Le Rite Œcuménique



                                       

   Le Grand Orient Arabe Œcuménique  
       "Grand Orient Abrahamique"  
     L'Obédience qui relie l'Orient à l'Occident

Le Grand Orient Arabe Œcuménique (G.O.A.O.) est naît fin 2010. Historiquement et spirituellement fille du Grand Orient Arabe qui voit le jour en 1950 au Liban, l’obédience hérite donc d’un lien fort avec une terre où cohabitent, parfois difficilement, toutes les tendances du Christianisme, du Judaïsme et de l’Islam. L’équilibre fragile qui se bâtit entre les différentes cultures repose alors sur un nouveau rite dit Œcuménique, qui sans renier le travail de ses pères fondateurs qui sert de matière première (de « pierre brute » disent les maçons), fait le lien entre l’Orient et l’Occident ; entre les trois religions abrahamiques que sont le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. Ce lien est d'ailleurs si substantiel,si fort, que l'on constate rapidement que le G.O.A.O. tente de dupliquer dans les pays arabes ce qui, finalement, fonctionne déjà au Liban. Ce dernier s'en différencie naturellement par ses outils, des rituels mieux adaptés aux différentes configurations géopolitiques puisqu'ils constituent la raison même de son existence. C'est pourquoi très vite une fusion entre les deux obédiences, la mère et la fille spirituelle, est décidée en décembre 2010.Le G.O.A.O. bénéficiant de la structure déjà ancienne du Grand Orient Arabe, et ce dernier héritant des Rituels Œcuméniques.Le G.O.A.O tente dans ce cadre, de placer la fraternité non pas au-dessus des confessions mais au-delà, rappelant que la laïcité qui la structure qui n'est pas une forme d'athéisme et que, naturellement comme souvent en maçonnerie, la religion et la politique restent aux portes de la loge comme propriétés du monde profane. Pour autant, très traditionnel, le Grand Orient Arabe Œcuménique qui est mixte et a pour devise " Liberté, Egalité, et Fraternité", travaille à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers". Les "Obligations des maçons" sont donc prêtées sous les "trois Lumières",à savoir l'équerre,le compas et le Livre de la Loi sacrée dont le choix est naturellement laissé à l'initié: l'Ancien Testament (la Thora), l'Evangile selon saint Jean ou bien le Coran ( la Fatiha ).

Un nouveau Rite: le Rite Œcuménique (Judéo-Chrétien,Musulman) :

Le Phénix est l'oiseau fabuleux qui tisse le lien entre l'Orient et l'Occident, comme entre le monde d'en-haut et le monde d'en bas. Il représente le symbole du Grand Orient Arabe Œcuménique (G.O.A.O.) .

Il est un constat désolant pour des adeptes d'une fraternité universelle, c'est que peu de Français,ou d'Européens, de confession musulmane fréquentent les loges maçonniques, toutes obédiences confondues. Il y a, d’après nous, trois raisons principales a cela : La première est relative à l’idée qui a véhiculée assez longtemps et héritée du 19e siècle au temps de « l’Affaire Dreyfus » qui est celle du « Complot Judéo-Maçonnique ». Cette idée soutenue encore par une certaine catégorie de gens consiste à faire attribuer aux juifs et aux francs-maçons tous les maux de notre société : immigration incontrôlée, pertes des valeurs morales, délinquences etc.. Dans ce schéma, le juif serait à l’origine de la délinquence morale en introduisant dans la politique cette tendance de « cosmopolitisme » et le franc-maçon, quant à lui, ourdirait dans la pénombre des loges, un complot permanent contre la République. La seconde est liée à la création de l’Etat d’Israël. Là, la franc-maçonnerie est taxée d’être sioniste ayant des racines juives. Les intégristes musulmans n’hésitent pas, d’ailleurs, à la montrer comme anti-islamique en disant que c’est « une institution juive et sioniste qui glorifie le judaïsme ». La troisième, et la principale à nos yeux, c’est les rituels pratiqués dans les loges . En effet ces rituels rappelent pour la plupart d’entre eux les histoires bibliques, le Talmud et la Kabbale. Ce qui fait dire à certains que la « franc-maçonnerie est l’enfant du judaïsme ». En effet, la tradition biblique et hébraïque est très présente en loges, et ce qui nLe manque pas de frapper le nouvel apprenti, c’est l’abondance des mots hébreux et des références à l’Ancien Testament, comme par exemple, le personnage d’Hiram qui est tiré de la Bible ; les décors des loges qui ont des évocations bibliques ; les deux colonnes à l’entrée de la loge (Yakin et Boaz) sont des répliques des colonnes du temple de Salomon, etc… On trouve aussi les mêmes préoccupations bibliques au cours des « planches » (travaux) dans les loges. Ces travaux donnent lieu, comme on le sait, à de subtils débats. Il y va de même pour le nom de certaines loges, qui ont bien souvent une consonnance biblique : « Fraternité de Salomon », « l’Arche d’Alliance », « la Nouvelle Jérusalem » etc.. Tout cela provient de l’influence protestante du Pasteur Anderson, le fondateur de la Constitution de la franc-maçonnerie moderne. Anderson était fasciné par l’hébreu et a transmis ses références bibliques à la franc-maçonnerie. Le goût du symbole, la multiplicité des mots hébreux, sont autant de caractéristiques héritées du protestantisme et de l’influence du judaïsme sur cette dernière. Quant à l’influence Chrétienne, elle aussi détient une grande place dans les différents rituels surtout dans les hauts grades. 
Rien ne vient donc conforter le regard du musulman, ou tisser un lien avec son passé, son histoire sociale et religieuse.
Le Rite Œcuménique élaboré par le  Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique (G.O.A.O.) le T:.S:. F:. Jean-Marc ARACTINGI, loin de renier ses origines, se fonde sur le Rite Ecossais Ancien et Accepté dont il conserve toute l'architecture mais s'inspire de l'ancienne maçonnerie musulmane opérative, au même titre que des branches initiatiques de l'Islam ( Soufis, Druzes et Ismaéliens).Il fait toujours appel aux symboles et références communs au judéo-christianisme, mais emprunte également à la symbolique musulmane ( comme, par exemple, des signes de reconnaissance, une symbolique des couleurs ou du voyage initiatique du Prophète ). 
Il est évident que pour Jean-Marc ARACTINGI qui a imaginé ce Rite , il ne s'agit pas de "greffer" uniquement un élément oriental sur une franc-maçonnerie de forme initiatique occidentale.
Ainsi dans les "ARCANES" du Rite Œcuménique ( non encore publiées) , l'organisation initiatique des différents degrés ne sont pas "un mélange de formes traditionnelles" mais un corpus herméneutique bien structuré et cohérent autour des mythes, rituels et de la symbolique du REAA et de celles des "Battiniyins"( Soufis,Ismaéliens, Druzes,Alaouites..).

Le Rite Œcuménique est composé de 7 Degrés:



Un nouveau concept, le degré Zéro d'Aspirant/Mourid. Ce degré s'adresse aux postulants en provenance de pays où la franc-maçonnerie est interdite ou mal tolérée.


Ce statut étant nouveau en Occident, il nécessite ici un descriptif assez étendu. C'est un peu le cheval de Troie de cette fraternité maçonnique qui veut que les lumières qui se tiennent à l'Orient puissent également se tenir en Orient. Un cheval de Trois bien innocent puisqu'il s'affiche au grand jour, et repose sur les progrès technologiques importants qui sont apparus au cours de ces dernières décennies.
Internet , par exemple, représente le moyen de communication et de connaissance le plus largementpartagé dans ces pays qui restreignent la forme d'expression maçonnique. C'est pourquoi, pour la première fois et par l'intermédiaire de cette technologie, il a semblé indispensable d'entrouvrir les portes de la maçonnerie dans sa conception universelle eŒcuménique , c'est-à-dire détachée de toute idée religieuse et plus encore de toute notion de salut ou de sécularisation.

On constate depuis longtemps que la connaissance de la symbolique maçonnique, de ses récits fondateurs ou non, comme de ses mythes et de ses rituels, n'est plus un secret pour toute personne sachant lire et consulter quelques uns des milliers de livres ou de sites Web sur le sujet. Tout y est dit, décrit, expliqué voire imagé ou filmé.

Le G.O.A.O. se propose donc par la voie d'internet de soutenir tout candidat ou candidate sur le chemin de l'initiation, en le guidant, en l'aidant à faire le tri entre le bon grain et l'ivraie, à partir du moment où il réside dans l'un de ces pays contraints.
Il s'agit bien ici de "savoir", de compréhension "intellectuelle" de la maçonnerie car, répétons-le, toute forme d'initiation " à distance " ne peut qu'être qu'un leurre. 
L'initiation telle qu'elle est conçue en maçonnerie ne peut-être vécue qu'entourée de frères ( et de soeurs ) travaillant ensembles à sa réussite. 
comme nous l'exprimions, c'est une oeuvre nécessairement collective au profit d'un seul, une expérience sur soi qu'aucun savoir ne saurait remplacé.


Par comparaison avec le maçon régulier d'un pays libre, les devoirs et obligations attachés au statut d'Aspirant sont identiques. Il résulte notamment que tous les travaux habituels, qui vont du Testament philosophique aux "planches" ( appellation des exposés faits dans ce cadre ) qui sont normalement demandés en "loges bleues" ( qui couvrent les trois premiers grades ), sont nécessaires.
Pour cela , l'Aspirant est rattaché à une Loge d'adoption du pays de son choix, chaque fois que cela est possible. Il est attribué au nouveau venu un Maître parrain ( marraine ) qui appartient préférentiellement de cette Loge d'adoption, loge dans laquelle le parrain lira pour l'Aspirant les travaux réalisés. Il assurera en retour les commentaires des Frères et des Soeurs à l'auteur de la planche ( du travail ), ainsi que leurs questions, autant que le permet la communication.
L'Obédience assure à l'Aspirant la régularisation de son grade par l'initiation correspondante, dès que l'occasion se présente, lors d'un voyage d'affaires ou de tourisme de l'Aspirant par exemple, dans un des pays concernés. Ceci se faisant de préférence dans sa loge d'adoption, sous le regard attentif de son parrain ou de sa marraine. 


La Symbolique des Couleurs au Rite Œcuménique 

Cette symbolique est développée dans les "ARCANES " du Rite au 3 derniers degrés.
Pour exemple elle s'articule aussi bien sur la symbolique des couleurs chez les druzes et chez les francs-maçons pratiquant le REAA que sur les autres "Batinniyin's.

 Exemple des Druzes:

La Symbolique des couleurs chez les Druzes par Jean-Marc ARACTINGI

La symbolique des couleurs est très présente dans la société druze. 
Les Cent Onze Lettres de la Sagesse sont souvent écrites en couleur.
Les cinq points rouges caractérisent les Cinq grands Ministres de la hiérarchie unitaire. Ces Cinq grands Ministres sont associés à une couleur :

  • Hamza (l’Intelligence) est associé au vert,
  • Tamimi (l’Ame) est associé au rouge,
  • Qurachi (la Parole) est associé au jaune,
  • Samurri (le Précédent) est associé au bleu,
  • Bahâ el Din (le Suivant) et associé au blanc.

Les points noirs désignent les mauvais ministres des fausses religions.

Les Cinq couleurs qui symbolisent respectivement les hypostases de la pentade se retrouvent dans le drapeau Druze (un triangle vert sur le bord gauche et  quatre bandes, rouge, jaune, bleue et blanche), ou encore dans les tissus qui enveloppent les catafalques des saints dans leurs tombeaux établissant une hiérarchie formelle entre eux.

C’est là un principe d’arcane permettant de reconnaître chacune des figures de la Pentade, si elle venait à se manifester : la couleur des vêtements permettrait de les identifier et de connaître leur rang dans la hiérarchie.

Chez les Druzes les couleurs traduisent donc ce que le corps renvoie de lumière quelque soit la perspective où l’on se situe. Qu’il s’agisse du corps, de l’âme ou de l’esprit, les couleurs sont toujours censées rendre compte de l’énergie contenue.

Si l’on part du Noir, on considère qu’il faut voir dans cette couleur l’énergie traduite en matière activable. Autrement dit, cette matière correspond à la fois à ce qui est le plus pauvre en lumière, mais aussi à ce qui est manipulable assez aisément.
Ceci est cohérent avec l’idée que le Noir traduit aussi bien la matière dans la forme la plus primitive et l’action que l’on peut exercer sur elle dans le monde matériel.

Le Rouge exprime l’énergie en soi, comme l’énergie constituait un objet indépendant de celui qui l’exprime. En revanche, si cette énergie et considérée comme vue de l’homme on la traduira symboliquement par du Jaune à l’image du Soleil qui symbolise bien l’énergie qui compte pour l’homme terrestre.

Le Bleu et le Blanc sont deux couleurs qui ont à voir avec l’esprit, c'est-à-dire avec ce que l’on nomme parfois la lumière la plus immatérielle ou encore l’énergie la plus primordiale et la plus insaisissable.
Dans cette perspective, il est facile d’évoquer le Blanc dont on dit, de manière banale, qu’il est la somme de toutes les couleurs : la couleur blanche unit l’ensemble des unitaires à Bahâ el Din.
Par ailleurs, le Bleu exprime la profondeur, ce qui revient à dire qu’il s’agit de l’Esprit vu du dedans de l’homme. Comment ne pas l’évoquer par méditation ?
L’homme se tourne vers lui-même pour reconnaître l’esprit dont il est porteur et qui peut véritablement l’illuminer.

L’énergie spirituelle, le dynamisme intérieur et la paix sereine peuvent alors aisément cohabiter par une alchimie qui marque la richesse de la vie.
Il reste maintenant à considérer la dernière couleur, celle qui est associée à l’Imam Hamza et qui va jouer un rôle capital : le Vert.

On ne saurait mieux la définir qu’en lui rapportant ce que les alchimistes appelaient l’eau mercurielle.
C’est que le Vert traduit ce qui est transitoire comme les changements de formes, et il assure le lien entre eux.
Sans elle, nous ne saurions traduire la dynamique d’une organisation.
En Franc-maçonnerie, on trouve la symbolique des couleurs dans tous les rites spécialement dans les trente trois degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

C’est ainsi qu’au troisième degré celui de Maître, le tablier est blanc et bordé de rouge (Au Grand Orient, au Rite Français le tablier est blanc avec une bordure bleue).

Le cordon est bleu et bordé de rouge.
Par rapport aux deux premiers degrés (Apprenti et Compagnon) où l’on se mouvait dans un environnement énergétique et spirituel (tablier blanc) sans qu’on n’ait symboliquement beaucoup de prise dessus autrement qu’en agissant, une différentiation s’opère au troisième.

Le Maître Maçon commence à intérioriser tout cela. Il commence à se spiritualiser et à appréhender l’esprit du dedans comme l’indique la référence au bleu
Ainsi, pour construire son milieu, le Maître Maçon fait cohabiter sur son cordon l’esprit (Bleu) avec l’énergie extériorisée (Rouge) et l’esprit extériorisé (Blanc).
Le Vert apparaît pour la première fois avec le cinquième degré : le Maître Parfait. Il indique une zone d’interface. Le Vert est donc triomphe du ternaire dans tout ce qui est réalisé. C’est le rappel à l’ordre.

Les différentes couleurs de la symbolique Druze nous les trouvons en Franc-Maçonnerie au trentième degré : le chevalier Kaddosch. Ce degré est celui avec lequel s’achève l’initiation Maçonnique.

Dans son voyage « en Orient », Gérard de Nerval, comparait le Cheikh Aql druze au chevalier Kaddosch. Quant à la loge du trentième degré, elle est ornée de cinq couleurs : Blanche, Bleue, Rouge et le Jaune apparaît dans les trois bougies. Derrière le trône sont les étendards de l’ordre avec deux bandes croisées vertes.

En effet, la couleur verte tient aussi bien chez les Druzes que chez les Francs-Maçons une place importante.

Chez les Druzes, elle est associée à l’intelligence incarnée par le fondateur du Druzisme Hamza Ibm Ali appelé « le Maître du Temps » (Qâ’im al Zaman).

Chez les Francs-Maçons la présence du vert dans certains degrés et pas dans d’autres, laisse penser que l’initiation écossaise constitue une marche de l’homme vers plus de vérité.

Autrement dit, ces degrés se déroulaient selon une spirale ascendante et chaque passage par le vert correspondrait alors à l’accès à une nouvelle spirale (ces spirales correspondraient aux dix cycles des Druzes).

Le Vert est la couleur de l’émeraude. Pour mieux comprendre son importance, il est bon de se référer aux textes de la Table d’Emeraude très connue des disciples d’Hermès trimegiste tels que les Francs-Maçons et les Unitaires (Druzes) :

« Il est vrai, sans mensonge, certain et véritable, ce qui est en bas comme ce qui est en haut et ce qui est en haut comme ce qui est en bas ; par ces choses sont et proviennent d’un, par la méditation d’un, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique par adaptation ».

« Le soleil est le père et la lune la mère. Le vent l’a porté dans son ventre. La terre est sa nourrice et son réceptacle.
Le père de tout Thélème (substance primitive de laquelle toute chose a été formée et qui d’après Hermès Trimegiste est à la fois Ciel et Terre : subtil et fixe) du monde universel est ici. Sa force ou sa puissance reste entière, si elle est convertie en Terre.

Tu sépareras la Terre du Feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie. Il monte de la Terre et descend du Ciel, et reçoit la force des choses supérieures et des choses inférieures.

Tu auras par ce moyen la gloire du monde, forte de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide.

Ainsi, le monde a été créé. De cela sortiront d’admirables adaptations desquelles le moyen est ici donné ».

« C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trimegiste ayant les trois parties de la philosophie universelle ».

« Ce que je dis de l’œuvre solaire est complet ».

Inspiré par la Table d’Emeraude, un traité anonyme Mukhtassar al Bayàn  développe la cosmologie Druze :

« La Matière (Hylè) constitue la source de tout ce qui est sensible. Elle provient de cinq Ministres et par conséquent, elle est foncièrement bonne.

Par son mouvement, elle forme les quatre éléments (feu, air, eau, terre), les quatre qualités (chaleur, froid, humidité, sécheresse), les douze signes du Zodiaque et les sept planètes dont chacune habite une sphère, à savoir : Saturne, Jupiter, Mars, Soleil Vénus, Mercure et la Lune.

Dans chaque élément, on distingue deux propriétés la densité et la subtilité.

Les éléments, les sphères et les astres, en combinant leur action sur la terre, engendrent les trois règnes de la nature : le  règne minéral, le règne végétal et le règne animal, auxquels appartiennent les corps humains créés par les âmes parlantes ».

La Couleur du 7° degré au Rite Œcuménique est le Pourpre

Produite par les Phéniciens (teinture avérée en 1500 BC à Ougarit, puis, à très grande échelle et durablement à Tyr et Sidon), dans les Cyclades et en Israël, elle symbolisa un haut rang social chez les Gréco-romains ainsi que dans nombreuses civilisations. A Rome, elle était l'apanage des consuls, des triomphateurs puis des empereurs . Dans l'empire romain d'Orient, elle représenta la dignité impériale : les enfants royaux nés sous le règne de leurs parents étaient dits "porphyrogénètes", c'est-à-dire "nés dans la pourpre". On utilise alors celle-ci comme teinture, mais aussi comme encre pour les documents officiels ou religieux, selon des modalités d'emploi complexes.

Pour les rois francs et les évêques et cardinaux catholiques, la pourpre, arborée par le biais du vêtement, était le symbole d'un pouvoir. 

Plus qu'un symbole, elle  a peut-être fait la fortune de la Phénicie (Phoinikè, à rapprocher de la couleur de l'oiseau mythique Phoenix , symbole de l'Obédience).


On retrouve aussi cette couleur sur le tablier des Grands Maîtres Nationaux du GOAO





 


**********************************************

La franc-maçonnerie et ses rites :

Les premières loges maçonniques n’ont pas fonctionné avec un rituel bien élaboré et précis ; les premiers rituels dont on dispose remonte à la fin du XVIIè et au début du 18ème siècle ; ils se limitent à deux puis trois degrés. Ce n’est qu’ultérieurement et à la suite d’initiatives individuelles que les principaux rites ont été codifiés. Voici l’essentiel des rites connus.

Rite du Mot de maçon (sans doute le plus ancien – vers 1630) pratiqué en particulier par la loge de Kilwinning no 0 (la loge la plus ancienne)
Rite des Moderns
Rite des Anciens Devoirs
Rite standard d'Écosse
Rite des Antients
Rite de Misraïm
Rite de Memphis
Rite canadien
Rite de Memphis- Misraïm
Rite symbolique italien
Rite philosophique italien
Rite d'adoption
Rite des Anciens Devoirs (n’est plus utilisé)
Rite écossais de 1962
Rite écossais ancien et accepté
Rite écossais primitif
Rite écossais rectifié
Rite standard d'Écosse
Rites maçonniques égyptiens
Rite émulation
Rite français
Rite français moderne rétabli
Rite des philalèthes (n’est plus utilisé)
Rite du royal Secret (n’est plus utilisé)
Rite Swedenborg
Rite opératif de Salomon
Rite de Schroeder
Rite de la stricte observance templière
Rite suédois
Rite d'York
Le rite œcuménique (créé en 1950) semble le plus récent (il est pratiqué par le grand Orient Arabe Œcuménique)


L’ensemble de ces rites fonde leurs références sur la culture biblique aussi bien rencontrée dans le christianisme que dans le judaïsme ; le rite œcuménique est le seul qui fasse aussi référence à la culture arabe.
http://www.idealmaconnique.com/#!rituel-universel/c21na