ACTUALITÉS
Islam et Franc-Maçonnerie
Traditions ésotériques
Attention : En raison du report par l'éditeur de la parution du livre " Islam et Franc-Maçonnerie-Traditions ésotériques " de Jean-Marc ARACTINGI et Christian LOCHON au mois d'Octobre 2013 , la conférence du Grand Maître Mondial le Très Sérénissime Frère Jean-Marc ARACTINGI prévue pour le mois de Juin 2013 sera reportée . La date précise sera communiquée ultérieurement.
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" Khalwa " de Cheikhs Druzes
Extrait de la conférence du Samedi 13 Avril 2013
La Gnose dans l’Islam Spirituel :
La Spécificité Druze
Hegel disait que la Philosophie consiste à mettre le monde à l’envers. Le TAAWIL et la philosophie prophétique consistent à le remettre à l’endroit. Et quand on se tourne vers HEIDEGGER, avec le DASEIN (Présence = L’Etant), il lui donne une entité comme une Structure phénoménologique Complexe, et qui est ontologiquement antérieure à l’Apparence d’un Sujet ou d’un Ego, antérieure à quoi que ce soit d’aussi limité qu’une conscience humaine.
La GNOSE ou « AL OURFAN », est toute forme de Connaissance touchant à la Nature de l’Etre, du Divin et de l’Univers. Elle est assimilée à cette « science » philosophique de l’Herméneutique, ou cette façon de COMPRENDRE(Dilthey) notre Univers, avec des Eléments Sensibles, ou des Symboles, pour pouvoir accéder à la Connaissance Suprême de la Divinité. Elle est intiment liée à un « Système » ou un Corpus de Croyances régie par une Cosmogonie Spécifique.
Dans toutes les Civilisations, et toutes les Religions, une telle démarche a pris une place importante au niveau des Mythes Fondateurs, et des Croyances populaires ou des Elites.
Cette « Interprétation » de l’Univers, de l’Entité Ontologique de l’Etre et de l’Existence Divine, avait une place considérable chez les Philosophes et Penseurs Musulmans, qu’ils soient orthodoxes (comme EL KHAZALI, ou AL FARABI) ou Hétérodoxes (comme Les Frères de la Pureté et Amis de la Fidélité)
Les Uns et les Autres ont essayé, tout en restant fidèles aux Enseignements, Commandements, et Préceptes Coraniques et de la SHRI’A, de concilier ces Deux Aspects de la Foi Musulmane et surtout la Notion de l’UNICITE DIVINE, entre Philosophie et Théologie.
Ceci étant, on va la retrouver d’une façon indéniable, et quelquefois d’une manière étonnement proche, dans l’Espace et dans le Temps, dans les Trois Religions Monothéistes Abrahamiques. (De l’Unité Transcendante des Religions de Frithjof SCHUON, ou l’Unité Cachée d’Antoine SCHWARZ).
La Question Fondamentale tourne autour de la Nature du Créateur et Sa Manifestation dans
Notre Monde Sensible. Maître ECKART disait : « si tu veux le Noyau (l’Essence des Choses), tu dois briser l’Ecorce » ; Le terme « TA’WIL » veut dire « reconduire une chose à Sa Source ».
(AWAL= Premier, ou Premier Principe= ALEF dans l’Ordre Alphabétique).
Le terme incontestable qui est le « TANZIL » n’est pas l’opposé du « TA’WIL », mais Son Elément Fondateur, sans lequel, il n’y aurait pas d’Herméneutique possible. C’est le Postulat, ou la Condition SINE QUA NON, pour qu’il y ait un Complément dans l’Acte d’ÊTRE. C’est cela le Paradoxe du MONOTHEÏSME ou « AL TAWHID » ou UNICITE DIVINE.
Cette situation Herméneutique se trouve, selon H. CORBIN, dans beaucoup de textes Mystiques en Islam, et surtout dans l’Acte de Création, comme une mise de l’Etre à l’Impératif Divin au sens Actif (Al Amr Al Fi’li) KN OU « SOIS ». Comme dans l’Evangile de Saint Jean : « au Commencement il y avait le Verbe, et le Verbe s’est fait Chair ». Donc le TA’WIL est essentiellement un processus de « Dévoilement » de ce qui « Caché », de lien entre le Signifiant et le Signifié.
A partir du Sensible, de « L’Etant » ou DASEIN, comme le nomme HEIDEGGER, ou « AL ZAHER », l’Apparent ; comment accéder par la Connaissance (AL OURFAN) au Premier Principe, « AL BATIN », au G.A.D.L U ; au Créateur Suprême. C'est-à-dire comment, en partant de l’Exotérique, de la SHARI’A, peut-on cheminer vers l’Esotérique, et ainsi par une démarche Personnelle, s’élever dans la Lumière Divine comme dans le SOUFISME par exemple, l’Ismaélisme, ou l’Unitarisme Druze. Comment aller du Monde Intelligible vers l’Univers Divin, et le Monde Imaginal décrit par H.CORBIN. Voilà une Question hautement Philosophique, existentielle, et Eschatologique, où la Sotériologie de l’Humain cherche son Principe Originel. C’est pour cette raison, que les réponses de différents courants de l’Islam, qualifiés d’Esotériques, ont trouvé des Voies de Réalisation de Soi, et d’Accès à la Connaissance Divine, d’une portée Théologico-philosophique considérable, et qui nous intéressent au premier chef, car basée sur la QUETE INITIATIQUE, et sur sa progression dans la compréhension de l’Univers. C’est aussi parce que la FRANC-MACONNERIE est une GNOSE qui, au-delà des Croyances de chacun, essaye de donner la Lumière à ceux qui, par leur Quêtes personnelles, voudront bien la recevoir, et les éclairer sur les HOMOLOGIES dans les différentes Croyances, leurs croisements et leurs finalités. Il appartient à chacun bien entendu, d’en tirer les conséquences.
Dans cet ensemble incroyablement dense et divers, ou ces différents Corpus Gnostiques, allant de l’Aube de l’Humanité jusqu’au Religions Abrahamiques Révélées, nous allons surtout nous intéresser au sujet de ce jour, c'est-à-dire, à la GNOSE dans l’Islam et particulièrement à l’ISMAELISME et une de ses branches importantes le MONOTHEISME DRUZE.
Après la disparition du Prophète MUHAMMAD, son gendre ALI, époux de FATIMA qui est la fille du Prophète (d’où le nom des FATIMIDES) et ses Adeptes voulaient tirer leur Légitimité de Filiation avec le Prophète. Légitimité non seulement Généalogique, mais aussi Messianique à travers les siècles à venir. Les conflits qui ont suivi, sur la Légitimité de la Représentation, expliquent en quelque sorte, le Schisme de nature Théologique.
Partant de cette situation complexe et dans la diversité des Exégèses (AL IJTIHAD), il s’en est suivi une divergence dans l’Interprétation du Message porté par le Coran, à savoir qu’il y avait une Interprétation Cachée, et qui ne sera dévoilée que pour les Initiés (ILM AL BATIN).
Ce sont surtout les courants ISMAELIENS dont les DRUZES, et leurs différentes Ecoles et branches, qui vont exceller dans cette GNOSE, en poussant l’Herméneutique, jusqu’aux plus hauts degrés de la Philosophie Spéculative, mais avec une Originalité et une Inventivité complexe et une Imagination fertile à tout égard. Nous retrouverons partout, une Synthèse originelle de la GNOSE Humaine (et Humaniste).
L’UNITE ou l’UNICITE DIVINE (AL TAWHID) révélée par les trois Religions Monothéistes, est une véritable UNITE Exotérique, tout à fait incontestable dans sa Vérité et dans son Enseignement, car « la Parole (du Coran) est dans les cœurs des Croyants, et ne la perçoivent que ceux qui ont reçu la Connaissance »( Coran 29 :48). Mais il y a le Double risque de l’Idolâtrie Métaphysique et celui de l’Anthropo-métamorphose. La seule explication Exotérique expose donc aux dérives de l’Abstraction Complète de la Nature Divine, ou au contraire à son Assimilation à un Créateur défini par ses Attributs, donc perceptible d’une manière ou d’une autre. D’où AL TAWHID Exotérique est une condition nécessaire (AL ZAHER) mais non suffisante pour concevoir la Nature du Premier Principe. Le seul moyen de sortir de ce « piège » c’est AL TAWHID ESOTERIQUE., en mettant l’accent sur l’Organisation d’Une Cosmogonie par la simple Volonté du Premier Principe. Volonté de BIEN, Volonté de montrer Ce Qui Est Caché, Volonté de Création à son Image Théophanique pour rendre Témoignage à Sa Création. (AL TAJALLI) ; D’où, dans le Temps Cyclique, chaque Religion occupe Un Cycle représentée par un Prophète, et l’Absolue Nécessité Duelle de la Présence de Compagnon comme Dimension Cachée annonçant l’Avènement de la Vérité Intime. (ALKHIDR, SALMAN AL FARSI)
Mais pour éviter toute assimilation du Divin avec quelque Dérivé que ce soit, et préserver ce Hiatus, cet Abime Divin, de tout rapport avec la Matière, il fallait rompre la moindre relation directe ou indirecte avec la Matière, qui renvoi à une altération de la Pureté du Créateur, à la Nature Divine, en dehors de tout, et au dessus de tout.
Il ne s’agit pas seulement d’une Dialectique Conceptuelle, mais aussi Processionnelle.
Le Concept « KOUNI FA KANAT » ou « KN », déclenche par la Volonté Divine Immaculée, en faisant Abstraction de la Matière, une série de Manifestations Emanant du Grand Principe, et selon un Hiérarchie Indispensable, Incontournable, pour que cette Volonté soit Manifestée.
Cette Conception de Dieu, comme vous le constatez, est d’une Complexité liée à l’Approche même de la Quiddité Divine, (Mahiyatt El Woujoud) qui est Incogniscible, Indicible, d’une Pureté Indéfinissable pour lui donner un quelconque Attribut même de cette pureté.
Il est bien entendu, très simple de comprendre que si Dieu a Créé l’Univers directement (et en sept jours), la Problématique serait toute autre, et ne posait pas des Interrogations, au moins sur le plan Exotérique.
Mais les Deux ne sont pas contradictoires. Ces interrogations sont justifiées et interprétées, car on ne peut, philosophiquement parlant au moins, concevoir le Principe Suprême que sous l’angle Esotérique (AL BATIN).
L’analyse inverse lors de notre cheminement (L’Elévation jusqu’à Dieu), est également aussi concevable et évidente, car chaque Être (Âme) Individuelle, tâchée par les Pêchés au cours des générations, ne peut approcher Dieu avec ses Vices et sa nature altérée par ses actions dans le Monde de la Matière, d’où la Notion du TANZIH.
Par conséquent, le Principe Suprême est Non ÊTRE, et Non-Non Être, Non dans le Temps et Non-Non dans l’Espace (LAMOUTANAHI). La Théologie Apophatique (Via Négationnis) prend alors toute sa dimension, comme « Antidote » du Nihilisme.
Mais cela suppose une Infinie Pureté, une Nature Immaculée du Divin, une Indéfinissable et Indicible « Identité » pour se manifester à l’Homme. D’où le Génie de ce courant Ismaélien, et spécifiquement Druze, de concevoir AL TANZIH, c'est-à-dire, l’Impossibilité de donner aucun Attribut, ni aucun Qualificatif, afin de ne pas donner à « DIEU » aucune limitation physiquement ou mentalement perceptible, et pour ainsi éviter de le Personnifier. Par contre, « DIEU » dans Sa Volonté de se montrer à l’Homme, et lui manifester son Amour, puisqu’il l’a créé à son Image, Il a construit une Cosmogonie, permettant à l’Homme de prendre Conscience de Son Existence et de Sa Création, et de pouvoir s’élever jusqu’à Lui.
Il est « l’ABSCONDITUM », l’Abstraction sans Limites, « AL MOUJARRAD » de tout, c’est à ce moment que chaque Négation n’est vraie qu’à la seule condition d’être niée elle-même. La Négation porte sa propre Négation, de par sa nature à affirmer une Existence ou une Présence. La Négation de Tout-Autre –Que –Lui ( La ILaha illla Lah). Le TAWHID de Premier Degré, ou Commun ou Exotérique va du Monde à Dieu ; le TAWHID de Deuxième Degré va du Moi Personnel à Dieu, alors que le TAWHID du Troisième Degré va de DIEU à DIEU. Ce dernier est le TAWHID de l’Elite de l’Elite.
C’est LUI qui a fait Être (Houwa al lazi awjada), et donc ne peut pas Être (la youmken an yakouna kä-ïnann), et pour cela « Il » ne peut Être que Non Être.
Donc la Vérité Suprême est dans la Simultanéité de cette Double Négation ; la quelle a son complément dans la double opération du TANZIH ; C'est-à-dire à écarter de la Divinité Suprême les Noms des Attributs, pour les reporter sur les HOUDOUD.
D’où, c’est par le TAWHID que s’accomplissent la Différenciation, la Structuration et la Hiérarchisation de l’ÊTRE chez les Druzes. (AL AKL AL AWAL, MOULAY EL KALIMA, l’Âme Universelle, AL SABEK, et AL TALI)
C’est pour cela que la Création n’est pas un phénomène purement matériel, physique, circonstanciel.
« KN », introduit l’Instauration Créatrice (AL IBDAA), ni à partir de quelque chose, ni Ex-Nihilo mais Ab Nihilo. Car Dieu n’a nul besoin, ni de moyens, ni de Matières ou Substances pour Créer et Manifester Sa Propre Existence.
Il y a une mise de l’être à l’Impératif, « KN », Originateur. D’où la différence entre le Monde Créaturel (ALAM AL KHALK) et le Monde de l’IBDAAH (ALAM AL AMR).
Tout s’est opéré dans le Ciel, par l’Emanation ou l’Effusion de la Bonté Divine (AL FAYD). La Première Intelligence (AL AKL), fût instauré par l’Acte Impératif, KN, Initiale mais Eternelle. C’est le VERBE DIVIN CREATEUR.
Dans le TAWHID Initial s’accomplit donc la Délimitation de l’être de la Première Intelligence, et son Intellection par laquelle elle reconnait son Principe, elle est aussi la seule IPSEITE Divine qui soit accessible à notre connaissance.
Mais comment éviter l’interprétation purement matérialiste de l’Homme et sa raison soit- disant scientifique, analysatrice, codante et dé-codante, comment éviter l’erreur de l’Agnostisme, et l’Anthropomorphisme (AL TASHBIH).
Quelque soit la conception qu’on va donner (par naïveté ou par excès d’exaltation du Principe) à Dieu ; on va obligatoirement commettre l’erreur de Lui donner des Attributs, qui vont rapidement se transformer par souci d’Abstraction de la Nature Divine, en Allégorie.(Je suis Ce Que Je Suis)
Ce sont les CINQ HOUDOUD qui vont porter les Attributs de l’ABSCONDITUM. De cette façon, on ne se trouve pas dans la situation de l’Idolâtrie Métaphysique.
Le Croyant, en se détachant du Matériel, remonte à son Origine, à son Créateur ; Il retrouve sa Propre Théophanie détachée, épurée, purifiée, et sa propre Image dans le Vrai miroir Immaculé, et peut se prosterner devant le Principe Suprême.
Notre corps porte la Perfection et l’Harmonie du Créateur, mais devient lourd à porter pour s’élever jusqu’à LUI ; ce corps avec ses actions, ses pêchés, son dysfonctionnement. Comment peut-il prétendre à la Rencontre, un jour (le Dernier Jour), avec le Créateur, alors que le Principe Suprême est l’Absolue Pureté. D’où la Démarche Initiatique et progressive dans cette Voie d’Elévation, une Véritable Procession de nature purement Herméneutique, Esotérique, Mystique, et Ascétique pour essayer d’approcher la Divinité. C’est aussi, Prendre Conscience par un phénomène d’Individuation (JUNG) de cette Cosmogonie ; des CINQ HOUDOUD, et des Dix Intelligences (comme les Dix Purgatoires de DANTE) et qui sont l’Arbre de Vie, (comme les SEPHIROTES), prendre donc conscience de la Nature de la Création, de ces Parcelles de Lumière (comme les Vases Brisés), qui sont les ÊTRES de la Création. Tout cela ne peut se faire que par l’INITIATION, pour que « ce qui est en bas, soit comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut soit comme ce qui est en bas ».( HERMES) C’est à ce moment là que Dieu se révèle à l’Initié.
La Spécificité de la Gnose Unitariste Druze, est cette Originale Représentation de la Divinité, de l’Univers et du Monde. Elle a pu mettre l’accent sur l’Unité Intrinsèque de tous les Monothéismes Abrahamiques, mais pas uniquement, puisqu’elle a intégré la Philosophie Grecque, et l’Hermétisme dans sa Composante Egyptienne, pour « Construire » une Nouvelle Vision Universelle et Messianique du Monde.
Abraham MOUNZER
GMN du GOAO pour La France
Le 13 Avril 2013
La Respectable Loge Khalil GIBRAN ( GOAO ) vous invite à son Déjeuner-débat du Samedi 13 Avril 2013 autour du TIF Abraham MOUNZER, GMN de France du GOAO et Président de l'Association des Druzes de France sur le thème:
La Gnose dans l'Islam Spirituel :
"La Spécificité Druze"
"Les Druzes ne semblent pas constituer un groupe ethnique dans la mesure où sans doute les premiers d'entre eux étaient des musulmans ( Ismaéliens venus du Maghreb, Coptes islamisés) puis après l'exode se joignirent au mouvement des musulmans de Syrie, parfois venus de la péninsule arabique, ou des Kurdes.
C'est leur appartenance à un courant spiritualiste hétérodoxe de l'Islam, puis de sa composante chiite, près de sa branche ismaélienne, qui marque ceux qu'il est convenu d'appeler les Druzes et qui s'appèlent, entre eux, des " Unitaristes" ( Mouwahidoun)".
"Leurs lettrés se réunissent dans des locaux fermés, où le public ne peut se rendre, à part les initiés, ce qui a conduit Gérard de Nerval dans son " Voyage en Orient " à les appeler " les Francs-maçons de l'Orient"
(Extrait du livre de Jean-Marc ARACTINGI et Christian LOCHON : "Secrets initiatiques en Islam et rituels maçonniques, Editions L'Harmattan, Paris,2011")
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Métro : Porte de Versailles

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La Respectable Loge Khalil GIBRAN (GOAO) vous invite à son Déjeuner-Débat du Samedi 9 Mars 2013 à 12h30 autour de Monsieur Christian LOCHON, Professeur à l’Institut de formation des Imams de la Grande Mosquée de Paris, sur le thème:
« Confréries orientales et confréries occidentales »

Confrérie Soufie ( Gravure )
Confréries d'Orient-Confréries d'Occident
La confrérie musulmane Qadiriyya est née à Bagdad au Xe siècle et a servi de modèle à ces structures pieuses, caritatives, socioculturelles qui se sont développées dans l’ensemble du monde musulman et ont résisté jusqu’à nos jours ; elles représentent l’islam de proximité, ont favorisé l’expansion de cette religion ainsi que le mixage social. L’appartenance à une confrérie, comme à une corporation de métier, est sentie comme un compagnonnage imposant des devoirs, une fraternité avec d’autres êtres et confère dans la société une certaine dignité.
En Occident, les confréries se sont crées autour de sanctuaires, de cathédrales ou de plus modestes paroisses pour servir l’Eglise, soit au moment des fêtes solennelles des Saints locaux ou faire œuvre de charité auprès des indigents.
On peut ainsi les considérer du point de vue religieux ou simplement humain et humaniste.
Christian Lochon
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Dr RAHMATOULLAH, Président de la Société d'Etudes Ismaéliennes de France
La spécificité de la vision spirituelle en Islam chi’ite, et plus particulièrement dans son mouvement ismaélien
Les chemins des doctrines religieuses sont comme des lignes parallèles, qui tout en cheminant dans la même direction, ne se rencontrent jamais. Les chemins d’intériorisation spirituelle sont comme des rayons d’un cercle, qui tous en partant des différents points de la circonférence du cercle, convergent vers le même centre du cercle.
Nasir Khosraw présente les différentes manifestations de la Révélation divine, dans le temps et dans l’espace, comme des expressions dans le langage culturel, social et historique de chaque peuple et de chaque époque, de la même Vérité unique. Les doctrines, les lois, les normes, les pratiques et les rituels qui se développent de chaque manifestation de la Révélation, que les musulmans appellent sharia, sont autant des points différents sur la circonférence du cercle.
La Vérité absolue de toute Révélation divine ne peut être que la même, et cette Vérité absolue que les musulmans appellent haqiqat est représentée par l’unique centre du cercle. Les différents rayons du cercle représentent les différents chemins d’intériorisation spirituelle, que les musulmans appellent tarîqat, qui amènent chaque adepte de sa propre sharia historique vers la Vérité absolue et unique de haqiqat.
Cette vision spirituelle n’est pas limitée à l’Islam chi’ite ismaélien. Elle se trouve également chez des soufis musulmans, aussi bien sunnites que chi’ites, ainsi que chez certains mystiques chrétiens et juifs, mais aussi chez quelques sages d’autres grandes religions du monde. De notre temps, Mahatma Gandhi, en s’appuyant sur la sagesse védique, a exprimé la même vision spirituelle de Nasir Khosrow, en utilisant la même métaphore du cercle.
Qu’y-a-t-il de spécifique dans la vision spirituel en Islam chi’ite ? Les chi’ites sont des partisans d’Ali, gendre du Prophète Muhammad, qui le considèrent comme le successeur désigné du Prophète, aussi bien comme Guide religieuse que comme Chef de la Cité. Mais Ali lui-même n’a pas contesté la nomination des trois Califes avant lui, en se concentrant sur son œuvre d’orientation religieuse de ses disciples. En tant que sage de l’Islam, et son 4ème Calife, Imam Ali est vénéré aussi bien par les sunnites que par les chi’ites : Nahj ul-Balagha ; Qal Tarana ; Royaume du Maroc.
L’Islam chi’ite prend forme avec la réclamation de Hasan et Husayn au Califat laissé vide par leur père, Imam Ali, assassiné dans une mosquée. Il se concrétise par le massacre de Husayn et ses partisans, par Yazid, à Karbala, Pour les chi’ites, le combat de Imam Husayn contre Yazid est la suite du combat d’Imam Ali contre Muawiya, père de Yazid ; et du combat de Prophète Muhammad contre Abu Sufiyan, père de Muawiya.
Pour les chi’ites, l’orientation religieuse de la communauté musulmane doit être nécessairement dirigée par un descendant du foyer immédiat du Prophète Muhammad (ahl al-bayt). Ce foyer est composé du Prophète, sa fille Fatima, son gendre Ali et ses deux petits enfants Hasan et Husayn. Pour la plupart des chi’ites, la succession à la fonction du Guide religieux (Imam) de la Communauté musulmane (umma), doit être en ligne directe, de père à fils. Notons que le mot imam est aussi utilisé dans d’autres sens : dirigeant de la prière à la mosquée ; chef d’école juridique, théologique ou philosophique, chef d’Etat. Rappelons que les cinq figures du foyer du Prophète sont aussi vénérées aussi par les sunnites : inscriptions dans les mosquées, œuvres d’art.
Ainsi l’Islam chi’ite s’est développé à Médine, ville du Prophète, autour des trois descendants directs de l’Imam Husayn, de père à fils : Zayn al-l Abidin, Muhammad al-Baqir, et Jafar al-Sadiq. Ces Imams chi’ites, à l’instar de leur aïeul, Imam Ali, n’ont pas contesté les Califes de leur époque : Umayyades à Damas, et Abbasides à Bagdad, malgré leurs harcèlements Et comme Imam Ali, ils ont continué l’orientation religieuse de leurs disciples.qui n’était pas forcément tous chi’ites : Jabir ibn Hayan ; Abu Hanifa. Rappelons que la quasi-totalité des confréries soufies sunnites tracent leurs lignées, de maître à disciple, à travers Imam Jafar al-Sadiq, si ce n’est pas à travers l’Imam Ali.
La vision spirituelle de l’Islam chi’ite, établi à Médine, était axé sur l’intériorisation spirituelle et, et le recul devant le matérialisme impérial des dynasties établies à Damas et à Bagdad ; ce qui nous rappelle l’orientation spirituelle du Prophète Muhammad à Médine, face au matérialisme tribal de la Mecque d’Abu Sufiyan.
Pour la plupart des chi’ites de cette époque, la compréhension et la pratique du sens profond (haqiqat) de la Religion (Din) ne les dispensait pas de leur devoir d’observer les injonctions rituels, juridiques et sociales (sharia) de leur École religieuse (madhab). Ce qui implique une nécessaire mise à jour permanente de la shariat, en fonction de l’évolution de la société musulmane dans le temps et dans l’espace ; Cette mise à jour permanente est la fonction primaire de leur Guide religieux (Imam). C’est cela la spécificité de la vision spirituel en Islam chi’ite. Sans cette tradition de modernisation permanente, la Communauté musulmane (umma) est forcée de tomber en arrière, avec ses deux conséquences néfastes : la bigoterie religieuse et l’abandon de la religion.
Mais pour une minorité des chi’ites de cette époque, regroupés autour d’Isma’il, fils ainé de Jafar al-Sadiq, la compréhension et la pratique du sens profond de la Religion leur dispensait de l’observation, dans leur vie privée, des injonctions rituels, juridiques et sociales de leur Ecole religieuse, car elles sont devenues sans objet. La pratique de leur shariat, mise à jour par leur Imam, était pourtant nécessaire en public, pour conserver son autorité envers ceux qui n’ont pas encore compris le sens profond de la Religion, ni appris à le pratiquer. C’est cela la première spécificité de la vision spirituelle du mouvement ismaélien.
Selon la tradition ismaélienne, pour protéger Isma’il contre les soldats du Calife abbaside, Jafar al-Sadiq a expédié Isma’il à Salamia en Syrie, en feignant qu’il était décédé. Après le décès de Jafar al-Sadiq, les chi’ites de Médine ont pris Musa Qasim, son deuxième fils, comme Imam, et ont poursuivi leur lignée, de père à fils, jusqu’à son extinction, en Iran, avec leur douzième imam.
Les chi’ites à Salamia, autour de Isma’il, leur septième imam, désignaient leur mouvement comme ésotérique (batinya). Ce sont les historiens qui les ont appelés ismaéliens ou septimaniens, pour les distingués des autres chi’ites appelés duodécimains. Le mouvement ismaélien historique a fleuri en Syrie, pendant cinq générations, notamment avec la rédaction encyclopédique d’Ikhwan al-Safa.
Une deuxième spécificité de la vision spirituelle du mouvement ismaélien, c’est que, comme pour les individus, la Cité doit aussi être gouvernée par une compréhension et la pratique du sens profond de la Religion (haqiqat), C'est-à-dire par des ésotériques (batini), comme au temps du Prophète Muhammad, et au temps d’Imam Ali ; et non pas par des rois, ni par des élus, Cela a donné naissance au mouvement ismaélien pour la Régence de Vérité (Khalifat al-Haq), qui a aboutit à la fondation du Califat fatimide, nommé après Fatima, fille du Prophète.
Les Imams ismaéliens, venant de Syrie, sont allés de Sijalmas (Maroc) à Kairouan (Tunisie), et de Mahdia (Tunisie) au Caire (Egypte). Ils ont fondé la ville du Caire, l’Université d’Al-Azhar; ainsi qu’une énorme bibliothèque, et la Maison de Sagesse (Dar al-Hikma).
Après la chute du Califat fatimide, le mouvement ismaélien nizarite s’est réfugié dans les château-forts à Masyaf en Syrie, et notamment à Alamut en Iran.
Là on trouve la troisième spécificité de la vision spirituelle du mouvement ismaélien.
Les individus ésotériques (batini) peuvent se regrouper pour vivre dans des sociétés ésotériques, coupées du reste du monde, tout en œuvrant pour la spiritualisation du reste de l’humanité. Ces sociétés étant composées exclusivement des ésotériques, et étant coupées du reste du monde, il n’y a plus lieu de pratiquer, même en public, les injonctions rituels, juridiques et social (shariat).
Chaque ésotérique gouverne sa conduite, par sa propre foi ; et il s’adapte lui-même au changement du temps et d’espace, en permanence, par son propre intelligence. La gouvernance de la société est réduite à son strict minimum. La Résurrection des résurrections (Qiyamat al-qiyamat) prononcée par Imam Hasan ‘Ala Dhikrihi’l-Salam à Alamut, fut une tentative, certes prématurée, de réalisation sur terre du paradis utopique d’une société spirituelle constituée des individus spirituels.
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ATTENTION, par suite d'un déplacement urgent et non planifié du Dr Rahmatoullah, la conférence* est reportée vers le mois de mai. Les inscriptions déjà enregistrées sont, au choix des intéressés contactés, remboursées ou reportées. La date précise sera communiquée ultérieurement.
* La Respectable Loge de Recherche Khalil GIBRAN (GOAO) vous invite à son cycle de conférences (déjeuner-débat) pour l’année 2013 sur le thème général de « Francs-Maçons et Ésotérisme Musulman », avec pour conférenciers :
- Le Samedi 9 Février 2013 à 12h30 :
* Dr RAHMATOULLAH, Président de la Société d’Études Ismaéliennes de France
« Les spécificités de l’ésotérisme ismaélien »
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LES VŒUX POUR 2013 DU GRAND MAITRE NATIONAL DU GRAND ORIENT ARABE ŒCUMENIQUE (G.O.A.O.) de France
Une année passe, et une autre commence ; c’est le cycle de la Vie et de l’Eternel recommencement. Si on pense que l’Histoire se répète, sans apporter l’Espérance, notre vie serait une simple relecture du Passé. Or le Présent et surtout l’Avenir sont porteurs de nouveaux Messages, par la Volonté de l’Etre Humain et ses capacités incommensurables de pouvoir, avec sa lucidité et son discernement, vaincre la Haine, l’Intolérance, le Mépris et l’Injustice. Ce Combat n’est pas seulement matériel dans le Monde Sub-Lunaire, mais aussi un Combat Spirituel au niveau de notre Être, de notre propre Intérieur, afin de pouvoir prétendre à l’Élévation et la Transcendance de Soi Même et des Autres.
C’est une tâche difficile, dans un monde qui bouge sans arrêt. La Crise Économique Internationale, la Pauvreté, la Famine, l’Injustice, les Guerres intérieures et Extérieures, les conflits Ethnico-religieux, les catastrophes naturelles. Donc difficile au Franc-Maçon de s’y retrouver, et pourtant, son Rituel et sa Conscience sont un support plus qu’acceptables pour avancer dans le Monde des Ténèbres, et aider ses « Semblables » à diriger leur regard vers cette « Lueur » d’Espoir, comme un Phare dans un Océan déchaîné.
Nous, au GOAO, nous gardons le cap quoi qu’il arrive, avec les Paroles d’abord, les Messages de Paix et d’Espérance, le besoin ascendant de Véritable Fraternité non seulement dans les Livres mais dans les Cœurs et dans les Gestes. Nous laissons le « Paraître » à l’extérieur du Temple, et nous apportons l’Amour Fraternel ; nous pensons que le Message prime sur les Structures, que la Parole (Retrouvée) circule entre les Cœurs sans récipient doré, que l’Intelligence du Cœur et de l’Esprit offre le meilleur habit invisible du Franc-Maçon.
La Naissance du GOAO passe par plusieurs étapes, et conscients de cette laborieuse et lourde tâche, nous avançons avec sérénité, calme et espoir. Rien n’est pire que la précipitation dans une démarche qui se veut originale, différente, et responsable afin d’accueillir des volontés qui apporteront une Vision nouvelle sur la Franc-Maçonnerie Universelle.
D’où cette année sera consacrée à un cycle de conférences, qui vont enrichir la Franc-Maçonnerie, et vous faire tourner le Regard vers cet Orient tellement agité et tourmenté, pour y puiser, encore une fois, nos ressources et nos Idées.
Je vous souhaite à tous, une Bonne et heureuse année 2013, et au plaisir de vous voir bientôt.
Le Grand Maître National du GOAO de France.
Abraham MOUNZER
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La Respectable Loge de Recherche Khalil GIBRAN (GOAO) vous invite à son cycle de conférences (déjeuner-débat) pour l’année 2013 sur le thème général de :
« Francs-Maçons et Ésotérisme Musulman »
Avec pour conférenciers :
- Le Samedi 9 Février 2013 à 12h30 :
* Dr RAHMATOULLAH, Président de la Société d’Études Ismaéliennes de France
« Les spécificités de l’ésotérisme ismaélien »
- Le Samedi 9 Mars 2013 à 12h30 :
* Monsieur Christian LOCHON, Professeur à l’Institut de formation des Imams de la Grande Mosquée de Paris
« Confréries orientales et confréries occidentales »
- Le Samedi 13 Avril 2013 à 12h30 :
* Monsieur Abraham MOUNZER, Président de l’Association des Druzes de France, GMN du GOAO de France
« La gnose druze »
- Le Samedi 15 Juin 2013 à 12h30 :
* Monsieur Jean-Marc ARACTINGI, Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique (GOAO)
« Traditions initiatiques musulmanes et franc-maçonnerie »
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Nom Prénom
Participera : o 9 février 2013 o 9 mars 2013
o 13 avril 2013 o 15 juin 2013
Adresse son règlement par chèque à l’ordre de GOAO
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Parution du N°1 de la Revue du Grand Orient Arabe Œcuménique (GOAO )

Au Sommaire de ce 1er numéro :
* " Lumières du GOAO "
par Jean-Marc ARACTINGI, Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique (GOAO )
*" Adam entre Orient et Occident- Manifeste du GOAO "
par Idriss ABERKANE, Ancien Elève de l'Ecole Normale Supérieure ( rue d'Ulm )
*" Orient et Occident: Cultures et Chemins initiatiques "
par Dr RAHMATOULLAH, Président de la Société d'Etudes Ismaéliennes de France
* " L'Apport du Corpus Hermeticum "
par Abraham MOUNZER, Grand Maître National du GOAO de France
* " Cultures Traditionnelles d'Asie Centrale "
par Christian LOCHON, Professeur à l’Institut de formation des Imams de la Grande Mosquée de Paris
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*Un an (4 Numéros) : 40 euros
*Un Semestre: 20 euros
*A l'Unité : 10 euros
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Le Siège Social du Grand Orient Arabe Œcuménique (GOAO) en France

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710,Avenue de la Corniche Azur
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Un Grand Orient Abrahamique
http://www.grandorientarabe.org/index.php?p=1_12_Le-Rite-cum-nique
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Pourquoi je crois au Grand Orient Arabe Œcuménique (GOAO)?
Par Idriss ABERKANE, Ancien élève de l’École Normale Supérieure (rue d’Ulm), ancien chercheur associé à Stanford, doctorant à l’École Polytechnique et Chargé de cours à l’École Centrale de Paris.
Extrait de l'article: Adam entre Orient et Occident
Manifeste du Grand Orient Arabe Œcuménique (GOAO)- Un pont entre Orient et Occident
à lire en tapant sur le lien: http://www.grandorientarabe.org/index.php?p=1_76_Manifeste-du-Grand-Orient-Arabe-cum-nique-GOAO
A l'image de l'Emir Abd el Kader, de René Guénon ou de Sir Richard Francis Burton, tous soufis et franc-maçons, le GOAO est un isthme entre traditions. D'une part nous l'avons vu la Franc-Maçonnerie se trouve au coeur de l'identité moderne des nations euro-atlantiques: Etats-Unis, Canada, Royaume Uni, France, Allemagne, Italie (dont l'hymne est bien "Fratelli d'Italia"), Belgique, Pays Bas etc. D'autre part une des origines mêmes de cette tradition est à trouver en terre d'Islam à l'époque médiévale et en terre Abrahamique au sens large. De nombreuses similarités ont été trouvées entre les rites des maçons et ceux des soufis Malamattis ("la voie du Blâme" qui n'est pas vraiment un ordre soufi mais plutôt un "style" comme les styles de pratique du kung fu par exemple) et Bektashi dans les Balkans.
Dans son principe même, le GOAO cherche à poursuivre l'oeuvre des isthmes entre Orient et Occident comme l'Emir Abd el Kader, et ce au nom de la paix qui nait de la compréhension de l'autre. Au delà de leur sens littéral, les initiales du GOAO peuvent se lire de plusieurs façons: Grand Orient Arabe Œcuménique, dans le sens littéral, Grand Orient Abrahamique dans un sens plus profond, Grand Orient Adamique, dans un sens absolu. Adam entre deux cercles qui cherchent l'unité, Adam entre Orient et Occident.
Comme nous l'avons vu une un des plus grands échecs de la Franc-Maçonnerie a été sa totale impuissance à prévenir les guerres nationaliste en série depuis le traité de Westphalie, la guerre de sept ans et l'indépendance américaine: les guerres napoléoniennes, les guerres suivant le congrès de Vienne, la guerre de 1870, les première et deuxième guerres mondiales et les guerres de décolonisation.
Historiquement la création d'un Grand Orient Arabe Œcuménique est la perpétuation d'une obédience existante au Liban depuis 1950, le "Grand Orient Arabe" à une époque regrettée de tolérance et de prospérité au Levant que nous n'avons guère retrouvée depuis [1], car la guerre froide et la géopolitique des hydrocarbure, les interférences profondes et gravissimes des pays parties de la guerre froide et des puissances coloniales ont durablement semé la guerre et la haine dans les identités nationales d'absolument tous les pays du Levant, confrontant leurs egos nationaux dans un cocktail de sionisme ou de panarabisme, de laïcité baasiste ou apolitique, de communisme ou de fondamentalisme religieux selon leur place dans l'échiquier géostratégique.
Au delà cependant l'idée même d'un GOAO n'est pas de constituer une obédience pour et par les Arabes, qui ne veillerait qu'à leurs intérêts, mais un lieu d'exemplarité. Car la confiance naît de l'abnégation, et l'abnégation naît de l'exemplarité, de la pureté des intentions. Nous avons vu que la haine, elle, naissait de la peur, qui nait elle-même de l'ignorance. C'est le destin de la Franc-Maçonnerie que de faire comprendre à l'Homme sa propre peur, que de l'initier à son ego par l'angle de la peur de mourir. Un Grand Orient Arabe Œcuménique ne pourrait remplir se mission de dialogue, son rôle de pont entre Orient______________________________________________________________________________________________________________________________
et Occident, sans demeurer absolument exemplaire, sans exceller dans la pureté des intentions, sans être un exemple pour ceux avec qui il entend dialoguer.
Symbole de fraternité entre Orient et Occident, le sigle GOAO est donc l'unité adamique entre le Levant et le Couchant. Il est une initiative, ouverte à toutes les religions, de retrouver l'unité adamique à travers la franc-maçonnerie. D'autres initiatives existent, d'autres traditions existent, d'autres cultures existent, qui contribuent à reconstruire l'unité dans la diversité, et la franc-maçonnerie n'en est qu'une, humble, parmi l'immense diversité de toutes les autres.
D'un point de vue pratique le GOAO suit l'exemple du Droit Humain: une obédience mixte - ce qui est absolument vital dans les pays musulmans si l'on veut y retrouver la modernité qui y émergeait avant la Guerre Froide - fondée sur l'idéal de la liberté de conscience et du droit humain, qui sont par ailleurs de stricts impératifs musulmans pour ceux qui n'en auraient pas saisi la portée. D'une part personne, en effet, ne peut adopter l'Islam sous la contrainte ou par simple perpétuation d'une tradition familiale sans en avoir mûri l'intention en son âme et conscience parce que l'Islam est une pratique libre et volontaire. D'autre part un hadîth explique clairement la définition du musulman selon le Prophète: "le vrai musulman est celui dont on ne craint ni la main ni la langue"[1].
La nécessité de créer une obédience particulière - le GOAO - naît de la nécessité de remplir une mission particulière elle aussi: celle du dialogue des civilisations entre Orient et Occident, au delà des clivages religieux et surtout nationalistes. La fraternité entre Orient et Occident nécessité qu'on lui consacre une obédience ad hoc, taillée sur mesure pour plancher sur ce travail bien précis, par l'exercice d'un rite dans lequel les musulmans pourront retrouver l'influence de leur tradition autant que les juifs et les chrétiens - dans l'interprétation "Grand Orient Abrahamique" - mais aussi les Bouddhistes, les Hindous, les Taoistes, etc, dans l'interprétation "Grand Orient Adamique".
Car ne l'oublions pas, malgré le terme de "rite" la Franc-Maçonnerie n'est pas et n'a jamais été une religion. Le maçon chrétien se rend à la messe, le maçon juif au temple, le maçon musulman à la mosquée, tous à leur façon prient le même Dieu, sans aucune ambiguïté - affirmer le contraire c'est tout simplement renier le monothéisme - et la Franc Maçonnerie n'est qu'un style de pratique de la fraternité parmi d'autres. Elle n'a pas le monopole de la fraternité, elle n'a pas le monopole de l'initiation, de même que dans les arts martiaux aucune tradition, aucune école, aucun style, aucune philosophie n'a le monopole de la sagesse ou du contrôle de soi.
La Paix au Moyen Orient devrait être la Priorité des Priorités pour le Franc-Maçon quelle que soit son obédience, de par l'histoire de sa tradition et ses nombreuses références au temple et à Jérusalem. Or personne ne peut faire la paix sans être la paix, sans régner sur lui-même, sans incarner la paix comme l'ont fait Gandhi, Martin Luther King, Dreyfus ou Ahmadou Bamba, selon l'étude de cas fascinante réalisée par le Cheikh Aly N'Daw sur les "êtres de paix" à travers les âges. De par leurs origines templières, de par leurs origines entre Orient et Occident, c'est dans le destin des maçons que de bâtir la paix au Moyen Orient.
[1] Notons que, contrairement à une certaine interprétation qui représente un excès typique chez les radicaux des trois religions abrahamiques, cette définition n'est pas "le musulmans est celui dont un autre musulman ne craint ni la main ni la langue"
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Car la paix, c'est lumière comme la guerre c'est l'ombre. La guerre c'est l'absence de paix, et non la paix l'absence de guerre. La paix est un phénomène positif, une construction, un acte de bâtir, elle pourrait être considérée comme un art opératif. La guerre est un phénomène de manque, une destruction, un acte de démolir, et l'on ne met jamais fin à la guerre en pratiquant la guerre, on ne met jamais fin à la violence en pratiquant la violence. Il est dans le destin des maçons que de bâtir la paix au Moyen Orient, il ne leur est pas de priorité plus immédiate, plus importante, plus essentielle, plus vitale que celle-là.
On ne pouvait pas être sincèrement Franc Maçon, avoir signé la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, re-signé celle universelle des droits de l'homme, la première Bill of Rights britannique, et laisser faire le colonialisme, même en s'étant taillées sur mesure les doctrines de "mission civilisatrice" et de "fardeau de l'homme blanc" pour défendre l'indéfendable. Aujourd'hui on ne peut être sincèrement Franc-Maçon et laisser faire l'injustice à travers le monde.
Le GOAO n'a donc qu'une mission: la fraternité Abrahamique, premier pas dans la Fraternité Adamique, réalisé dans nos traditions, nos valeurs, notre héritage commun, autour de Jérusalem. Tous les hommes sont frères, naissant libres et égaux en liberté et en droits, jamais le maçon n'est supérieur au non maçon, en quelque forme que ce soit, le maçon n'a le droit de revendiquer de supériorité que sur lui-même.
Selon les paroles de Desmond Tutu "Dieu a un rêve: nous sommes une seule famille"[1]. Il est intéressant de se souvenir que le terme même de "diable" découle de "diavolus","celui qui divise. Il n'y a pas plus diabolique que celui qui divise la famille humaine, qui en divise les races, les cultures, les traditions, qui déclare que le "profane" n'est pas de sa Grande Famille, qui déclare que le "goy" n'est pas de sa Grande Famille, qui déclare que l'"infidèle" ("kafir") n'est pas de sa Grande Famille, etc. La Franc-Maçonnerie, en vérité, serait diabolique si elle avait pour cause de séparer les maçons du reste du monde, de les couper de la réalité de la Grande Famille humaine. Ce sont les familles du crime organisé qui se font la guerre entre elles, qui s'entretuent et se coupent les unes des autres, pas les familles des connaissant.
Le terme "œcuménique", comme nous l'avons vu, utilisé par le GOAO en continuation de la parole de Martin Luther King, signifie "terre habitée" ou par extension "lieu de rencontre", c'est à dire le lieu sur lequel des traditions différentes peuvent se retrouver. Pour les religions Abrahamiques, le monothéisme est un lieu de rencontre. Un des moyens de réduire les conflits consiste à n'évoquer que ce qui est commun, et à ne pas invoquer les points de désaccord. En général le commun est affaire de cœur, d'essence, et le différent de détail. Concernant donc l'idée même d'un "choc des civilisations", qui inscrit en fatalité la violence sanguinaire entre religions, traditions et culture, et généralise la minorité, compare le pire au meilleur, nous pouvons citer le Maître de la Tariqa Alawiya, Khaled Bentounès en 2003, à l'époque de la deuxième Guerre du Golfe.
Outre-Terre : Partagez-vous, avec signes inversés, les thèses de Samuel Huntington sur le conflit des civilisations ?
Cheikh Khaled Bentounès: Ces thèses peuvent légitimer des ambitions dangereuses. En effet, elles tombent à point et apportent de l’eau au moulin de tous ceux qui, privés d’en découdre avec le communisme et l’hégémonie soviétique,______________________________________________________________________________________________________________________________
veulent construire de toutes pièces un ennemi plus sournois, caché derrière son turban, brandissant son Coran et criant à tous ceux qui veulent l’entendre « la guerre ! la guerre ! la guerre ! ». Il est regrettable de constater que de telles pensées puissent rencontrer un tel écho. En revanche, ce dont nous avons besoin impérativement aujourd’hui, c’est d’un dialogue entre les civilisations. Qui détient la puissance militaire, économique, technologique et financière? Et quels sont les États islamiques aujourd’hui capables de livrer une guerre à un quelconque pays occidental? Certains sont de fidèles clients de l’armement sophistiqué fourni par l’Occident. Ces thèses occultent le véritable problème auquel fait face l’humanité. Ce n’est pas à travers le choc des civilisations que celle-ci peut construire l’avenir. Le véritable choc, c’est celui des ignorances, du manque de fraternité, d’égalité, de pauvreté qui grandissent chaque jour et deviennent intolérables pour des millions d’êtres humains. En effet, moins d’humanité nous entraîne vers plus d’animalité. Aujourd’hui, le sens et les valeurs humaines doivent être au centre de nos préoccupations. Comment éveiller en l’homme cette prise de conscience ? Comment l’inculquer ? La développer ? Cela ne peut s’accomplir que par un attachement profond à cette origine commune : la fraternité adamique. Le Prophète a dit : « Vous êtes tous d’Adam et Adam est de terre. » La sagesse commande à celui qui se trouve au plus haut de l’échelle (politique, économique, militaire, scientifique) et qui détient un pouvoir mettant en jeu le destin de l’humanité de réaliser l’état humain, le plus magnanime, le plus juste, le plus universel. Ainsi le prophète a dit : « Le meilleur de tous les biens, c’est celui qui ne fait pas de nous un tyran. »[1]
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Le symbole du Phénix: La fin d'un monde
Si le Phénix est le symbole du GOAO c'est que toutes les traditions humaines, depuis l'initiation du premier homme, ont besoin d'être ravivées. Martin Luther King par exemple a ravivé un des messages de Jésus en son temps: l'exercice inconditionnel de l'amour, même contre ses ennemis. Ainsi le pasteur noir, à une époque des plus violentes, établit son action sur un principe clair: la violence ne peut pas chasser la violence. De même Jésus avait clairement énoncé dans le Sermon sur le Montagne:
Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil, et dent pour dent.
Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.
Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.
Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.
Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,[1]
Il existe ainsi un principe simple pour favoriser le progrès des humains, des organisations à travers les incessants conflits qui naissent de la diversité des cultures, des mœurs et des points de vue. Ce principe, né d'une allégeance proprement "œcuménique" plutôt que tribale, au sens de Martin Luther King, est le suivant:
si quelqu'un te fait du mal, toi fais-lui du bien
de même que si quelqu'un répand la haine, ce dont il a besoin c'est d'amour, que si quelqu'un répand la guerre, ce dont il a besoin c'est de paix, que si quelqu'un répand les ténèbres, ce dont il a besoin c'est de lumière. D'ego à ego, il paraît naturel - justement - de frapper quelqu'un qui nous frappe, d'insulter quelqu'un qui nous insulte.
Rumi commente ainsi une tradition concernant Ali: au cœur d'une bataille, alors qu'il tenait son ennemi à sa merci, Ali refusa de le tuer car celui-ci lui avait craché au visage, craignant ainsi de tuer son ennemi par colère [2]. Le principe d'appliquer le bien à son ennemi stabilise la fraternité, comme l'abnégation stabilise la confiance, car ce principe reconnaît un aspect[1] Matthieu 6:38-44 Traduction Segond (1910)
[2] voir par exemple SM Farid Mirbagheri War and Peace in Islam: A Critique of Islamic/ist Political Discourses Palgrave Macmillan, 2012 p. 58
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fondamental de la psychologie humaine: il faut être dans une grande souffrance pour faire souffrir autrui, il faut être un torturé de l'âme pour être un tortionnaire. Si l'Humanité doit être vue comme une grande famille, elle doit cesser de faire constamment osciller le pendule de la violence et de la vengeance, dans un sens ou dans l'autre, de victime à bourreau, victime d'hier et bourreau de demain, mais exercer la force stabilisatrice et universelle du pardon. Telle est l'essence réelle de la Franc-Maçonnerie.
Du tournant astronomique du 21 décembre 2012 le Cheikh Khaled Bentounès a dit qu'il ne se corrèle pas, bien sûr, la fin du monde mais bien la fin d'unmonde... Quelle est la place de la Franc-Maçonnerie dans ce tournant? Quelle est la place d'une société imparfaite, qui a vu son avènement moderne corrélé à la notion d'état-nation et à la révolution industrielle, et donc bien souvent de ses membres mêmes collaborer aux guerres et aux injustices. La Pari du GOAO, c'est justement, à l'image du Phénix, celui de la Renaissance, celui de quitter l'Age Sombre riche en guerres industrielles, en souffrances et en injustices qui a caractérisé le monde, interdépendant, depuis la fin du 17ème siècle, où l'Homme sans scrupule pollue la terre qui le nourrit, l'eau dont il fait - polluant ainsi son sang même d'une immense diversité de perturbateurs endocriniens et de déchets pharmaceutiques - et l'air qu'il respire.
Monde qui s'en va, en 2008 le Stockholm International Peace Research Institute indique que 1,464 milliers de milliards de dollars américains ont été dépensés dans la défense, soit 2,4 % du PIB mondial[1]. En 2012 le PIB mondial par habitant est de l'ordre de 11 500 dollars US: entre 11 400 et 11 700 Dollars Geary–Khamis (dollars internationaux) par habitant et par an, soit un revenu de 45 600 dollars annuels pour un ménage avec deux enfants, ce qui est comparable au PIB per capita du Brésil à la même époque par exemple. En 2010 sur des sources du FMI et de la BRI de Bâle le Monde Diplomatique publiait une estimation de la valeur théorique de l'encourt des produits financiers échangés de gré à gré aux seuls Etats-Unis d'Amérique à 600 mille milliards de dollars, contre une valeur produite par le secteur manufacturier inférieure à 80 milliards de dollars. En comptant 7 milliards d'habitant dans le monde, c'est dire que moins de la moitié (40%) de la valeur cumulée du marché spéculatif aux seuls USA distribuée au monde lui donnerait instantanément le PIB per capita de la Suisse ou des Etats-Unis. 30% lui donnerait celui de la France. Bien sûr, cette valeur, virtuelle, ne peut pas être injectée dans le monde du jour au lendemain sans provoquer une dévaluation globale des devises face aux produits physiques et aux services, mais chaque années les élites de la finance s'en redistribuent bien une part léonine dont ils convertissent le pouvoir d'achat dans l'économie réelle, à la manière dont un chef d'état corrompu prélève l'essentiel d'un capital pour sa convenance personnelle, sachant que sa redistribution réduirait son effet de levier. Comme l'a dit un industriel hollandais en 2009[2] "Nous ne pouvons pas nous couronner de succès dans un monde en faillite"
"Dans un monde en faillite", si la Franc-Maçonnerie veut faire vivre l'héritage de la chevalerie elle doit s'investir dans les problèmes de son temps, par la pratique de la pureté des intentions et de la fraternité et sans jamais "adorer Mammon" car il est impossible à l'homme de servir deux maîtres sans "adorer l'un et haïr l'autre", comme il est dit dans le sermon sur la Montagne (Matthieu 6:24). Il n'y a pas d'autre noblesse que celle du cœur; il n'y a de noblesse que de droit humain. Ainsi la seule noblesse qu'ait jamais le droit de revendiquer la[1] SIPRI military expenditure data (2008) Appendix 5A. Military expenditure data, 1999–2008 Petter Stålenheim, Noel Kelly, Catalina Perdomo, Sam Perlo-Freeman And Elisabeth Sköns
[2] Feike Sijbesma, CEO, Royal DSM, The Netherlands. Biovision 2009, Lyon "we cannot call ourselves succesful in a world that fails".
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Franc-Maçonnerie c'est celle de se demander plus à elle-même qu'elle ne demande aux autres, dans le Service à l'Humanité.
Un Franc-Maçon devrait être un constant chercheur de vérité, car la Vérité est sans doute la chose la plus puissante dans l'Univers. Les soufis se disent "chercheurs de vérité", tout comme Gandhi ou Tolstoï.
Jamais un Franc-Maçon ne devrait polluer la terre qui le nourrit ou l'air qu'il respire; la vérité est que dans l'interdépendance globale toute pollution, affectant la grande famille humaine, affectera tôt ou tard sa petite famille propre
Jamais un franc-maçon ne devrait se justifier, lui, sa loge ou son obédience, en déclarant: "sans moi, ce serait pire".
Jamais un franc-maçon ne devrait impliquer le destin d'autres hommes sans les consulter, ou sous entendre leur immaturité et leur incapacité à comprendre. De même jamais un franc-maçon ne devrait participer, de près ou de loin, à l'incompréhension populaire.
Par extension jamais un franc-maçon ne devrait faire fi du libre arbitre même et surtout au prétexte qu'il agi pour le bien. Par exemple il n'est simplement pas possible d'être un Franc Maçon et d'affirmer sereinement que l'on vend "du temps de cerveau humain disponible" - même si nous ne jugeons pas. Jamais un franc-maçon ne devrait participer de près ou de loin à la profanation du caractère sacré de l'Humain. D'un point de vue soufi par exemple, l'être qui désire plus que tout montrer que l'Homme n'est pas digne d'être une théophanie est Iblis, et il fait de son mieux, en jouant sur les peurs et les passions de l'Humanité, pour manifester en permanence et partout où il peut la profanation de la théophanie humaine. Un maçon ne doit jamais être complice de la profanation du sacré dans l'Homme.
Jamais un franc-maçon ne devrait, ne serait-ce qu'en pensée, ne serait-ce qu'un instant, se considérer comme supérieur de par son initiation. Il est naturel que ces pensées puissent lui venir, mais il doit être d'une vigilance constante à leur barrer la route.
Jamais un franc-maçon ne devrait associer à son style de pratique autre chose que la fraternité, ni détourner la fraternité à des fins matérielles, gains d'affaire, de capital social, etc. le seul capital qui devrait compter pour le franc-maçon c'est son capital intérieur, le jardin de son cœur.
Jamais la franc-maçonnerie ne devrait placer le nationalisme au delà de la fraternité humaine. L'Humanité est née Une et sans frontière. Car au fond qu'est-ce qu'une frontière, qu'est-ce qu'une guerre entre peuples, entre nations. Quelle lecture la Vérité nous donne de la guerre entre Cortes et les Aztèques? Entre toute paire d'humains il y a un ancêtre commun. Entre les hommes de Cortes et les guerriers aztèques il y avait un ancêtre commun; leur conflit n'était que celui entre deux descendants d'une même tribu qui s'était séparée plusieurs milliers d'années plus tôt quelque part en Eurasie, quand il n'y avait pas cent mille habitants sur Terre. La fraternité Adamique est là.
Si le monde va mal, tout le monde en porte la responsabilité, maçons compris. Or la responsabilité, c'est la liberté. Plus on assume la responsabilité de ses erreurs, de ses échecs, plus on est libre. Le GOAO n'a de leçons à donner à personne, si ce n'est à lui-même, de même qu'un homme ne peut être souverain que sur lui-même, comme on peut le conclure des Pensées à moi-même de Marc-Aurèle.
Au Cheikh Hadj ‘Adda Bentounès, mon grand-père, à qui un journaliste, Mohammed Gadda, du journal le « Phare de Tunis » daté de décembre 1952, posait la question « Quelle est votre théorie ? », celui-ci répondit : « Notre théorie est le retour de l’humanité entière vers la fraternité et la paix par la culture de la bonne morale, ainsi que l’enseignement religieux de haute portée, jusqu’à faire revivre la réelle fraternité se trouvant endormie dans nos cœurs, comme le beurre dans le lait. Si des hommes se sont donné la peine de se rappeler cette fraternité, (que le salut du Seigneur soit sur eux), tout différend disparaît alors et laisse place à l’amour et à la fraternité ; toute haine et querelle s’évanouissent et les gens vivront dans le bonheur que rien ne pourra troubler. Telle est notre théorie.»[1]
Les Gens du Phénix, des Bâtisseurs de beauté
Comme les souverains de la renaissance l'Humain au 21ème siècle peut décider d'investir massivement dans la beauté. Pour le soufi une des fonctions du monde manifesté est d'être en quelque sorte un hôpital, un lieu de thérapie pour les âmes. Dès lors il s'y trouve grossièrement deux catégories d'âmes en voyage: les soignantes et les soignées, bien que le soignant de l'un soit souvent le soigné d'un autre.
L'erreur collective de l'Humanité serait cependant de transformer cet oasis bleu et vert qu'est la Terre, cette planète rarissime tant nous n'en avons encore trouvé aucune autre dans l'immense Univers capable d'abriter notre vie, non pas en hôpital mais en une prison. D'un lieu de convalescence pour l'âme, un lieu agréable et calme, en paix, nous en faisons un lieu aride et dur. Ce lieu est aride en biodiversité, mais aussi en diversité de pensée, de culture, d'opinion, quand nous sommes incapables d'y vivre ensembles en paix ou - pire encore - croyons que l'unique moyen d'y parvenir sera de tous penser, manger, vivre à l'absolu identique.
Dans ce monde hôpital, la Franc-Maçonnerie doit redevenir hospitalière - à l'image de ses ancêtres templiers - et opérative, à l'image de Wren ou de Philibert de l'Orme à l'époque même de l'alliance franco-Ottomane et Collège des Lecteurs Royaux (aujourd'hui le Collège de France). L'operare rend humble, à l'image également de Jésus Christ, maître charpentier, travailleur de ses mains. Un maçon de nos jours est cité dans l'exemple de cette noble tradition opérative: le chef Joël Robuchon.
La Beauté est un signe, une théophanie, et elle est porteuse d'espoir, ce dont sont faites les renaissances. L'espoir de résurgence, l'espoir d'une vie neuve, l'espoir d'un renouveau. Les frères et sœurs du GOAO, "gens du Phénix" par le symbole qu'a adopté l'obédience font le choix de l'espoir et de la beauté, de bâtir pour rendre le monde meilleur. Que les maçons ne deviennent jamais comme ce que Wren pensait des Goths "qui ont davantage détruit que construit", mais bien "francs", libres des frontières et libres d'échanger leurs cultures pour faire naître la beauté - comme la beauté de la Renaissance est née de l'interaction entre cultures et civilisations en Méditerranée - et enrichir le patrimoine mondial de l'Humanité
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Dans les temps anciens , lorsque le premier frisson de parole vint à mes lèvres, je gravis la montagne sacrée et m'adressai à Dieu:
"Maître, je suis ton esclave. Ta volonté cachée est ma loi et à jamais je t'obéirai."
Mais Dieu ne fit pas de réponse, et, comme une puissante tempête, il disparut.
Après mille ans, je gravis la montagne sacrée et, à nouveau, m'adressai à Dieu:
" Créateur, je suis ta création...Me tirant de la glaise, ta main m'a façonné et à toi je me dois entièrement."
Dieu ne fit pas de réponse, mais comme mille ailes promptes, il disparut.
Après mille années, je gravis la montagne sacrée et encore une fois je dis à Dieu:
"Père, je suis ton fils. Par pitié et par amour tu m'as donné naissance, et à travers l'amour et l'adoration j'hériterai de ton royaume."
Dieu ne fit pas de réponse et comme la brume qui voile les lointaines collines, il disparut.
Mille ans plus tard, je gravis la montagne sacrée pour m'adresser encore à Dieu:
" O mon Dieu, mon but et mon accomplissement; je suis ton hier, tu es mon demain. Je suis ta racine en terre, tu es ma fleur dans le ciel, et ensemble nous croissons devant le visage du soleil."
Dieu alors se pencha sur moi et à mes oreilles chuchota des mots pleins de douceur. Et ainsi que la mer enveloppe le ruisseau qui s'écoule vers elle, il me ceignit.
Quand je descendis dans les vallées et les plaines, Dieu y était également présent.
Khalil Gibran
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A paraître prochainement aux Editions DERVY le livre de Jean-Marc ARACTINGI et Christian LOCHON:
Islam et Franc-Maçonnerie
Traditions ésotériques
Préface
A LA DECOUVERTE DU RELAIS
Les auteurs de Secrets Initiatiques en Islam et Rituels maçonniques ont consacré, avec le concours des chercheurs Idriss Aberkane, Karim-Hervé Benkamla et le regretté Bruno Etienne, ces Traditions ésotériques au passage du relais d’une génération à l’autre, d’une religion à l’autre et d’une société ésotérique à l’autre. Depuis l’antiquité, les peuples successifs se sont réapproprié les mythes appartenant au monde méditerranéen. On retrouvera ainsi dans les travaux imposés à Gilgamesh le Mésopotamien ceux d’Héraklès le Grec, les symboles tenus dans ses mains par la déesse Ishtar, ceux d’Athéna et de Cérès, la représentation maternelle d’Isis portant dans ses bras Horus, celle de Marie et de Jésus ; les Mages de la Nativité avec leurs cadeaux précieux témoignent de l’héritage spirituel de Zoroastre offert au Christianisme. Parfois le relais peut être inversé : les théologiens musulmans moutazilites appliquent sous les Abbassides la grille de lecture de la philosophie grecque sur les textes révélés. Le soufisme, savant ou populaire, comme dans les zaouïas algériennes aujourd’hui, ainsi que les traditions initiatiques chiites, ismaéliennes, druzes, alaouites, ont puisé dans la Gnose orientale un rituel antique que l’on retrouvera importé dans le compagnonnage médiéval occidental.
Sur un plan parallèle, la franc-maçonnerie, grâce aux orientalistes anglais, français, allemands, suédois des XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles, aura bénéficié de l’apport des traditions venues de Perse et du Proche-Orient. C’est ce qui fera que de grandes personnalités musulmanes comme l’émir algérien Abdelkader ou l’intellectuel iranien Jamaleddine El Afghani, se sentiront à l’aise dans les sociétés initiatiques d’Occident. De même, l’acceptation de la laïcité n’est pas du domaine exclusif de l’Occident, qui, d’ailleurs l’a parfois réduite à un rôle anti-clérical, mais elle s’exprime aussi tout au long des quinze siècles de la religion musulmane, l’interprétation de certains versets coraniques promouvant la défense du libre-arbitre de la créature de Dieu.
Ce mouvement de va et vient de la pensée entre Orient et Occident assure l’unité de ce livre ; le fait que les religions juive, chrétienne, musulmane tout aussi bien que la franc-maçonnerie se déclarent « universelles » montre qu’avec patience et ténacité, nous nous devons de souligner que l’humanisme méditerranéen est bien notre substrat culturel commun malgré la diversité des appellations de nos croyances. Aussi le franc-maçon occidental non seulement ne doit pas s’inscrire dans la rupture avec le passé mais il doit aussi admettre les connaissances initiatiques de son frère oriental pour lequel Hiram et Salomon sont de véritables grands ancêtres. Mythes et tradition constituent la mémoire des hommes éclairés à la recherche de l’initiation authentique.
Jean-Marc Aractingi et Christian Lochon
Sommaire:
Chapitre 1 : Le patrimoine culturel méditerranéen
Chapitre 2 - L’héritage spirituel de Zoroastre
Chapitre 3 : Les philosophes moutazilites
Chapitre 4 : Traditions initiatiques musulmanes et Franc-maçonnerie
Chapitre 5: Chevalerie orientale et Franc-maçonnerie
Chapitre 6 : Les Orientalistes francs-maçons
Chapitre 7 : L’Émir Abdelkader, l’Initié par excellence
Chapitre 8 : La Franc-maçonnerie au Moyen-Orient : Aperçu historique
Chapitre 9 : Jamaleddine El Afghani
Chapitre 10 : La Zaouïa
Chapitre 11- Le concept de laïcité en Islam
Chapitre 12 – Soufisme pour les francs-maçons
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ABRAHAM: L’Appel à la Fraternité,
Ou comment Revisiter Louis Massignon
Vers 2003 ans, avant Jésus Christ, la Ville d’OUR s’écroule, et en 1894 de la même ère, Babylone tombe entre les mains d’un Prince Amorite.
Au 18 ° siècle avant JC, les Amorites dominent tout le Proche –Orient. Hammourabi, Roi de Babylone, et auteur du célèbre Code, unifie la Mésopotamie.
Les Amorites franchissent le Jourdain et provoquent la chute de cette Civilisation du III Millénaire.
C’était le Cadre géographique de la Migration d’Abraham.
Abram, Patronyme originel utilisé pour nommer le Vénérable Ancêtre au début du récit biblique, est mentionné dans les Tablettes Cunéiformes, comme à EBLA.
Au II millénaire avant J.C, on trouve des ABA-RAMA(ou aime le Père), ou ABI –RAMI c'est-à-dire « Mon Père est exalté ».
Peut-on faire d’Abraham un Amorite de HARRAN ? Abraham disait (Ezéchiel) « Mon Père était un Araméen errant, et ma mère une Hittite » (peuplades originaires de l’Anatolie et qui ont créé une Grande Civilisation).
Il est dit dans la Bible (Gén 21-34), qu’Abraham « séjourne longtemps aux pays des Philistins ».
Abraham s’appelait aussi Abram, ou Abiram, selon son cycle de Migration. A partir de Genèse 11-10, une Seconde Généalogie des Fils de SEM, dont quelques éléments narratifs sur le Clan de TERAH (Père d’Abraham), et sa Migration depuis OUR jusqu’à HARRAN, nous achemine vers Abraham.
Cela constitue « la dernière touche » à cette histoire Primitive, juste avant l’entrée en scène d’Abraham, et les nouvelles perspectives UNIVERSELLES déclenchées par SON APPEL.
De fait, on constate qu’à la dispersion des Peuples de BABEL, répond la Promesse d’une BENEDICTION pour TOUS LES PEUPLES issus de cet Ancêtre Messager.
Ainsi Abraham a quitté OUR, et a parcouru le Moyen-Orient jusqu’à l’Egypte, en passant par HARRAN, et SODOME en CANAAN.
Il exilera son fils aîné ISMAEL, il offrira son Puîné en Sacrifice, à HEBRON, où il vient de circoncire ISMAEL, et de s’entendre promettre ISSAC, il va commettre UNE TRANSGRESSION et entrer en « contestation » avec le Divin.
Il avait offert le Dîme, avec celle de LOT(ou Loth), l’hôte des Chaldéens, à un homme de DIEU pour le remercier d’un SACRIFICE, pur, non sanglant ; de PAIN et du VIN.
Sacrifice dont les participants, fils de LOT, MOAB, AMMON, et EDOM préfigurent la Chrétienté, comme les participants à l’Exil d’AGAR et ISMAEL, à Beersheba préfigurent l’ISLAM, et comme les participants à l’autel du Moriah après l’Exode préfigurent la « Judéité. ».
A l’heure où des passants, qui allaient incendier une cité perdue, s’arrêtèrent et offrirent à Abraham, leur hôte d’un instant, l’Amitié Divine ; pour les sauver, il ne réclame pas son neveu LOT qui est leur hôte ; il prie pour toute leur cité et SODOME ne sera brûlée.
En cette journée, sa Prière, ébauche de l’Intercession Mariale, s’élève pure et sainte, L’Ami de Dieu est tout à fait prédisposé aux dernières angoisses de l’Amour Divin, où il assiste à son Décret.
Suivant les trois Traditions ; Talmudiques, Grecques, et Musulmanes, le Lieu de la Solennelle Prière d’Abraham est situé à quelques Km de Hébron, dans un Village autour d’une Eglise Byzantine dédiée à Saint Lot ( Nabi-Lut).
Consommant son premier Sacrifice Paternel, contraint d’infliger à ISMAEL cette douleur de l’Exil qu’il ressentit lui-même en partant d’OUR, Abraham arrache du moins à Dieu, pour le Déshérité et sa descendance, une Bénédiction figurée par la Promesse de la Fécondité Charnelle, germe d’Espérance.
C’est comme l’Ange de YAHWE rencontra AGAR et lui dit ; « tu es enceinte et tu enfanteras un Fils, tu lui donneras le Nom d’ISMAEL, car YAHWE a entendu ta détresse ».
On voit dans la Démarche d’Abraham, le Témoignage d’un Pacte, liant sa descendance, Y COMPRIS ISMAEL, à Dieu. C’est la consécration de la Pierre Commémorative du Covenant
Primordial prédestinant l’Humanité au Culte du DIEU UNIQUE.
C’est sur cet Autel que le Sacrément de RECONCILIATION, inauguré ensuite à JERUSALEM, doit être réfléchi.
Ainsi Abraham « arrache » à DIEU le PARDON Annuel des péchés pour TOUS LES SIENS. C’est la Proclamation de l’Amour Divin pour tous les Prédestinés., passant sous silence comment l’Amant est venu SAUVER les Amants, et les conduire à L’Aimé, car DIEU n’est pas seulement l’Amour (mais l’Amant et l’Aimé), dont il procède.
Cette piété Doctrinale devient chez les ISMAELIENS, une Doctrine des Grades d’Initiation, où l’on apprend que les CINQ bases sont des purs Symboles.
D’où une transfiguration des concepts et des représentations, va s’acheminer, à l’Image des Pérégrinations d’Abraham, en changeant de Formes, mais avec une continuité historique, vers la Transcendance Spirituelle.
Tel serait le terrain de jonction final entre Monothéismes, et ce n’est que l’Implantation en Terre d’Orient d’un ORDRE de Contemplatifs, que l’Entente se réalisera, dans cette Abbaye de l’Amour Divin dont Marie des Vallées et Shoshtari ont parlé.
L’Inspiration Divine des Prophètes, à travers un Message Angélique, a pu sauver l’Humanité. Les Visions imposées à un Prophète coïncidaient avec les passages de l’Ecriture Sainte. SALMAN en a ouvert chez les Musulmans, le SENS Chrétien de ces passages. Les ISMAELIENS l’identifiaient à LAZARE, qui selon eux, a inspiré JESUS.
En Présence des DEDOUBLEMENTS de Conscience produits par des suggestions Angéliques, que SALMAN confirma le Caractère Supra- Angélique, incréé de l’ESPRIT.
Abraham, rejoint par SALMAN l’Inspirateur, a prié pour SODOME, pour ISMAEL et pour ISSAC, pour que le Pacte Social qui fonde les Cités soit Pur, pour que les Combattants aboutissent à une PAIX FRATERNELLE, pour que le Sacerdoce soit Saint, et ces TROIS PRIERES à Mambré, à Beersheba, et à Moriah n’en font qu’UNE.
Cette PAIX est la Vraie Terre Sainte, Prédestinée : « Sublimiori Modo Redempta ».
C’est là, comme une Ligne de Faîte et non de partage, où l’on pressent son apparition, qui attire les Hommes qui cherchent JUSTICE sur les Hauts Lieux saints de PALESTINE : Juifs, Chrétiens et Musulmans.
Ainsi, Issus d’une Germination Commune, tant originelle, puis Spirituelle, d’un Berceau Symbiotique et Osmotique, que les Hommes ont été bénis, tous sans exception, par l’Appel d’Abraham dont la mère fût Hittite (Indo-européenne) et son père Araméen parlant la langue de JESUS, et dont les Fils Spirituels, exilés seulement physiquement, ont perpétué les Orientations et les Tendances Syncrétiques, par une Conception ESOTERIQUE, et une Pratique INITIATIQUE, qui rapprocheront l’Orient et l’Occident.
PS : de larges extraits de L. MASSIGNON ont été cités pour rester fidèle à l’Esprit de la Lettre
Abraham MOUNZER
GMN de France du GOAO
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Des Francs-Maçons parmi les Ambassadeurs de l'Islam Mystique 
Henry CORBIN 
René GUENON
Louis Massignon, Henry Corbin, René Guénon, Frithjof Schuon...Quelques Européens dont des francs-maçons (Corbin, Guénon..) ont consacré leur vie à faire entendre la dimension universelle de l'Islam.
Si les Européens du Moyen-âge ont le plus souvent vu dans la religion musulmane une manifestation satanique, le Siècle des Lumières contribua à l'apparition d'une vision plus positive. Goethe consacra au prophète de l'Islam son premier grand poème (Mahomets Gesang, 1773), avant de rédiger son Divan à l'orientale en s'inspirant du persan Hafez. Bonaparte vouait une admiration sincère à cette religion sans mystère ni cléricature ainsi qu'à son prophète inspiré et conquérant; ce qui détermina pour une bonne part sa politique musulmane pendant la campagne d'Égypte en 1798-99.
Mais l'accès à une connaissance plus profonde de la religion musulmane fut l'œuvre d'orientaliste et d'écrivains engagés. En premier lieu Louis Massignon, jeune orientaliste agnostique et dandy, qui entreprit en 1907 une thèse sur Hallâj, le martyr de la mystique musulmane (exécuté en 922). Fait prisonnier par la police ottomane au cours d'une expédition archéologique en Irak en 1908, accusé d'espionnage et menacé de mort, il vécut en une nuit une conversion religieuse radicale et paradoxale: devenu catholique fervent, il se consacra désormais à l'exploration d'une spiritualité musulmane vis-à-vis de laquelle il se sentait redevable. Professeur au Collège de France, il publia une œuvre scientifique considérable (environ huit cents titres), et intervint de façon militante dans diverses crises où la France se trouvait engagée face au monde musulman (Syrie, Maroc, Algérie).
Son impact fut particulièrement profond auprès du public catholique : il ne se borna pas seulement à promouvoir un dialogue islamo-chrétien actif, mais réaffirma la valeur universelle du message musulman. Être chrétien ne consistait pas pour Massignon à valoriser une vérité dogmatique excluant les autres religions, mais à rechercher l’universelle vérité partout où elle se manifestait : en ce sens, il induisit une manière de révolution au sein du catholicisme. Écouté par de hautes instances au Vatican, il marqua une pléiade d’orientalistes d’envergure (Gardet, Arnaldez, Anawati), de théologiens (Jean-François Six) et d’écrivains (Claudel).
Assez différente fut l’influence exercée par l’œuvre de Henry Corbin (1903-1978), philosophe de formation-il fut le premier, en 1939, à traduire des textes de Heidegger en français- qui avait appris l’arabe et le persan. C’est notamment au contact de Massignon qu’il découvrit la philosophie illuminative en Islam (1929), puis, à partir de 1945, la gnose et la philosophie chiites de l’Iran. Son œuvre écrite aborde certes le chiisme, mais aussi la philosophie d’inspiration hellénistique (Avicenne) et iranienne (Sohrawardi), la mystique proprement dite (Ibn Arabi notamment), l’alchimie, etc. Il rendit accessible au public occidental les voies de l’ésotérisme musulman et de la pensée chiite, qui ressemble à un christianisme où la gnose aurait prédominé sur la théologie des conciles. Il mit également en valeur la dimension visionnaire et onirique de l’expérience mystique, qu’il traduisit par le vocable « monde imaginal » : il ne s’agit plus ici de l’imagination au sens de fantaisie, source de toutes les erreurs, mais d’une perception à part entière qui donne accès à une véritable connaissance du versant métaphysique de la personne humaine.
On se doit par ailleurs de rappeler l’œuvre singulière de René Guénon dont les idées entraînèrent la conversion de plusieurs intellectuels occidentaux.
Frithjof Schuon s’affilia dans les années trente à l’ordre nord-africain de la Shâdhillîyya et diffusa un enseignement de tendance universaliste autour du thème de « l’Unité transcendante des religions » (titre de l’un de ses livres, paru en 1949). Installé d’abord en Suisse, il partit pour les États-Unis où il devint l’un des chefs de fil de la tendance dite « pérennialiste », cherchant à redécouvrir une sagesse primordiale à partir des traditions religieuses particulières.
Plu discret, moins médiatique, le Roumain Michel Valsan (1907-1974), rédacteur et éditeur à Paris de la revue « Études traditionnelles » transmit lui aussi la tradition shâdhilîe, notamment auprès d’Européens convertis. Les groupements qui se réclament de son enseignement sont assez nombreux (quelques dizaines de milliers de personne en France) et soucieux de l’application rigoureuse de la Loi musulmane.
Enfin, la spiritualité musulmane est à présent mieux connue grâce à l’action de maîtres spirituels orientaux qui se sont efforcés d’en traduire le message en terme « modernes ».
Mentionnons, parmi d’autres, Idries Shah (né en 1924). D’origine indo-afghane, installé en Grande-Bretagne, il est l’auteur d’une œuvre fondée notamment sur les paraboles et historiettes souvent humoristiques qui illustrent les doctrines soufies dans la tradition irano-turque. Ses disciples sont nombreux en particulier dans le monde anglo-saxon (parmi eux, l’écrivain Doris Lessing), mais ne sont apparemment pas organisés en une confrérie structurée comme les Shâdhîlîs.
Il est difficile d’imaginer le visage de l’Islam qui se dégagera au XXIème siècle à partir de ces apports composites. Il semble en tout cas que, plus qu’une doctrine, une morale ou des rituels, il offrirait aux Occidentaux un surcroît de lyrisme, de passion, voire de « folie sacrée » dont ils sont mutilés depuis des siècles. Ce serait en tout cas suivre le conseil du grand poète mystique persan, Roumi (+ 1273) :
« Ne demande pas l’eau, demande la soif et les sources se mettront à jaillir du sol et à descendre du ciel. »
Pierre Lory
www.grandorientarabe.org
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Le sens symbolique des versets du Coran:
Les Ventres du Coran
"Le Coran possède un dos et un ventre, et ce ventre a lui-même un ventre,et cela jusqu'à sept ventres."
Cette phrase attribuée au Prophète Mohammed a été interprétée par les mystiques musulmans comme une allusion aux sens ésotériques du Coran
Le Texte sacré comporte un sens littéral,accessible à tous; mais cette première lecture n'épuise pas le message contenu dans la parole divine. Le croyant est invité à pénétrer dans les significations cachées, plus profondes que le sens littéral, car plus proches des réalités divines. Mais l'accès à ces " ventres " du Coran est hors de portée de la raison ordinaire; il requiert une transmutation mentale, une capacité de recevoir le sens symbolique des versets.
C'est à la découverte de cette dimension intérieure de l'esprit que les mystiques musulmans ont attaché leurs efforts depuis douze siècles. Leur méditations, exégèses et poèmes, traduisent l'autre pratique de la religion musulmane, celle qui ne se contente pas de l'observance de la Loi, mais recherche à travers elle le secret de l'irrépressible nostalgie de l'homme vers un plus-être. Ibn Arabi (+1240) le grand doctrinaire, Roumi (+1273) le poète génial et danseur, Hallâj (+922) le prédicateur si étrangement christique, ainsi que des centaines d'autres ont témoigné de leur pélerinage vers la dimension intérieure de l'être.
Que leur révèle la lecture du Coran? Essentiellement le trajet de leur propre transmutation. Les récits coraniques sont rapportés par exemple au renoncement à l'ego (sacrifice d'Abraham), au choc de la rencontre avec le divin (Moïse au Sinaï), ou à la nouvelle naissance spirituelle (immaculée conception de Jésus). C'est un nouveau Coran qui surgit lors de la "lecture divine" des versets.
Il vient dire au croyant sa propre Vérité, formulée par une autre parole attribuée à Mohammed: " Celui qui se connaît soi-même connaît son Seigneur ".
Pierre Lory
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Le Grand Mufti d'Egypte Mohammad Abdou était Franc-Maçon.
En Egypte, le grand mufti Mohamed Abdou avait adhéré à cette vision pacifique et tolérante de l’islam. C’était un homme à l’esprit ouvert qui influença les dirigeants arabes de son temps, dont Nasser et les promoteurs du socialisme arabe. Abdou était favorable à une sorte de « despotisme éclairé » (dont le colonel Nasser serait un parfait exemple) ouvrant la voie à des réformes résolument démocratiques. Comme l’émir Abd el Kader au XIXe siècle, Abdou était franc-maçon et planchait au sein de la Grande Loge d’Orient.
sources:OLJ;Wikipedia;Grand Orient Arabe Oecuménique page GM d'Egypte
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LES ENFANTS DE LA LUMIERE

Au Commencement, il y avait le Verbe, synonyme de l’Action Divine. Le Grand architecte de l’Univers, a voulu magnifier son Amour, et Créer « l’Ici-bas », en dotant sa Créature d’Esprit, Substance Immatérielle Divine, pour accéder à La Conscience Universelle.
Cette « Energie Lumineuse Primordiale », selon l’expression d’Henri BERGSON, a provoqué l’Emanation de l’Esprit. Ainsi, l’Être est à la fois « Matière Divine » et « Energie Spirituelle ».
Cette Emanation, Chère à PLOTIN, est le Produit de l’UN., Unique, Indicible et Indivisible, Universel et cosmique. PYTHAGORE considère l’UN, Créateur, le Centre et l’Origine de toute chose. Ainsi l’Univers a pris forme par une série de Mystères Processionnels, non seulement dans une Harmonie Créatrice, mais aussi dans une succession de phénomènes et de rapports incompréhensibles pour l’Homme.
Cet Equilibre Harmonieux Universel est le reflet de l’Architectonie bien codifiée à l’Echelle Cosmique. Le Logos est non seulement Conscience de cette Architecture équilibrée, où les Nombres et les Mesures sont Immortellement et Immuablement perpétuels, mais aussi une Harmonie de l’Être, à travers lequel, et à travers nous, nous ferons ce Voyage INITIATIQUE, afin de s’approcher de notre propre Conscience et immanquablement de la CONSCIENCE UNIVERSELLE.
Si l’Esprit de l’Humain conçoit l’UN, c’est parce que l’UN nous a transmis cette parcelle de LUMIERE, puisqu’IL EST LUMIERE. IL a communiqué SA Présence par l’Energie Spirituelle qui existe au plus profond de notre conscience ; On s’élève jusqu’à LUI par Transcendance, laissant notre « Matière » progressivement, et s’approchant de LUI sans jamais l’atteindre.
Les ILLUMINES de l’Histoire Humaine ont vu métamorphosé leur propre existence, quand ils ont perçu et transmis l’Enseignement Divin. L’enrichissement de notre Histoire par une succession de Prophéties, est le reflet de la Volonté Divine, afin que l’Homme délaisse la matérialité, se détache du bonheur Terrestre, et fusionne avec « l’Ether » Céleste.
Ces FILS DE LA LUMIERE ont enseigné et invoqué l’UN, dans l’Espace et dans le Temps, dimensions mesurables de la Matière et de l’Histoire, de la Géographie et des Civilisations. Mais l’Essence et la Finalité de la conscience Universelle ne sont pas limitées par ces données
Perceptibles par nos Sens et notre intelligence. Car l’UN est dans le Temps et hors du Temps, IL est dans un Univers Illimité qu’il a Créé.
Phénoménologues, Structuralistes, voire Epicuriens et d’autres n’ont perçu que la face matérielle de l’Existence, tandis que HERMES, PYHAGORE, PLATON, MANI, MOISE, JESUS, et MAHOMET ont été investis de la Révélation de l’UN, Causalité Originelle, Existant en dehors de toute Existence, par Nécessité et par Sa Volonté (et le Verbe s’est fait Chair ; Evangile de Jean).
Continuité Historique, corollaire de cette impulsion Divine Périodique, depuis THOTH ou HERMES, jusqu’aux Révélations ISMAELIENNES, en passant par les ESSENIENS, pour aboutir à la magnifique Illustration du GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS dans notre Elévation Spirituelle Maçonnique ; Continuité qui n’a jamais cessé (Chaine Initiatique ou Chaine d’OR).
Le Grand Architecte de l’Univers, a ainsi planté le germe de lAMOUR dans le cœur de l’Homme, car il l’a créé à son Image, et lui a donné le pouvoir de s’élever jusqu’à LUI.
Par cette INITIATION Existentielle, Voie donc d’AMOUR, de SAGESSE, et d’ESPRIT.
Nous sommes ENFANTS DE LA LUMIERE, par le Processus de l’INITIATION, et la prise de conscience de l’Existence Divine par la Transcendance Spirituelle. Nous quittons les Ténèbres et marchons vers la Lumière. Et à chaque pas, ou Elévation, nous quittons « le Néant » pour s’approcher du Centre Lumineux. Les Ombres de la Caverne, dont parlait PLATON, ne sont-elles que des illusions ? Nous laissons à chaque étape une partie de nous-mêmes pour renaître et repartir vers le Nouveau Voyage, avec plus de Lumière et moins d’Obscurité (comme dans un Temple).
Pythagore nous rappelle ce Centre comme le Centre de l’Univers ou « la Lumière Spirituelle Sacrée ». L’Harmonie de l’Univers guide toutes choses, car une chose quelle qu’elle soit, devant être ce qu’elle est pour Être. Celle-ci ne peut exister qu’en fonction d’un Principe d’Harmonie et donc de l’UN.
DIOGENE LEARCE (III Siècle Av JC) nous parlait de PYTHAGORE : « Pour lui, Pythagore, le Principe des Choses est la MONADE (l’UNITE). De la Monade est sortie la Dyade (Dualité), matière indéterminée soumise à la Monade qui en est la Cause. De la Monade parfaite et de la Dyade indéterminée, sont sorties les Nombres ; des Nombres les Points, des Points les Lignes, des Lignes les Surfaces, des Surfaces les Volumes, et des Volumes les Corps.
LEIBNIZ, vingt trois siècles après Pythagore, a esquissé dans sa Monadologie une vision grandiose de l’Harmonie Universelle de toutes choses à partir d’un Principe Premier : la Monade.
Cette aspiration, inspirée par le Souffle de l’Esprit, forme la plus élevée de la Représentation Humaine, a contribué à l’Atomisation de l’Extra-matérialité, et la dispersion de la Matérialité, produisant ainsi une attraction des ILLUMINES vers la Lumière.
Il y a apparence de Dichotomie, en fait, tout revient à l’UN. L’Esprit libre, pur, inconditionné, peut se détacher de l’emprise de nos Sens et de nos tendances. C’est l’Evocation de l’Idée de purification, processus de transfiguration qui démonte la tendance Dualiste ou la Multiplicité. La disparition du rapport Moi, Non-Moi amène la disparition de la Dualité et produit la Connaissance de l’UN. Il ne s’agit pas de « Trouver » quelque chose, mais au contraire de faire disparaître ce qui voile l’UN.
Maître ECKART écrit : « Dieu et Moi, sommes UN dans la Connaissance, celui qui connait et ce qu’il connait sont UN. »
Le Sage d’Ephèse que fût HERACLITE renvoie l’Homme à sa propre Lumière, au lieu de s’exténuer dans l’affirmation et son contraire. Il nous montre la Voie de l’ÊTRE qui est en nous.
La Maïeutique Dialectique nous éloigne de l’UN par l’affirmation de la Multiplicité. Multiplicité à la base de la Vie réelle et matérielle. Mais précisément, toute Multiplicité nous ramène au Monisme Existentiel, à l’UN. Car poly- composite et incompréhensible, disharmonieuse et contradictoire, la Multiplicité de l’UN conduit au Chaos, si elle est considérée comme réalité Spirituelle indépendante de l’UN. Dualité ou Multiplicité, était une manifestation ambiguë, or il n’y a pas d’ambigüité dans tout ce que l’Homme peut voir ou concevoir ; mais voir n’est ce pas sortir de la Caverne pour recevoir la Lumière.
Cette tendance ORPHIQUE d’Immortalité nous rappelle que « Si tu apprends, dit HERMES, à te connaître comme étant fait de Vie et de Lumière, tu retourneras à la Vie ».
Ce Voyage Initiatique est une Sublimation de l’ÂME, et la véritable Odyssée en Quarante cinq milles Vers à la Gloire de l’Esprit Universel (et du Grand Architecte de l’Univers), de JALAL EDDIN EL ROUMI, commenté par GOETHE et HEGEL plus tard, comme l’Hypostase de l’Amour Divin. Voyage conduisant de l’Humain à l’Ultra-Humain, et du Cosmos tout entier vers la Convergence Ultime, le point Oméga, à partir duquel DIEU se révèle comme « l’Avenir Unique et Absolu » selon l’expression de TEILHARD DE CHARDIN.
MELCHISEDEC
LOGE KHALIL GIBRAN - SAINT CLOUD (G.O.A.O.)
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La Couleur du 7° degré au Rite Œcuménique est le Pourpre
Produite par les Phéniciens (teinture avérée en 1500 BC à Ougarit, puis, à très grande échelle et durablement à Tyr et Sidon), dans les Cyclades et en Israël, elle symbolisa un haut rang social chez les Gréco-romains ainsi que dans nombreuses civilisations. A Rome, elle était l'apanage des consuls, des triomphateurs puis des empereurs
. Dans l'empire romain d'Orient, elle représenta la dignité impériale : les enfants royaux nés sous le règne de leurs parents étaient dits "porphyrogénètes", c'est-à-dire "nés dans la pourpre". On utilise alors celle-ci comme teinture, mais aussi comme encre pour les documents officiels ou religieux, selon des modalités d'emploi complexes.
Pour les rois francs et les évêques et cardinaux catholiques, la pourpre, arborée par le biais du vêtement, était le symbole d'un pouvoir.
Plus qu'un symbole, elle a peut-être fait la fortune de la Phénicie (Phoinikè, à rapprocher de la couleur de l'oiseau mythique Phoenix , symbole de l'Obédience).On retrouve aussi cette couleur sur le tablier et sautoir des Grands Maîtres Nationaux du GOAO


Voir la Symbolique des couleurs au Rite Œcuménique:
http://www.grandorientarabe.org/index.php?p=1_12_Le-Rite-cum-nique