchique, un rituel initiatique et la qualité du travail bien fait. On eut ainsi un maillage presque complet de toutes les catégories professionnelles d’artisans reconnus, qui assuraient une formation professionnelle mais aussi humaniste, à l’image de celle des « Compagnons du Devoir » d’Europe. Elle s’étendait aux non-musulmans, chrétiens, juifs, mazdéens, sabéens, hindous très présents dans les métiers d’orfèvrerie, de la décoration, ou comme médecins. . Le calife Al Nasser (1180-1224) créera à l’intention des hauts fonctionnaires une corporation d’honneur dont les membres prêtaient serment d’allégeance au calife lui-même qui leur donnait le mot secret et les associait, par un système hiérarchisé qui remontait à la tête de l’Etat, dans une assistance inter fraternelle, un échange de services, dans l’esprit de pureté morale. Le sultan ottoman Mourad 1er (1360-1389) fera de même, établissant pour la dynastie ottomane une tradition de compagnonnage adoptée par ses successeurs. L’esprit corporatif s’étendit aux métiers susceptibles d’entacher la pureté des croyants tels les crieurs publics, les maquignons, les changeurs, les cambistes, les huissiers du tribunal, les courtiers d’esclaves, les éleveurs de pigeons, les danseurs, les baladins, les indicateurs, les femmes, les courtisanes, les pleureuses (aux enterrements), les entremetteuses. Les corporations furent toujours hiérarchisées et organisées ; à leur tête un Maître, qui représentait la profession devant les autorités locales ; puis les maîtres propriétaires d’atelier, les compagnons vêtus d’un tablier distinctif, et les apprentis. Les corporations organisaient des défilés pour célébrer la circoncision des fils du sultan, le mariage de ses filles, les victoires de ses troupes. Pendant plusieurs années consécutives, le débutant (mubtadi) ne percevait aucun salaire ; mais appartenir à un corps était en soi un privilège car cela permettait d’être reconnu capable de produire un travail de haute qualité et d’ouvrir leur propre atelier. Thierry Zarcone a montré que les loges ouvertes dans l’empire ottoman au XVIIIe siècle avaient emprunté aux corporations, et aussi aux confréries, leur lexique particulier. Les appellations des 3 premiers degrés étaient celles des corporations : « chirak » (apprenti), « kalfa » (compagnon), « osta » (maître) ; le tablier « peshtemal » dans les ateliers opératifs ; garda ce nom dans la maçonnerie. Chez les Bektachis, on peut trouver les mêmes réponses dans les Instructions (turques) pour le degré d’apprent maçoni et le questionnaire de la confrérie. L’extinction de beaucoup de métiers manuels sont venues à bout de l’esprit corporatif qui aura duré jusque dans les années 193O. Par contre des Compagnons français du Devoir, tailleurs de pierre, s’étant rendus à Damas en 1988, découvrirent que leurs homologues syriens utilisaient des instruments oubliés en Europe, comme la « lombarde », qui servit comme signature de compagnons sur les murs des cathédrales. Le Pr. Massignon souligna l’influence que les corporations musulmanes ont pu avoir en Europe dans le développement des « villes franches ». Ainsi, à Paris, la corporation des bateliers fut assez puissante pour imposer leur symbole comme armes de la ville. Pour les confréries, c’est à Baghdâd que le Cheikh Abdelqader El Jilani (XIIe siècle) crée la première confrérie (tariqa) qui conserve encore aujourd’hui une réelle influence. Les membres des confréries se retrouveront dans les mosquées, particulièrement le vendredi après-midi, ou dans des locaux, appelés « zaouïa » au Maghreb, « ribât » (« Rabat » au Maroc) ou « khanqa » au Proche-Orient et en Asie Centrale. La confrérie des Chaziliya sera fondée au Maroc au XIIIe siècle, celle des Mevlevis par Jalaleddine Roumi (m. 1273) à Konya, l’Ordre des Naqchbandiyya en Asie Centrale par le Cheikh Behaeddine Naqchbandi au XVe siècle, celui des Tijaniyya au Maroc (XVIIIe siècle). Au XIXe siècle, les Senousiyya en Libye, les Mirghaniyya au Soudan, les Rifaïyya en Somalie seront constitués en confréries par trois disciples d’un même cheikh marocain à la Mecque. Les « tariqas » pratiquent l’initiation progressive à 4 degrés : mourid, mouqadem, nasib et cheikh, soumis au respect du secret. L’initié modèle est le Prophète lui-même qui proclame : « Je ne sais pas lire ». L’épreuve dans une caverne de la révélation des premiers versets est comparée à une initiation soufie, car Mohamed en ressort prophète. La translation qui le conduira de Médine à Jérusalem, et de Jérusalem au 7e ciel permet d’acquérir le plus haut grade dans la hiérarchie confrérique. Le voyage est décrit dans Le Livre de l’Echelle de Mohamed ensemble de récits arabes relatant l’ascension jusqu’à Dieu. Les rituels principaux des mystiques soufis sont des litanies, des répétitions d’oraisons, de « remémorations » (dhikr) scandées pour souligner la présence de Dieu ». Comme les yogis de l’Inde, certains disciples ont appris des techniques respiratoires qui les conduisent dans des états de transe spectaculaires. Les initiés se voient remettre un chapelet de 33 grains ( Qadiris), de 66 ou 99 ( Naqchbandis), basés sur la valeur numérique du nom « Allah » qui, en lettres arabes est l’équivalent de 66. Certaines confréries utilisent la danse ; 9 disciples représentent les planètes et tournent autour du Maître-Soleil comme en Turquie, à Konya, les « derviches tourneurs ». Atatürk interdira les confréries en 1924, mais elles ont repris leurs activités et beaucoup d’hommes politiques turcs sont proches de la Confrérie Naqchbandiyya opposée aux radicaux islamistes du nouveau régime AKP. D’un pays à l’autre, le confrérisme prend des formes très différentes selon l’histoire et l’évolution politique de chaque pays mais il assure, plus que l’islam officiel, une unité certaine des croyants. II-La Philosophie islamique ; le Mutazilisme La découverte de la philosophie grecque dans les manuscrits traduits en syriaque puis en arabe sous les premiers souverains abbasside conduira à la formation d’une école « mutazilite » qui essaiera d’imposer une nouvelle exégèse coranique construite à partir d’une grille de lecture philosophique .Ce mouvement qui se forme à Bassorah (Irak) puis à Bagdad est encouragé par le pouvoir abbasside qui admet la supériorité du raisonnement sur les diktats de la foi religieuse. Le philosophe Al Kindi (m.866) l’exprime en ces termes : « Nous ne devons pas avoir honte de la vérité et de la faire nôtre quelle qu’en soit la source ». C’est qu’à l’époque théologiens musulmans, chrétiens et juifs argumentent en toute liberté et les moutazilites vont ainsi s’opposer à un enseignement rigoriste et expliquant les dogmes selon une méthode rationnelle donnant ainsi à la religion musulmane une aisance susceptible de rivaliser avec d’autres idéologies. La doctrine mutazilite affirme deux thèses qui seront contestées violemment une vingtaine d’années plus tard lorsque les juristes salafistes convaincront un nouveau Calife plus faible de les interdire, la non-éternité du Coran : comme tout ce qui est extérieur à Dieu est créé, le Coran, passant par l’audition et la retranscription s’inscrit donc dans l’histoire de l’humanité ; hypothèse en contradiction avec le dogme officiel du Coran incréé puisque c’est la parole de Dieu même. La 2e thèse porte sur le libre-arbitre de l’homme créé comme être responsable et libre, alors que le dogme stipule que tous les actes de l’homme sont accomplis par Dieu…Considérés comme porteurs d’une dérive interprétative, les mutazilites durent s’enfuir en Asie Centrale ou au Yémen où cette philosophie , adoptée plus tard par des chiites, s’est perpétuée malgré les risques. Aujourd’hui le mouvement néo-mutazilite, développé en Tunisie, en Egypte, et dans les universités occidentales reprend force et vigueur et ses adeptes sont parmi les promoteurs intellectuels du Printemps arabe. La défense du libre-arbitre notamment les rapproche de la maçonnerie. Les frères lillois qui baptisèrent leur loge « Averroès » et ceux parisiens, musulmans et non musulmans qui nommèrent leur loge « Emir Abdelqader » ont voulu souligner qu’ils croyaient réellement à un substrat spiritualiste et philosophique commun. III Les mouvements démocratiques en Islam Depuis les indépendances, des démocrates arabes démontent le mécanisme du faux retour aux sources, idéalisant le régime islamique de la première époque, prétendant que sa réintroduction dans nos sociétés modernes pallierait les problèmes socioéconomiques contemporains. Ils nous font ainsi découvrir l’utilisation politicienne de leur religion. C’est pourquoi, le Pr. émérite Ali Mérad souhaite redonner à l’exégèse renouvelée ou « ijtihad » l’importance qu’elle avait au Xe siècle. Le Pr Mohamed Arkoun, récemment décédé, argumente de même dans sa Critique de la Raison islamique (1984). L’historien marocain Abdallah Laroui dans son Islam et Modernité montre que l’Etat islamique à l’état pur n’a jamais existé ; en fait l’Etat sultanien abbasside a soumis la Loi à son intérêt séculier, réservant l’appareil califal au domaine de l’utopie, comme l’avait fait Ibn Khaldoun (XVe siècle) : « L’expression « Etat islamique » est en fait contradictoire en elle-même ». Mohamed Charfi qui fut ministre de l’Education en Tunisie n’hésitait pas à dire publiquement : « L’islam de demain implique que la religion soit conjuguée aux temps de la liberté, de l’égalité et de la démocratie avec la révision du droit musulman que cela nécessite ». Khadija Chérif, militante tunisienne des droits de l’homme, à la même époque (1995), s’exprime ainsi dans la presse : « Pour moi, femme, nos premiers adversaires sont les intégristes. En opposant au régime de la charia une démocratie réelle, nous rendrions impossible la contamination islamique ». L’universitaire marocaine, Fatema Mernissi , avec un grand courage , se moque des salafistes : « Cet intégrisme politico-religieux tourne à l’ubuesque puisque pour les islamistes, si l’on sépare l’islam de l’Etat, plus personne ne croirait à Allah, ce qui voudrait dire que l’islam, sans la police, n’a rien à offrir ! ». Le grand poète syro-libanais Adonis regrattait (08/11/1995) que : « L’Islam se soit transformé dans l’esprit de la plupart des musulmans d’aujourd’hui en chaînes et prisons. » L’espace manque ici pour citer le combat mené dans chaque pays musulman malgré la lourde répression que l’on a enfin pu découvrir sur les écrans télévisés cette année même. L’image de l’islam en Europe souffre des excès antidémocratiques de ses intégristes qui essaient à nouveau de prendre le pouvoir en 2011 en bafouant le « Printemps arabe ». Des universitaires français comme le Pr Mohammed Ferjani se sont mis en disponibilité pour aller soutenir le réveil démocratique de leur pays d’origine. Beaucoup de citoyens de culture musulmane en Europe souhaitent pratiquer leur religion à titre privé et soutiennent ceux des leurs qui mènent le combat de la démocratie et de la laïcité, qui ne sont pas l’apanage exclusif du Nord méditerranéen mais sont aussi puisés dans le fonds culturel arabo-musulman. IV-Musulmans francs-maçons du XVIIIe siècle à 2011 Les débuts de l’établissement de la Franc-Maçonnerie au Proche-Orient ont bénéficié de facteurs favorables dès le début de l’Islam. La mise en place de confréries religieuses souvent liées à des corporations de métier a conduit les différents peuples de l’Empire abbasside (VIIIe au XIIIe siècle), puis ottoman (XVe au XXIe siècle) à choisir l’expérience initiatique. C’est à Smyrne , en 1738, qu’est ouverte la première loge de l’Empire ottoman puis la Grande Loge de Londres et la Mère Loge écossaise de Marseille ouvriront des loges à Istanbul, Salonique, puis dans les échelles du Levant. D’autre part, Arméniens et Grecs comme les Turcs, chrétiens comme musulmans seront à égalité dans les loges ; le Sultan qui en 1850 établira par décret l’égalité de tous les sujets sera franc-maçon. Il le paiera de sa vie ! A la fin du XIXe siècle, le Grand Vizir Riza Tevfik , dignitaire bektachi, sera également Grand-Maître du Grand-Orient ottoman. Une loge est créée à Alep en 1738 puis en 1760 ; Au Liban, la première loge émanant du personnel cosmopolite de l’Université américaine, en 1873, est présidée par le Libanais Amine Beyhoum. En Egypte, une première loge était apparue à Alexandrie en 1748 puis Bonaparte introduisit les loges militaires qui initièrent des chrétiens, des juifs et des mamelouks musulmans. Plus tard la loge alexandrine Les Pyramides procéda à l’initiation de l’Emir algérien Abdelqader, en 1864, pour remercier cet important dignitaire de la Confrérie Qadiriyya d’avoir sauvé avec 200 de ses compatriotes plusieurs milliers de chrétiens du massacre effectué à Damas en 1860 par les Turcs et la population locale. En Iran, dès le premier quart du XIXe siècle, des intellectuels, conduits par Mirza Malcom Khan créent des loges qui ne seront fermées qu’en 1979 par le régime mollahcratique. Lorsque Jamaleddine El Afghani, réformateur musulman iranien, initié dans une loge stambouliote se rendra en 1882 à Paris et à Londres, des appuis maçonniques lui feront rapidement rencontrer des universitaires, des savants et des hommes politiques .Comme en Egypte, les premières loges algériennes seront militaires ( Bugeaud, Cavaignac, Pélissier, Chanzy, Lamoricière) puis encadrées par des musulmans, le Saint-Simonien Ismaïl Urbain ou le Général Yusuf. La Tunisie plus cosmopolite aura eu, dès 1773 une loge livournaise ; en 1885, le Grand-Orient allumera les feux de la célèbre « Nouvelle Carthage » qui, depuis une quinzaine d’années, soutient un triangle tunisois. Aujourd’hui même, les frères (et sœurs) peuvent se réunir à Beyrouth, à Amman et à Rabat. Au Caire les maçons se retrouvent discrètement sous le couvert du Rotary ; les frères algériens ou d’autres pays arabes ne peuvent assister à des tenues qu’en France ou dans le reste de l’Europe. C’est pourquoi les maçons européens libres doivent apporter toute leur aide pour soutenir leurs homologues moins favorisés et qui risquent beaucoup s’ils étaient découverts .C’est que les Saoudiens ont traduit en arabe dans les années 1970 le pamphlet anti-maçonnique de Léo Taxil et le diffusent largement dans la presse quotidienne populaire. En Orient, longtemps, les artisans adhérèrent à des ordres soufis. Aujourd’hui, toutes les classes sociales se retrouvent dans des confréries. De même des membres de confréries adhèrent à des loges maçonniques, n’y voyant aucune contradiction. Qu’on se rende bien compte, le citoyen du sud ou de l’est de la Méditerranée qui souhaite entrer en maçonnerie y sera poussé par sa propre culture basée sur la recherche initiatique et de ce fait sera en butte aux attaques des islamistes qui n’admettent ni le libre-arbitre ni le refus de l’endoctrinement dogmatique. Est-il si différent de son homologue du Nord qui, pendant des siècles, aura subi les mêmes contraintes ? D’ailleurs, à Annonay, en 1788, le musulman, qui rejoignit la loge locale, s’était déjà rendu compte que sa pratique du culte n’était pas incompatible avec l’adoption d’un rituel maçonnique. Christian Lochon Eléments bibliographiques ABOUZEID Nasr, Critique du discours religieux, Paris, Actes Sud, 1999 ARACTINGI Jean-Marc, LOCHON Christian, Secrets initiatiques en Islam et rituels maçonniques, Paris l’Harmattan 2010 ARKOUN Mohamed, L’Islam, approches critiques, Paris, Grancher, 1992 BOUISSON Maurice, Le secret de Shéhérazade, Paris, Flammarion, 1961 CHEBEL Malek, Manifeste pour un Islam des lumières, Paris Hachette 2004 CHODKIEWCZ Michel, Emir Abdelkader, Ecrits spirituels, Paris, Seuil, 1982 CORBIN Henri, La philosophie islamique, Paris, Gallimard, 1975 ETIENNE Bruno, Abdelkader, Paris, Hachette, 1994 ETIENNE Bruno, POUILLON François, Abdelkader le Magnanime, Paris, Gallimard, 2008 FILALI ANSARI Abdou, Réformer l’Islam, Paris La Découverte, 2003 FINIANOS Ghassan, Islamistes, apologistes et libres-penseurs,Université de Bordeaux 2002 ISMAIL Mohsen, Comment interroger le Coran aujourd’hui ?, Paris, Le Monde de la Bible,No115 novembre 1998 LOCHON Christian, Corporations et confréries d’initiés en Islam, Paris, l’Initiation, 01/.1997 LOCHON Chistian, L’Islam libéral, Paris lLes Cahiers Laïques septembre 2000 LOCHON Christian , L’Islam, Paris Revue des Etudes, Demos , 2007 MERNISSI Fatima, Islam et Démocratie, Paris, Albin Michel 2010 SFAR Mondher, Le Coran est-il authentique ?, Paris, Editions Sfar, 2000 SKALI Faouzi, La Futuwah, Traité de chevalerie soufie, Paris, A.Michel, 1989 TRISTAN F., éditeur, La Franc-maçonnerie, documents fondateurs, Paris, Cahiers de l’Herne N°62, 1992 VALSAN Michel, l’Islam et la fonction de René Guénon, Nuits St Georges, Science Sacrée, juin 2003 VERNET Juan, Ce que la culture doit aux rabes d’Espagne, Paris, Sinbad, 1985 ZARCONE Thierry, Mystiques, Philosophes et Francs-maçons en Islam, Paris, Jean Maisonneuve, 1993 ZARCONE Thierry, Secret et Sociétés secrètes en Islam, Milan, Arché, 2002 ZIKRIA Niaz Ahmed, Les principes de l’Islam et de la démocratie, Paris Nouvelles Editions Latines, 1958, 2005 LE GRAND ORIENT ARABE ŒCUMENIQUE C’EST PLUS QU’UNE NOUVELLE OBEDIENCE Par le Grand Maître National du GOAO Grande Maîtrise de France Sous l’impulsion récente, et presque Illuminatrice, modestie toute gardée, du Grand Maître du Grand Orient Arabe, le Très Illustre Frère Jean-Marc Aractingi, une autre conception de la Franc-maçonnerie Universelle, commence à prendre corps. Par fidélité aux Origines lointaines et reculées dans l’Histoire de la Franc-maçonnerie, et aux dimensions œcuméniques des Trois Religions Monothéistes Abrahamiques ; Par honnêteté Intellectuelle vis-à-vis de l’Histoire et des Fondements même des Droits de l’Homme ; Par ouverture sincère et objective aux courants Ésotériques de la Connaissance aussi bien en Orient qu’en Occident ; Par retour aux sources même de l’Esprit (des Confrèreries) de la Fraternité, longtemps oubliées, négligées, sous estimées volontairement ou involontairement ; Pour toutes ces raisons et bien d’autres, un TOURNANT, à la fois sur le plan intellectuel, philosophique, socioculturel, et civilisationel, s’est dessiné pour Ré-Orient-er les évolutions et déviations sectaires et politico-mercantiles, spiritualistes mais non Spirituelles, de certaines formes de Franc-maçonnerie. A contrario, d’autres se sont forgés par intérêts « Territorialistes » Nationaux ou Transnationaux, des Frontières imperméables aux évolutions du Monde, aux Idées, aux Religions, aux courants Culturels, aux exégèses des Ésotérismes, aux Philosophies ; mais toujours avec les mêmes ambitions contradictoires de, soit disant, « améliorer l’Humanité ». Cela rappelle les malheureux moments des dérives de l’Idéologie Dominante. Avec beaucoup d’Humilité et de moyens modestes, mais avec une volonté ferme et infaillible d’un Groupe de Frères, Hauts Dignitaires de différentes Obédiences Françaises et Étrangères, nous avons perçu et compris cette problématique, et réagi afin de rendre à l’Histoire ce qui lui appartient ; Histoire tout court mais aussi Histoire de la Franc-maçonnerie, des rapports entre l’Orient et l’Occident ( dans ses deux formes positives et négatives), pour être en parfaite harmonie avec notre Conscience, notre Expérience, notre parcours vécu en tant que Franc-maçon. Il ne s’agit pas de Ré-écrire une Histoire différente de la franc-maçonnerie, mais de compléter ce qui a été fait, de corriger certains excès, de combler les lacunes liées à l’Histoire même de ces rapports Orient-Occident pour les améliorer, et participer aux dialogues des Cultures, des Religions et des Civilisations. Certaines Obédiences se sont investies dans le « Sociétal », d’autres dans une pseudo-spiritualité approximative et synthétique, d’autres encore victimes de leur succès (loi de l’offre et de la demande) ont subi une aliénation intrinsèque implosive, défigurant l’Esprit même de la Franc-maçonnerie, en laissant au bord de la route des Frères sincères dans leur quête spirituelle. Le Grand Orient Arabe Œcuménique n’est pas venu combler le vide lié aux mécanismes défaillants des autres Obédiences, mais répond à une NECESSITE HISTORIQUE, à un tournant important dans l’Histoire de la Franc-maçonnerie et des bouleversements dans le Monde à tous les plans. L’Objectif n’est pas de remplacer, mais d’ouvrir les yeux des Frères et des Dignitaires toutes Obédiences confondues,, mais surtout les Profanes, sur l’Évolution même des Sociétés, au sens sociologique du terme, et par conséquent aux retombés spirituelles, négatives ou positives, afin de prendre conscience des changements pour que notre discours soit en parfaite Harmonie avec la Réalité des choses notamment sur le plan spirituel. On s’est également aperçu, avec regret et désolément, que bien de « Groupes » de citoyens sont plus ou moins exclus de cet effet de rendre la Lumière répandue dans leurs esprits, alors qu’il y a une attente, historiquement et légitimement perceptible et justifiée, non seulement sur le plan de la Franc-maçonnerie, mais aussi dans le Monde Arabe et Non Arabe, de reconnaitre « nos Semblables » comme aptes et capables d’être des Frères, aussi sincères et respectables que les autres. Nous avons aussi l’obligation Éthique et Morale, d’être attentifs aux prétendants et leurs méta-visions des problématiques aussi bien individuelles que sociétales ou culturelles. Il est de la plus haute importance d’ouvrir les Portes, dans le sens réel, figuré et herméneutique du terme, aux questionnements qui tourmentent une bonne partie de ces peuples non privilégiés par « la Convenance Mondaine » et matérialistes des choses, d’avoir accès au savoir en tant que citoyen, ce qui est évident, élémentaire et basique pour toute Construction de Soi-même, mais aussi à la Connaissance Initiatique. De passer de l’Individualisation à l’Individuation (C.G JUNG) Les peuples qui se réveillent, après avoir « expérimenté » presque tous les types de Système socio-politico-économiques avec amertume et déception, rêvent à un RE-ENCHANTEMENT D’un Monde plus Fraternel, moins matérialiste et plus solidaire. Mais si la Graine doit mourir pour renaître, si l’Aigle se réveille d’entre les Cendres, et si le Printemps revient resplendissant après la Mort d’Adonis, c’est parce que les Cycles qui président à cette Re-Naissance et à cette Métamorphose, sont régis par une Harmonie de la Construction. Car comment, par exemple, éviter le Chaos, porteur d’extrémisme et d’intolérance ? Comment faire sa « Révolution » intérieurement et extérieurement sans exclure l’Autre ? Comment faire « Son Printemps Adonisien » sans tomber dans le piège du Monstre qui nous guète ? Voilà des questions, aux quelles nul ne peut prétendre donner des réponses toutes faites prématurément, ou fournir des postulats basés sur des analyses métamorphosées et habillées en bon Gentleman, alors que c’est quelques fois le déguisement du Diable (Shakespeare). Je suis particulièrement attaché à une Éthique Individuelle d’abord, et par conséquent Sociétale. Cette Éthique nous impose une Responsabilité de l’Action, dans le Passé, le Présent et le Futur. Chaque décision prise, elle doit l’être en fonction d’une Analyse la plus objective possible, non excluante, non partisane, non sectaire, avec toute l’anticipation presque visionnaire, des évolutions spécifiques de la Nature Humaine (et ses aléas) et des Sociétés. Rien n’est figé dans ce Monde qui bouge d’une manière non déterministe, qui se modifie d’une façon perpétuelle et imprévisible. Si les Idées gouvernent le Monde, faut-il qu’elles soient Bonnes dans le sens que Paul RICOEUR lui donne. On ne peut pas prétendre défendre la Fraternité, alors qu’on continue à accepter tant d’injustices, motivées, justifiées, argumentées, référenciées, tolérées, ou tout simplement volontairement oubliées ; Car, comme disait Talleyrand : « Ce qui est plus horrible que le mensonge, c’est la Vérité ». D’où notre Obédience EST et sera le CREUSET de la Rencontre entre Orient et Occident, la Parcelle de Lumière attendue, le Chaînon Manquant en tant que catalyseur de l’Alchimie des Idées et des Pensées. Ces propositions, et ce discours seront pertinents, dans le sens qu’ils essaient de s’éloigner du Formalisme Sclérosant, d’éviter de « ruminer » des assemblages de pseudo-spiritualités à effet anesthésiant, de sortir des analyses toute faites « Scolastiques » modernes, de favoriser les réflexions de l’Interdisciplinarité Positive non envahissante, de laisser la place à tout un chacun pour développer ses idées et sa spiritualité dans le RESPECT de l’Autre. Si l’Orient est Terre de Lumière, de paradoxes, de convoitises, de malentendus, de fausses interprétations occidentales ; Il est aussi Terre de PAIX, de Religiosité, et de Messianismes. Rien n’est plus dangereux que l’interprétation simpliste et réductrice de l’Histoire et des Civilisations. Raison pour la quelle notre démarche, sans nier nos propres défaillances, sera constructive dans le sens de Re-Visiter l’Histoire de cet Orient, avec l’œil de l’Historien, du Religieux, du Mythologue, du Mystique, etc... Re-Visiter, pour mettre en relief les aspects et les facettes HUMANISTES, et Fraternels de ces Civilisations, AVANT et APRES l’Avènement des Religions Monothéistes. Revoir un Orient, en communion spirituelle avec l’Occident et le reste du Monde. Sonder le Christianisme Oriental si riche en Symboles, aller à la rencontre de l’Islam tolérant et pacifique dans son Essence. Approcher le Judaïsme Messianique imprégné d’Esprit Essénien de Paix et de Justice. Abolir les Préjugés à l’égard des Messages de l’Ère Pré-Monothéiste, et qui ont préparé le Terrain pour ces derniers (Mani, Mazda, Plotin, Hermès, etc..).Explorer tout apport de portée humaniste tout au long de l’Histoire de cet Orient et dans le Monde, et l’inscrire dans le patrimoine Spirituel Notre Obédience ne s’est pas faite pour « recruter », mais pour « recevoir » toutes les bonnes volontés de Frères ou de profanes potentiellement Initiables, afin de construire un Édifice digne de nom, où la Fraternité n’est pas tributaire des Origines (affichées ou non), mais d’un véritable dessein d’une authentique Spiritualité Chevaleresque. Source : www.goao.org ******************************************************************* LE SACRE EN FRANC-MACONNERIE par un F.°. de la RL GIBRAN (GOAO) Le Samedi 4 Février 2012 à 10h la Respectable Loge Khalil GIBRAN ( G.O.A.O. ) à l'Orient de Saint Cloud ( Paris ) organise un Déjeuner-Débat ouvert au public sur le thème : Résumé : "As stand we perch't on point of Time, betwixt the two Eternities". Idriss Aberkane est affilié à la Tariqa Alawiya. 2055 Quai Marcel Dassault-92210 Saint Cloud (face au siège Dassault Aéronautique) Métro : Pont de Saint Cloud / Rhin et Danube ; Autobus : N°175 Station Val d’Or ; Tramway : « Les Coteaux » à 5 mn de la Défense ; Train : Val D’Or (Gare Saint Lazare ou la Défense. Parking gratuit devant la péniche. La participation au Déjeuner-Débat est de 20 € par personne. Les places étant limitées, merci de vous inscrire avant le 1 Février 2012 en adressant votre chèque au : G.O.A.O. B.P. 6 - 77510 Rebais ; Téléphone : 06 72 46 37 69 Ce déjeuner-débat est ouvert au public. Nombre de places : 50 Deux figures comme on les aime bien: un homme se suicide poussé par le désespoir et une femme est récompensée pour sa lutte pour la liberté en général et celle des femmes en particulier. Mohamed a usé de la seule liberté individuelle qui lui restait, Tawakkol continue à se battre pour la liberté des autres. Nous ne sommes pas sûr que Mohamed ou Tawakkol aient eu le choix entre ces deux formes de combat. Ce qui peut paraître sûr, c’est que le combat pour la liberté collective reste toujours possible, tant que l’être dispose d’espace intérieur pour sa propre liberté de conscience. Lorsque cet univers s’effrite, il découvre souvent qu’il n’a pas les ressources suffisantes pour effectuer ses choix. Nous arrivons là à la différence fondamentale qu’il y a entre le fait religieux (dans son acceptation ou dans sa négation) et le fait initiatique. Dans le premier cas, on est dans le «vivre ensemble», dans le second cas, on est dans la recherche de ce qui nous «nomme». Une expression comme «libre et de bonnes mœurs» pose d’emblée la complexité des mots utilisés dans une voie initiatique. Elle est complexe, parce que sa construction et sa brièveté ne peuvent que nous renvoyer à des non-dits: veut-on dire par là que notre liberté d’agir ou de penser est modelée par des mythes ou des systèmes auxquels on renvoie l’impétrant ? Que peut-on entendre par «bonnes mœurs» ? Traduite en hébreu, en arabe, ou en japonais, cette expression n’ouvrirait certainement pas les mêmes éventails de non-dits, d’autant plus qu’elle a été écrite en français du XVIIIème siècle. L’héritage des pays dits arabo-musulmans, fait de traditions hébraïques, chrétiennes et islamiques est l’un des plus riches et des plus complets qui ait pu pousser sur le tronc abrahamique. A part quelques moments fastes de l’histoire où certains grands esprits, notamment à Tolède, ont pu s’essayer à quelques timides synthèses, les pétales de cet héritage commun n’ont pu être que séparément développés au sein de leurs communautés respectives. La colonisation de ces pays par l’Occident dès le XIXème siècle a provoqué un déséquilibre brutal en défaveur des communautés arabo-musulmanes ou berbères: elles sont devenues «l’indigène» ! En effet, celui qui est né localement (sens étymologique du terme) à l’arrivée des premiers colons est devenu très vite un sous-homme dont on commença à exploiter la terre, la force de travail et le sang dans des guerres ne le concernant en aucun cas. Les communautés juive et chrétienne existantes à l’arrivée des colons ayant bénéficié de l’effet «d’aspiration» de leurs communautés éponymes au sein des pays colonisateurs, ont, dans la majorité des cas, pris leur distance par rapport à la communauté arabo-berbère. Ainsi, «l’homo indigena» prit définitivement naissance au sein d’un système d’apartheid, dans lequel il reçut des sobriquets, et son burnous, porteur de la fierté des grands cadis de l’Islam, devint la métaphore de sa «sueur». Il ne fallait pas que l’indigène acquiert un quelconque statut citoyen. La peur de la règle électorale poussa, jusqu’à l’autisme, le système colonial à nier l’humain à cette communauté, et à instrumentaliser sa langue, sa tradition, et sa religion pour mieux la cantonner dans l’ignorance et retarder ainsi sa prise de conscience politique. La majorité des systèmes maçonniques occidentaux ont tous joué le jeu colonial et ont servi les desseins d’expansionnisme culturel des pays occidentaux. Il n’y pas longtemps encore, une de ces maçonneries installait à grands flonflons un dictateur, fils de dictateur, les pieds sur le Pavé Mosaïque et bredouillant un signe du 2ème degré, comme Grand Maître de la seule et unique Obédience de ce pays. Bien sûr, lorsque ces pays se seront libérés de leurs régimes, installés et soutenus par les pays occidentaux, et que leurs armées ne seront pas d’abord destinées à enfermer leurs peuples, il y aura de la place pour des systèmes maçonniques. L’on y verra fleurir les VIP des obédiences américaines, anglaises et françaises, comme on les a vus à l’œuvre dans les pays de l’Est après la chute du mur de Berlin. L’on y verra, aussi, les obédiences mixtes et féminines venir apporter leur aide et leur soutien à cette moitié de l’humanité que sont les femmes. Continuant là leur long combat commencé en Occident, dans lequel il n’y a toujours pas de femmes chez les maçons se disant réguliers, ni chez les curés d’ailleurs. Il y aura, aussi et surtout, la naissance de systèmes maçonniques nationaux hyper jaloux de leur indépendance et de leurs prérogatives. Bien sûr, lorsque ces peuples, à écrasante majorité musulmane et pratiquante, pourront s’exprimer librement, ils voteront pour l’instauration de pays dont la Loi sera laïque. Qu’y a-t-il de plus normal pour un pays «vraiment» démocratique ? Un «vraiment» issu de l’enseignement des Lumières, et se traduisant par le respect sacré des minorités comme celui des majorités, et qui a encore du mal aujourd’hui à passer dans les vieilles démocraties occidentales. La laïcité n’est pas le refus ou l'acception des religions, c’est la séparation par la Loi de leurs sphères de celle du domaine public. Cette Loi devra, certes, s’adapter à la forme du monde actuel, notamment en ce qui concerne le rôle et la place de la femme. Qu’en est-il du Grand Orient Arabe Œcuménique (G.O.A.O) dans cette future émergence des pays arabo-musulmans ? A l'instar des créateurs des degrés au XVIIIème siècle, notre Ordre se distingue, tout d'abord, par l'élaboration et la régulation d’un nouveau Rite, appelé le Rite Œcuménique (R.O.). Pour quelques aspects techniques, voir: http://grandorientarabe.blogspot.com/2011/03/le-rite-cumenique.html Situé à la croisée des nombreux Rites pratiqués par les différentes maçonneries et systèmes dit de "hauts grades" d'une part, et des Ordres Initiatiques religieux d’autre part, le Rite Œcuménique (R.O.) propose l'extension de la méthode du Rite Écossais Ancien et Accepté (R.E.A.A.) aux mythes transmis par le Coran et à l'herméneutique de la langue arabe. De même qu'il n'est pas nécessaire d'être juif pratiquant et fin connaisseur de la pratique de la Kabbale hébraïque pour entrer dans les arcanes des degrés du R.E.A.A., il n'est pas nécessaire d'être musulman pratiquant et fin connaisseur de la langue arabe pour entrer dans les arcanes des degrés du R.O. En ce sens, notre Rite ne s'adresse pas exclusivement aux arabes ou aux musulmans, mais à tout être en mesure de rêver l'univers symbolique commun à la tradition abrahamique (Judéo-Chrétienne et Musulmane). Il concerne, néanmoins, en priorité les pays émergents arabo-musulmans, proposant une méthode d'exploration des mythes fondateurs, reflets changeants et subtils de notre être oublié. Jean-Marc ARACTINGI Grand Maître Mondial Grand Maître Mondial Adjoint http://www.grandorientarabe.org/ **************************************************************** ***********************************
Pour vos commentaires tapez:http://www.grandorientarabe.blogspot.com/
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POURQUOI UN FRANC-MACON DOIT S’INTERESSER A L’ISLAM
L’entrée dans la corporation était solennisée : le cheikh passait un châle autour du la taille de l’impétrant et le nouait par des torsions successives. Une coupe d’eau salée devait être absorbée trois fois par le récipiendaire exprimant son intention de dire vrai (charia), de voir vrai (tariqa), de devenir vrai (haqiqa). A la fin de la cérémonie d’initiation on lui remettait un pantalon bouffon, puis une cordelière, ceinture de tablier (shadd) ou un baudrier. Puis on lui enseignait les signes de reconnaissance et les mots de passe. Les apprentis devaient également « voyager » en se rendant sur les tombes des Grands Maîtres de la corporation et suivre un enseignement des symboles, relatifs aux Prophètes du Coran. Les rituels s’accompagnaient de chants allusifs au Prophète et à ses compagnons.
Une autre conception de la Franc-Maçonnerie Universelle Le caractère fondamental du Sacré est son aspect extraordinaire, surnaturel,
supra-humain, presque inaccessible et difficilement connaissable.
Mais, malgré toutes les facettes mystérieuses du Sacré, il peut être perçu et vécu,
grâce à une approche, non pas méthodologique et
scientifique unidimensionnelle, puisque celle-ci s’occupe de notre....
(lire la suite Page "Planches " http://www.grandorientarabe.or
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"Ballade de l'âme entre Orient et Occident"
autour de Idriss ABERKANE
En présence de Jean-Marc ARACTINGI, Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique (G.O.A.O.) et de Pierre-Philippe BAUDEL, Grand Maître Général de la Grande Loge Mondiale de Misraïm (GLMM)
De Dante à Heaney, de Villon à T.S. Eliot, Leopardi, Blake, Poe, Baudelaire ou le Soufi Richard Francis Burton la poésie nous décrit la réalité profonde de ce que toute la vie de l'âme n'est qu'un courant de conscience. Si la vie, les vies, ne sont qu'une ballade de l'âme dans son propre univers, le monde n'est qu'un aide-conscience qui sert à faire grandir l'âme, et sa réalité n'a aucune importance. A travers notre ballade dans la littérature métaphysique, nous suivons le chemin universel de "l'Exil de l'âme" chanté par Averroës et conté par les Soufis. Cet exil, parce qu'il finit bien dans l'Unicité du Divin, est proprement une "Commedia".
Biographie: Biologiste, Idriss Aberkane étudie à l'Université Paris-Sud puis entre à l'Ecole Normale Supérieure ( rue d'Ulm-Paris ) en 2005, où il étudie les neurosciences et la psychologie cognitive notamment à l'EHESS et au Collège de France. Interne du département de psychologie expérimentale de l'Université de Cambridge ('06, '09) il est Visiting Scholar de l'Université de Stanford ('07). Il réalise également une thèse en littérature comparée sous la direction d'Eric Geoffroy et Patrick Laude à l'Université de Strasbourg. Il enseigne à l'Ecole Centrale de Paris et à l'Ecole Centrale d'Electronique.
Lieu : Respectable Loge de Recherche Khalil GIBRAN (G.O.A.O.) à l’Orient de Saint Cloud (92210-France, Péniche Le Cloch’Art)
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JANVIER 2012
Message du Grand Orient Arabe Œcuménique ( Grande Maîtrise Mondiale ) à l'aube du Premier Printemps Arabe 
M. Mohamed Bouazizi vient d’être désigné, mercredi 28 décembre 2011, personnalité de l’année par le «Times», après avoir reçu à titre posthume le prix Shakarov le 14 décembre 2011: il s’était immolé par le feu le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid en Tunisie. Mme Tawakkol Karman a reçu, avec deux autres femmes, le Prix Nobel de la Paix le 12 décembre 2011 à Oslo: elle se bat toujours sur la place Taghyir à Sanaa en Yémen.
Kaddour BELKHAMSALe Grand Orient Arabe Œcuménique rend un hommage posthume à César ARAKTINGI, Grand Maître et fondateur de la première loge en Palestine pour ses 70 ans!

César Araktingi (1865-1941), Grand Maître au 33e de la Franc-Maçonnerie en Palestine.
Petit-Fils de Chucri Araktingi,libanais de Deir el Kamar ancienne capitale du Liban, installé à Jaffa en Palestine, de confession Chrétienne (Grec-Catholique) et non arménienne comme certains l'ont écrit,César Araktingi est né en 1865 à Jaffa et a marqué la franc-maçonnerie de ce pays, en étant l'un de ses premiers fondateurs: En 1891, au rite "Misraim Oriental Order of Egypt" en créant la Respectable "Solomon's Temple Lodge", puis en 1906 en fondant sous les auspices du Grand Orient de France la Respectable Loge L'Aurore (Barkai) à l'Orient de Jaffa (loge qui existe toujours et qui a été transférée à Tel-Aviv appartenant dorénavant à la Grande Loge de l'Etat d'Israël). Initié à l'âge de 27 ans (le 18 Octobre 1891), il fut élu Vénérable Maître de sa loge durant 23 ans!
Personnage charismatique ,Vice-Consul de Grande Bretagne en Palestine,il a été élu Vice-Maire de la municipalité de Jaffa. A sa mort en 1941,des funérailles nationales lui ont étées faites. 




Le Grand Orient Arabe est une ancienne Obédience Maçonnique fondée au Liban en 1950. Elle n'existe plus en tant que telle depuis sa fusion en 2010 avec le Grand Orient Arabe Œcuménique,Obédience Maçonnique Française d'Etude et de Recherche (Tapez www.goao.org ) pour former le "Grand Orient Arabe Œcuménique".
Chaque pays ayant sa propre Obédience.
La "Grande Maîtrise Mondiale" regroupe les "Grandes Maîtrises" de chaque pays où le Grand Orient Arabe Œcuménique est implanté.
A ce jour, le Grand Orient Arabe Œcuménique est présent en France, à la Réunion, au Moyen-Orient ( Liban, Palestine, Syrie *), et au Japon.
Le Grand Orient Arabe Œcuménique prône, en dehors de ses structures, le dialogue interreligieux et vise à porter la fraternité au-delà des confessions. Constatant que peu de français et d'européens de confession musulmane fréquentent les obédiences maçonniques faute d'y trouver leurs repères culturels, le G.O.A.O. travaille avec un nouveau rite dit Œcuménique décrit plus loin.
L'obédience est ouverte aux hommes et aux femmes de toutes nationalités, de toutes races et de diverses croyances. Elle vise à placer la fraternité non pas au-dessus des confessions, mais au-delà, et veut faire en sorte que chacun puisse découvrir et s’enrichir des pensées de l’autre. Elle rappelle que la laïcité qui la structure qui n'est pas une forme d'athéisme et que, naturellement comme partout en maçonnerie, la religion et la politique restent aux portes de la loge, propriétés du monde profane.
* Au Moyen-Orient, région frappée par la guerre et le terrorisme, profondément divisée politiquement et religieusement, les "Loges" et les "Triangles" du Grand Orient Arabe Œcuménique constituent un oasis de paix et de tolérance, où les hommes de bonne volonté transcendent leur différences pour joindre leur mains et leur esprits, liés par leur aspiration commune de créer un monde meilleur, de s'améliorer eux-mêmes et de contribuer à la construction d'une société plus rationnelle, fondée sur les principes de liberté, d'égalité et de fraternité.
Voir Page "Présentation de l'Obédience"
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Rituels et catéchismes au
Rite Œcuménique,
Orient et Occident à la croisée
des chemins maçonniques
FRANC-MACONNERIE : Naissance d'un nouveau Rite Maçonnique: Le Rite Œcuménique
Imaginé par Jean-Marc Aractingi, le Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique (GOAO), ce nouveau rite vise à "re-lier" les trois mondes abrahamiques (chrétien, judaïque et musulman).
Ses Rituels et catéchismes au quatre premiers degrés viennent d’être publiés aux Éditions l’Harmattan, Paris.
Il est un constat désolant pour des adeptes d’une fraternité universelle, c'est que peu de Français, ou d’Européens, de confession musulmane fréquentent les loges maçonniques, toutes obédiences confondues. Cet échec à la fraternité s'explique par de nombreuses raisons, mais il est évident que les rituels que la maçonnerie propose, les décors qui ornent ses locaux et les récits historiques ou mythologiques qui les soutiennent n'ont que peu de points communs avec la culture arabe. En revanche, les rappels à la symbolique chrétienne ou judaïque de nos rituels sont nombreux et parfois très explicitent (Cf. le très chevaleresque Rite Écossais Rectifié, le Rite d'York...). Nos rituels occidentaux relatent des chroniques anciennes de la Bible, du Talmud ou nous parlent de kabbale en multipliant les termes hébraïques et les références au christianisme. Et plus on monte dans les hauts grades, plus cela se vérifie. Précisons encore que le protestantisme est largement représenté depuis le texte fondateur des Constitutions d'Anderson en 1723, avec son lot de pré-requis non négociables sur la croyance en Dieu, qui, sans aucune faute de goût, est celui des chrétiens naturellement. Rien ne vient alors conforter le regard du musulman, ou tisser un lien avec son passé, son histoire sociale ou religieuse.
Le Rite Œcuménique imaginé par Jean-Marc Aractingi se structure sur l’héritage des pères fondateurs, le Rite écossais ancien et accepté de 1804, et s’inspire de l’ancienne maçonnerie musulmane opérative ainsi que des branches initiatiques de l’islam (Soufis, Druzes et Ismaéliens). Il tisse de ce fait un lien fort entre l’Orient et l’Occident. ILfait toujours appel aux symboles et références communs au judéo-christianisme, mais emprunte également à la symbolique musulmane (comme, par exemple, des signes de reconnaissance, une symbolique des couleurs ou du voyage initiatique du Prophète). Les trois grandes religions du Livre sont ainsi également représentées afin que chacun s'enrichisse des pensées et des savoirs de l'autre. Il s’agit bien ici, et uniquement, d’instaurer des repères culturels communs afin que chacun trouve sa place dans le déroulement d’une « tenue ». Là encore, à l’identique des autres rites, les symboles s’entrecroisent harmonieusement dans un récit qui parcourt pas à pas les degrés à la manière des épisodes d’une longue aventure. Toute la symbolique maçonnique fait encore à cette occasion une lecture à contre-courant de l’histoire, mais en matière de rituel on ne fait pas de l’histoire mais de l’imagerie. Le maçon fait de la recherche « à la godille » de lien en lien, sautant d’un symbole à l’autre pour, comme écrivait Louis Claude de Saint-Martin, acquérir la connaissance des « rapports qui unissent Dieu, l'homme et l'univers »
Faut-il réécrire les rites de l’Ordre en suivant le fil d’une histoire maçonnique vraie, ou accepter de l’éclairer d’un jour différent par ses légendes ? Est-il utile de lever un coin de ce voile des croyances qui escamote l’histoire à notre bon sens, qui dérobe sa réalité ? En plongeant son regard dans ce jeu de miroirs des mythes symboliques qui ornent les rituels maçonniques, on ne peut que constater que c’est le paysage nécessaire à son imaginaire, son droit à la rêverie. Pour reprendre un concept imagé, on peut violer l’histoire à condition de lui faire un enfant. Et les enfants ne manquent pas, viables pour la plupart qui démontrent que si le passé est émaillé de contes, la modernité pour sa part n’est pas désenchantée. Contrefaçons de l’histoire sans doute, mais ces récits fédèrent. Ils unissent des maçons dans le monde entier. Malheureusement, certains enfants perfides qui ne ressortissent pas tant au merveilleux qu’à la manœuvre politique, se sont multipliés. Les grades ont alors parfois transformé la maçonnerie en une armée de généraux, flattés par des secrets qui ne sont que de Polichinelle. C’est une des raisons, avec la volonté de s’adapter à la démarche épurée de l’ésotérisme musulman, pour lesquelles le Rite Œcuménique se compose seulement de sept degrés, comme un retour dans le passé, un peu semblable au système du Rite Écossais Rectifié.
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L'Admission des femmes en Loges |
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j’aimerai ici éclaircir quelques points au sujet du statut de la femme, plus particulièrement au sein de la franc maçonnerie, Cela était tout juste si les femmes pouvait sortir de chez elles sans chaperons, elles n’avaient bien sûr pas droit aux hautes études, pas besoin de savoir lire et écrire. Pour les plus pauvres la place de la femme était a la maison, sont rôle, fût d’être mère, ni plus ni moins que cela. La discrétion, le silence, l'obéissance étaient les vertus essentielles d'une femme à l' époque d' Anderson, il est donc ici, tout a fait normal et logique que les constitutions d Anderson soit rédigés comme elles le sont actuellement. Anderson était un homme de son temps et je ne le blâme pas pour ça, mais aujourd’hui, les temps ont bien changés, la femme a sa place dans la société, elle fréquente les universités, elle en devient médecin , avocate, politicienne , soldat, jusqu’à ouvrière en bâtiment!! et oui, maçonne opérative !, cela fait que l’on en est manifestement bien loin du temps d'Anderson. il serait bon de réfléchir à la logique de la chose, si maintenant la femme à sa place dans le monde, elle a aussi sa place en Franc-Maçonnerie. Étudions maintenant le deuxième point, dites moi, en quoi une femme vêtue d'une modeste robe noire, d’un tablier et d’un sautoir pourrait distraire les hommes ?, une loge, ce n’est pas un bordel, la discipline doit y régner, non, je ne vois vraiment pas comment?? Au bureau, à l’école, dans les lieux public, les hommes et les femmes ne sont pas séparés...pas besoin d'une loge maçonnique pour avoir une aventure, je crois qu’a mon avis il y a des lieux beaucoup plus érotiques qu’une loge maçonnique a mon avis....non, les hommes doivent apprendre à se contrôler "les femmes aussi", c’est la le vrai travail de la Franc-maçonnerie |
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qui fait sont œuvre ici, faire l’autruche et fuir le problème n’a jamais été la solution, il faut affronter le problème et le neutraliser, du moins le contrôler, c’est un peut comme le vaillant chevalier qui affronte son adversaire et en sort vainqueur. Les gens en loge, sont là pour polir leur pierre brute et apprendre à se connaitre, s’améliorer, pas pour séduire et faire la" drague". Le troisième point, un club d’homme, dite moi, c’est quoi "un club d’homme"? La franc maçonnerie un club d’homme? Je ne vois pas pourquoi? Parler d’affaire d’hommes? C’est quoi des affaires d’hommes ? la politique? Les femmes aussi aiment la politique, ce temps est révolu ! Ce n’est plus tabou pour une femme de parler politique en 2011, et je précise ici, que le sujet de politique est interdit en loge, et par la même, un sujet ""d’homme"" en moins quoi d'autre? Je ne vois vraiment pas de sujet d’hommes. A mon avis la Franc-Maçonnerie est unisexe, pour sa survie, la Franc-Maçonnerie doit évoluer, tout le reste de la société a évoluée, pourquoi pas elle ? L’homme tout comme la femme possède sa propre énergie qui lui est propre, c’est une balance, la prochaine fois que vous visiterez une loge, regardez bien le pavé mosaïque noir et blanc, le bien , le mal, les ténèbres, la lumière et l’énergie mâle et femelle, regardez votre équerre ainsi que votre compas, le ciel et la terre, le féminin et le masculin, l’un ne va pas sans l’autre et les 2 instruments sont traités avec le même respect. Tout, dans une loge maçonnique exprime cette balance, cette harmonie entre les 2 sexes, rien ne vient contredire cette loi, rien, dans une loge maçonnique illustre ou montre que l’énergie mâle est au dessus de tout, non, rien, donc, pourquoi encore de nos jours, une telle réticence à l’admission des femmes en loges? j ai dit |
| ∴ S ∴Annie Matsunami V∴M∴ de la R .°.L.°. "La lumière du Soleil levant" à L' O ∴ de Gifu-(G.O.A.O.-JAPON) |

A lire aussi "Solstice d'hiver ou Saint Jean d'hiver" ( page Grande Maîtrise du Japon ).
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Communiqué du
Grand Orient Arabe Œcuménique


Jean-Marc Aractingi, président du Collège des Grands Officiers
du Rite Œcuménique, annonce que le Très Illustre Frère
Abraham Mounzer (médecin, haut dignitaire de la GLNF, 7° RO)
a été nommé à la charge de Grand Maître du
Grand Orient Arabe Œcuménique de France


"Les voies de la gnose dans l'Islam: Le mysticisme druze" par le Professeur Sami Makarem ( traduit de l'Anglais )
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Par Thierry ZARCONE pour le Grand Orient Arabe Œcuménique
( source Les Cahiers Jean Scot Erigène,GLDF N° 8 )

L'AMBASSADEUR ASKERI KHAN A PARIS EN 1808-1810
Askéri Khan né en 1755 et mort à une date qui reste inconnue,est, au début de sa carrière, régent ou vice-roi de la ville de Tabriz en Azerbaïdjan ( nord-ouest de l'Iran).Il y représente l'administration du chah d'Iran et commande un corps d'armée. Askéri Khan se trouve alors sous les ordres de Abbas Mirza ( m.1833 ), fils du chah Fath Ali ( règne: 1797-1834 ) et gouverneur d'Azerbaïdjan, qui s'illustra, dans la deuxième décennie du XIXe siècle, en raison de ses réformes militaires, administratives et éducatives.
Opposé à la Russie dans le Caucase pour le contrôle de la Géorgie, l'Iran signe avec Napoléon un traité d'amitié et d'alliance au château de Finkenstein ( Pologne ) , en mai 1807.
à suivre
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Petit aperçu de la Franc-Maçonnerie en Tunisie
La maçonnerie d'obédiences française et italienne, fut dissoute pendant le régime de Vichy.
De 1945 à 1956, les loges se reconstituèrent, le Grand Orient ouvrant ses locaux ( partagés avec les autres obédiences ) à Tunis, Sfax, Bizerte.
Pour soutenir la lutte d'indépendance une loge tunisienne " Abdelkader", fut créée. Mais à l'indépendance, on assista au départ de beaucoup de maçons coopérants; le gouvernement détruisit même certains temples sans indemnités, comme celui de la rue Bab El Fellah à Tunis.
La prestigieuse loge " La Nouvelle Carthage", plus que centenaire, fut reconstituée à Paris dans le cadre du Grand Orient, comme deux autres loges tunisoises.
A Tunis même, malgré la sévérité du régime Ben Ali, un triangle créé par des frères et soeurs belges, tunisiens, français, s'était mis à refonctionner, se réunissant, pour des raisons de sécurité, chez l'un ou chez l'autre; les thèmes abordés témoignent de sa vitalité et montrent l'intérêt que portent les maçons tunisiens à des réallumages de loges nationales.
( voir Page " Grande Maîtrise de Tunisie )
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Petit aperçu de la Franc-Maçonnerie au Maroc
La Grande Loge Nationale Marocaine où le Président Boudiaf avait été initié, fonctionna jusqu'en 1984, mais une querelle sur la présence des livres religieux ( sans doute le Coran et la Bible ) sur l'autel des serments, conduisit à sa mise en sommeil. Puis un triangle s'appuyant sur des fonctionnaires internationaux francophones vit le jour à Casablanca jusqu'à ce qu'une maçonnerie nationale, tolérée par le pouvoir royal, se mette en place, avec l'aide des maçonneries européennes; un atelier de soeurs a même vu le jour, à tel point que la Grande Loge Féminine de France publie en langue arabe sur son site des nouvelles des obédiences soeurs arabophones. Les liens à tous les niveaux sont tissés entre loges françaises et celles de Casablanca, de Rabat et de Marakech.
Néanmoins l'opposition radicale islamique est très vigilante et inquiète les frères marocains.
( Voir Page " Grande Maîtrise du Maroc )
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JAMALEDINNE EL AFGHANI
En 1851, était publié un ouvrage en langue italienne, intitulé "Carte segrete e atti ufficiali della polizia austriaca in Italia, dal 4 giugno 1814 al 22 marzo 1848" (Documents secrets et actes officiels de la police autrichienne en Italie, du 4 juin 1814 au 22 mars 1848). Dans ce recueil, figure, entre autres, un rapport d’enquête de décembre 1818 concernant une certaine "Société Secrète Egyptienne".Parmi les papiers personnels de Jamaleddine figure la demande d’adhésion à la franc-maçonnerie que celui-ci avait formulée en langue arabe le 31 mars 1875, c’est-à-dire peu après l’inauguration de la loge Kawkab-Esh-Sharq ( Constellation de l’Orient ) : Je prie les frères de la pureté et les amis de la sincérité je veux dire les membres de la sainte société des maçons, à qui rien ne peut nuire, ni causer aucun dommage, de m’autoriser de faire partie de cette société vénérée et d’approuver mon adhésion à la chaire honorée ».
Plus tard, sur une page de carnet, Jamaleddine a noté : « Je suis entré à la loge le 10 ashoura 1293 (le 6 février 1876) pendant mon séjour en Egypte ». Il deviendra le vénérable de cette loge le 7 juin 1878. La loge comptait alors 300 membres. Ainsi Jamaleddine y côtoiera la plupart des leaders nationalistes égyptiens, Mohamed Abdo, le Colonel Orabi, Adib Ishaq et il convaincra Mahmoud Sami Pacha, le premier ministre, d’y adhérer. Ainsi, les loges étaient devenues, comme cela se fera à Istanbul et à Smyrne, le lieu de regroupement des nationalistes égyptiens, qui y retrouveront l’élite européenne expatriée à Alexandrie ou au Caire.
Le Parti National Egyptien, anti-anglais, avait adopté comme périodique La Jeune Egypte bilingue français et arabe, qui était en fait l’organe de presse maçonnique de l’époque. Jamaleddine, en se rendant en Europe, allait disposer ainsi d’un carnet d’adresses enviable. Néanmoins, il éprouva quelques déboires dans ce cadre; Halim Pacha, on l’a vu, souhaitait succéder au Khédive Ismaïl qui inaugura une filiation par primogéniture et obtint que son fils Tewfiq lui succède. Or, Halim Pacha était ottomanophile, et tous les Francs-Maçons le soutenaient. Mais, à titre personnel, et pour des motifs nationalistes intra-égyptiens, Jamaleddine soutint la candidature de Tewfiq ; même le consul de France, Tricou, pour les mêmes motifs maçonniques, essaya de le convaincre de soutenir Halim Pacha. Jamaleddine devait alors se brouiller avec ses frères égyptiens, et lorsqu’il sera expulsé d’Egypte, les loges ne viendront pas à son secours, ce qu’il regrettera amèrement dans sa correspondance.
A lire page Grande Maîtrise d'Egypte ( G.M. d'Egypte )
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