G.M.Océan Indien-Asie-Afrique

   
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Grande Maîtrise d'Afrique, de l'Océan Indien et de l'Asie ( Chine, Japon,...)

Grand Maître Régional le TIF Maître Bruno RAFFI 

Communiqué du 
Grand Orient Arabe Œcuménique     

  

 
 Au nom et sous les auspices du Grand Architecte de l’Univers,
 
 
le Grand Maître Mondial du Grand Orient Arabe Œcuménique (G.O.A.O.) 
Jean-Marc Aractingi, président du Collège des Grands Officiers du Rite Œcuménique, annonce que le Très Illustre Frère 

Me Bruno RAFFI (avocat, ancien de l'IHEDN et du CEDS; 32°, 7° RO) 

a été nommé à la charge de Grand Maître du 
Grand Orient Arabe Œcuménique pour l'Océan Indien ( La Ré
union,Madagascar..), l'Afrique, l'Asie (Chine, Japon) 

Nous lui souhaitons pleine réussite

 
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Prochainement à l'Orient de Saint Pierre ( La Réunion ) allumage des feux de la Respectable Loge de Recherche " Ibn ARABI " du Grand Orient Arabe Œcuménique ( GOAO ) en présence du Grand Maître Mondial le T:.S:.F:. Jean-Marc ARACTINGI et du Grand Maître  pour l'Afrique , l'Océan Indien et l'Asie (Chine, Japon..) le T:.I:.F:. Bruno RAFFI et de plusieurs hauts dignitaires d'Obédiences amies.

Ibn ARABI

Ibn Arabi a vécu de 1165 à 1245. Sa vie est partagée en deux : 40 ans en Andalousie et dans le Magheb, 40 ans en Orient. Né à Murcie, son tombeau est à Damas. Abdelkader suivit ses pas jusqu’à mourir dans la modeste maison où il vécut. Né dans une famille noble, il abandonne les biens matériels pour entrer dans la voie avant 20 ans.
Dès lors, sa vie est faite de visions, de voyages auprès de maîtres spirituels, de rédaction de plus de 400 ouvrages.
Dans un monde qui se défait, Reconquista et déclin des Almohades, à l’Ouest, croisades et invasions mongoles à l’Orient, il fut comme un exilé distancié de la fureur du monde apparent et attaché à percer les derniers secrets métaphysiques.
Sur le plan philosophique, Ibn Arabi est un continent. Il est en apparence à l’opposé d’ibnRushd qu’il rencontre à 18 ans. Il représente le pôle de la tradition mystique, initiatique, et métaphysique.
Son passage d’Occident en Orient est physique mais aussi symbolique. Comme Athènes et Jérusalem, l’Orient et l’Occident sont deux pôles contradictoires d’une réalité essentielle : raison et mystique, soufisme et ésotérisme shiite, monde arabe et monde irano-turc.
La pensée d’Ibn Arabi est ardue. Elle témoigne d’une expérience des limites où nous devons accepter l’existence effective de visions, de dialogues avec des prophètes et des défunts, de montée au ciel auprès du trône de Dieu et des saints, de télétransportation. Ibn Arabi se situe dans la tradition des saints et prophètes. 
De cette expérience, il tire une philosophie de l’être qui dans son essence tutoie les systèmes métaphysiques les plus exigeants.
Ainsi sa théorie de l’Unicité de l’être distingue l’être inconditionné et inconnaissable et sa traduction sous forme de croyance accessible. Ce monothéisme transcendantal exclut toute possibilité d’intolérance. Il imagine un désir de Dieu d’être connu, aimé, qui le conduit à créer le Monde et l’Homme. De dédoublement est une suite de théophanies : dans le monde, se reflète l’être comme dans un miroir. Cette dualité est et n’est pas. Elle est, car la créature n’est pas le créateur, elle n’est pas, car en elle, l’être se réfracte.

Théophanie de l’être, l’Anthropos Divin est l’Adam Kadmon, le saint-Esprit, l’archange Gabriel de nos traditions. C’est le Logos, qui fait la loi et ordonne le Monde. Le Logos n’est pas l’être mais son émanation. Derrière la loi, se tient donc un être inconnaissable. Kant ne dit pas autre chose ni Heidegger.
Selon Ibn Arabi, la Réalité métaphysique de Mohamed le prophète est le sens caché et continu des traditions prophétiques légiférâtes. Adam, Noé, Moïse, Abraham, Jésus et Mohammed ne sont qu’un seul et même être métaphysique, forme accessible aux hommes de l’Anthropos. Selon Ibn Arabi, Mohamed est le Sceau de la prophétie légiférante, la sharia, lui-même est le Sceau de la réalité mohammadienne, le sens ésotérique du Coran et des prophètes, et Jésus est le sceau de la walaya, la sainteté. Ibn Arabi accorde donc une place particulière à Jésus alors même que les croisades font rage. Le devoir de l’homme est donc de chercher en lui, en abandonnant l’Ego par l’humilité, le « Seigneur qui est en lui », la forme singulière de l’Anthropos dont son cœur est le miroir.

Ainsi pour Ibn Arabi, entre les mondes de l’intelligible pur, le monde des idées de Platon et le monde sensible, se tient un troisième monde, le « mundus imaginalis », monde perdu par la rationalité moderne où se tiennent « vraiment » les outils de la médiation entre intelligible et sensible : anges, prophètes, rites initiatiques, Tradition. Cette réalité virtuelle, cette imagination créatrice est un monde créateur de sens, le Parole. L’initiation permet d’ouvrir la porte de ce monde caché à ceux qui sont trompés par les apparences ou les ergotages de la raison pure.

Par cette prodigieuse architecture, Ibn Arabi se tient aux côtés des grands maîtres qui se tiennent à l’écart des religions sociales. Il ouvre la voie d’un dialogue entre traditions pour approfondir la Tradition convergente des traditions.

Cette œuvre est difficile mais avec du travail, chacun peut en tirer profit.

source:RL Averroes,O:.de Roubaix (GLDF)
http://averroes-roubaix.org/
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carte-Afrique.JPG

source : www.dakaractu.com

Rares sont ceux qui avouent leur appartenance. Pourtant, avec ses rites et son goût du secret, la franc-maçonnerie fascine et fait chaque jour de nouveaux adeptes. Et sur le continent, dans les cercles du pouvoir, beaucoup en font partie.

À Libreville, on l'a surnommé « Papa Roméo ». On a remarqué qu'il avait préféré se faire discret et ne pas se montrer au grand raout annuel des francs-maçons (les Rencontres humanistes fraternelles africaines et malgaches, Rehfram), qui s'est tenu les 9 et 10 mars dans la capitale gabonaise. On sait aussi qu'il avait peu apprécié de voir diffusées, il y a deux ans, les images de son intronisation. Lui, c'est Ali Bongo Ondimba,  grand maître de la Grande Loge du Gabon  et président de la République (le PR à l'origine du nom de code « Papa Roméo »).

Le chef n'était pas là, mais ses « frères » et « soeurs » avaient fait le déplacement jusqu'au Palais des conférences de la Cité de la démocratie, à Libreville. Deux jours durant, ils ont planché sur un thème, aux allures de mantra : « Si nous persévérons sur le chemin de la vertu, la vie devient calme et paisible ». Un exercice purificatoire ? Peut-être. Les francs-maçons sont accusés d'avoir perdu les valeurs de justice, de liberté et de tolérance qu'ils étaient censés défendre. « En France, ils peuvent se prévaloir d'avoir mené certains combats pour la laïcité ou l'abolition de la peine de mort, explique un leader de la société civile gabonaise. Chez nous, ils sont arrivistes et carriéristes. Ils viennent aux tenues blanches dans l'espoir de rencontrer un ministre ou de faire une affaire. »

Mafia

L'imaginaire populaire va plus loin encore, faisant de la franc-maçonnerie une société mystérieuse et redoutable,  où les rites ont des parfums de messe noire, et que les profanes qualifient parfois de « mafia » ou même de « synagogue de Satan ». « Personne ne parle de nos oeuvres de bienfaisance et de nos actions sociales, déplore un frère gabonais. Notre image est détruite. On va jusqu'à nous accuser de crimes liés aux rituels et de trafics d'organes humains. »

En Côte d'Ivoire, plusieurs membres influents du gouvernement ont été initiés.

Importée en Afrique dans les cantines des administrateurs coloniaux, la franc-maçonnerie enregistre pourtant chaque jour de nouvelles recrues dans les rangs du monde politique, économique et militaire... En Côte d'Ivoire,  les vocations sont nombreuses. Si le président Ouattara n'est pas connu officiellement pour être un frère triponctué, son Premier ministre, Jeannot Ahoussou-Kouadio, et son ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, le sont. Près de la moitié du gouvernement actuel fréquenterait les temples. La Grand Loge de Côte d'Ivoire (GLCI), installée dans le quartier de Marcory-Zone-4, à Abidjan, est pilotée par le grand maître Magloire Clotaire Coffie. Elle aurait récemment accueilli le procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio. D'autres personnalités, comme Georges Ouegnin, ancien directeur de protocole d'État, etLaurent Ottro Zirignon, oncle de l'ancien président Gbagbo, « manient la truelle ».

Élite

Chez les voisins maliens et guinéens, on observe le même phénomène d'expansion. Amadou Toumani Touré, renversé le 21 mars,  et Alpha Condé veillent aux destinées respectivement de la Grande Loge du Mali et de celle de Guinée. Quant à Blaise Compaoré, il était - jusqu'à ce qu'il cède la place à Djibrill Bassolé, son chef de la diplomatie - grand maître de la Grande Loge du Burkina, qui compte dans ses rangs de nombreux ministres, diplomates et hommes d'affaires, notamment une partie de la direction de la chambre de commerce nationale. Plus au sud, le Béninois Thomas Boni Yayi, évangéliste patenté, a toujours contesté son appartenance à la franc-maçonnerie mais cultive d'étroites relations dans le milieu. Le Togolais  Faure Gnassingbéentretient le doute, et fait sourire certains frères : « Ce jeune président a vite compris le moyen de contrôler son élite », remarquent-ils.

Seul le Sénégal, berceau de la franc-maçonnerie africaine au XIXe siècle, semble connaître un léger recul. Pourquoi ? Les confréries y tiennent une place plus importante, au point que l'appartenance à telle ou telle loge a été utilisée comme une arme de dénigrement au cours de la campagne présidentielle. Le camp d'Abdoulaye Wade, le chef de l'État sortant, a accusé Macky Sall d'« en être » (information démentie par l'intéressé), oubliant au passage que « Gorgui » avait lui-même été initié. Avant lui, l'ancien président Abdou Diouf était réputé très proche de la maçonnerie.

Cooptation

Combien sont-ils ? Difficile à dire avec exactitude. « On compte entre 25 000 et 30 000 francs-maçons en Afrique francophone, dont 15 % de femmes, estime Hervé-Emmanuel Nkom, initié au Grand Orient. Nos soeurs sont bien implantées  en Côte d'Ivoire, au Bénin, au Gabon et à Madagascar.  » Elles sont avocates, médecins, pharmaciennes, journalistes... Sur le plan de l'africanisation de la maçonnerie, la Grande Île est très avancée avec une dizaine d'obédiences, dont le Grand Rite malgache (GRM), la Grande Loge traditionnelle et symbolique de Madagascar (GLTSM) ou le Grand Rite malgache féminin (GRMF). L'homme d'affaires Andry Rabefarihy et l'ancien directeur général de l'Institut malgache d'innovation Martial Rahariaka ne font pas mystère de leur appartenance.

Frère célèbre, le Gabonais Omar Bongo Ondimba pensait que « l'engagement à l'Art royal exig[eait] des frères et soeurs qu'ils s'impliquent de plus en plus dans les choses de la cité ». Les francs-maçons régnaient alors à tous les échelons du pouvoir à Libreville, même si le chef permettait à des non-initiés d'accéder à des postes à responsabilités. Bongo père avait même réussi le pari d'unifier la maçonnerie gabonaise masculine en créant, en 1978, le Grand Rite équatorial, reconnu par le Grand Orient de France (GODF) et par la Grande Loge de France (GLDF).

En 2010, Ali Bongo Ondimba n'avait pas aimé de voir diffusées les images de son intronisation.

Le Congolais Denis Sassou Nguesso perpétue aujourd'hui cette politique : il a initié le Centrafricain François Bozizé et se pose en doyen des grands maîtres des loges de l'Afrique francophone. Le président Idriss Déby Itno est le très discret grand maître de la Grande Loge du Tchad. Son homologue camerounais, Paul Biya, qui a souvent été présenté comme un rosicrucien (c'est-à-dire comme un membre de l'ordre de la Rose-Croix, société ésotérique), aurait autrefois été initié à la franc-maçonnerie mais serait en sommeil depuis longtemps. La Grande Loge unie du Cameroun (Gluc), pilotée par le grand maître Denis Bouallo, a son site internet, interface pour la cooptation de nouveaux membres.

Depuis plus de vingt ans, la Grande Loge nationale française (GLNF) mène une large offensive afin de s'implanter dans les cercles du pouvoir africain où ministres et chefs d'État ont déjà été initiés. L'ex-grand maître Jean-Charles Foellner, très souvent en mission en Afrique, et son successeur, l'avocat d'affaires niçois proche de Nicolas Sarkozy, François Stifani, ont été les principaux artisans de cette conquête. Initié dans une loge au Sénégal, c'est devant Foellner que Denis Sassou Nguesso a prêté serment comme grand maître de la Grande Loge du Congo en novembre 2007. Parmi les personnalités présentes, le neveu du président congolais et patron du Conseil national de sécurité (CNS), l'influent Jean-Dominique Okemba. Trois mois plus tard, le Congo accueillait à Pointe-Noire la seizième édition des Rehfram. Représenté par Émile Ouosso,déjà ministre de l'Équipement et des Travaux publics, le président congolais donnait sa vision du franc-maçon : « Un être de progrès qui avance, un être de dépassement, capable de s'affranchir des exigences du milieu, un être de perspectives dont les anticipations peuvent et doivent aller au-delà de la contrainte de sélection. » Aujourd'hui, une bonne partie du gouvernement et de l'appareil sécuritaire du pays est franc-maçon. Et l'opposant Guy-Romain Kinfoussia est le grand maître du Grand Orient du Congo - ce qui n'est pas sans rappeler la guerre qui avait opposé, à la fin des années 1990, Sassou Nguesso et Pascal Lissouba, initié au Grand Orient de Besançon.

Sous Ali Bongo Ondimbale système maçonnique a été reconduit à Libreville.  L'émission Infrarouge diffusée en décembre 2010 sur France 2 a dévoilé les dessous de son intronisation, le fils reprenant le maillet de son père pour officier au grade de grand maître de la Grande Loge du Gabon. Ce 31 octobre 2009, on reconnaît sur la vidéo l'ex-ministre des Affaires étrangères Paul Toungui, son collègue de l'Éducation nationale Séraphin Moundounga, le doyen du SénatMarcel Sandoungout, le patron du Conseil national de sécurité Léon Paul Ngoulakia, des généraux de l'armée et même plusieurs cadres de l'opposition.

Le chef de l'État gabonais souhaite aujourd'hui placer Jean-Baptiste Bikalou, patron de la Chambre de commerce et d'industrie du Gabon, à la tête de la Grande Loge symbolique du Gabon (GLSG, proche du Grand Orient de France). C'est du moins ce qu'affirme un proche de l'actuel grand maître, Antoine Embinga, par ailleurs débarqué de son poste de commandant en chef de la police en janvier dernier. La cousine germaine du chef de l'État, Nicole Assélé, est, quant à elle, vénérable à la Grande Loge féminine du Gabon. Et Ali Bongo Ondimba n'a plus rien à craindre de l'ex-ministre de l'Intérieur et opposant « éclairé » André Mba Obame, qui s'est mis en sommeil et exilé à Paris.

Lobbying

Pour beaucoup, ce système de gouvernance par cooptation trouve son fondement dans la Françafrique. De Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » de De Gaulle, à Nicolas Sarkozy, en passant par François Mitterrand, la franc-maçonnerie a souvent servi de réseau d'information et de lobbying dans les plus hautes sphères du pouvoir économique et politique. Nombre de ministres de la Coopération (dont Christian Nucci et Jacques Godfrain), des responsables des services de renseignements (comme Marcel Leroy ou Alain Juillet) ou des responsables de l'Agence française de développement (AFD) sont ou ont été francs-maçons.

Des réseaux qui peuvent aussi s'affronter au gré des intérêts politiques ou économiques ou des alternances au pouvoir. Ce qui explique que les querelles soient fréquentes à la tête des loges. Aujourd'hui, de grandes figures comme Denis Sassou Nguesso et Djibrill Bassolé, patron de la Grande Loge du Burkina, sont souvent appelées pour ramener le calme, comme dans le conflit qui a opposé l'avocat Louis Mbanewar Bataka, ancien grand maître de la Grande Loge nationale du Togo (GLNT) peu désireux de passer la main, à Roggy Kossi Paass, l'ex-directeur général chargé du Togo à la Banque internationale pour l'Afrique de l'Ouest (BIAO), qui lui a finalement succédé.

Une certitude : la fascination des dirigeants pour la franc-maçonnerie ne se dément pas. « Mais ce n'est pas un mal africain, plaisante un frère. Dans les années 1970, en France, Giscard d'Estaing voulait lui aussi entrer à la Grande Loge de France (GLDF). Mais il ne souhaitait pas faire son apprentissage : il voulait gravir rapidement tous les échelons. »Du coup, l'affaire a tourné court, et Giscard est resté profane.

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Pascal Airault,
 envoyé spécial à Libreville.


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Le message du Grand Maître du  
 pour l'Océan Indien


 

 

 

Le besoin de paix et de stabilité est de plus en plus revendiqué par un nombre croissant de peuples, toutefois il existe encore (au sens figuré et très concrètement)

 
 

trop de barrières entre les hommes et les femmes de toutes conditions désireuses de s’affranchir des limites étroites de tout ce qui ne provient pas du domaine spirituel, de toutes ces fausses circonstances souvent fabriquées par la peur et l’ignorance et qui empêchent de surmonter l’obstacle des différences.

 

Nos racines sont au ciel et pourtant comme le sentait déjà NEWTON, les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts….y compris dans les démarches initiatiques.

 

 

 

En lien avec son Grand Maître Mondial, le Très Illustre Frère Jean-Marc Aractingi,  il est désormais possible pour toute personne ( homme ou femme ) de toutes confessions , sans exclusive absolue,  qui est attirée par les richesses léguées à l’humanité tant par l’Orient que par l’Occident de trouver au sein du Grand Orient Arabe Œcuménique un asile de prédilection pour devenir de parfaits ouvriers du rapprochement entre l’imaginaire et la spiritualité de ces deux mondes.

 

 

 

Le Grand Orient Arabe Œcuménique, via le rite judéo-chrétien et musulman, extrêmement original et enrichissant qu’il propose et qui permet de bénéficier d’ approches complémentaires puisées dans les richesses de l’Occident et de l’Orient arabe,  du monde arabe et du monde non arabe,  est une invite à l’art de partager au-delà des murs étroits des religions singulières.

 

 

 

Et ceci se réalisera sous peu en cette terre de l’Ile de la Réunion, qui réunit en son sein pacifiquement diverses communautés humaines.

 

 

 

Si la Franc-Maçonnerie est déjà très présente à l’Ile de la Réunion, notre obédience ne vient pas faire concurrence, elle ne cherche qu’à permettre,  à tous ceux et celles qui en ressentent le désir,  une approche différente pour créer des moments de sérénité  et d’Œcuménisme, qu’on ne trouve nulle part ailleurs et autrement ,est de se projeter dans un avenir de véritable communion humaine.

 

 

 

Nombreux sont les maçons et maçonnes qui ne se retrouvent pas forcément dans des approches rituéliques traditionnelles qui laissent de côté la richesse de l’ésotérisme musulman,  la force des confréries et la subtilité des mystiques musulmanes,  ou qui , de confession musulmane, ne sont pas forcément à même de faire bénéficier de leurs richesses propres dans un cadre adapté toutes et celles qui travaillent à leur côté à la gloire du Grand Architecte de l’Univers.

 

 

 

 

 

Indéniablement , si tel est notre désir, nous aurons les moyens de nous donner les clés pour dépasser les oppositions qui tenaillent notre époque turbulente pourtant si riches de promesses et de rêves,  en nous incitant,  pas à pas , à déployer nos trésors spirituels pour établir ainsi un « pont de force » entre Orient et Occident et renforcer les efforts de tant d’illustres prédécesseurs, anonymes ou célèbres.

 

 

 

 

Puissions-nous ensemble bâtir ainsi les fondations d’un élan pérenne vers un monde plus solidaire, fraternel et équitable puisqu’il est de notre devoir naturel et supérieur d’être celui où celle qui devient la plus haute idée que le Divin créateur se fait de nous.

 

 

 

C’est le souhait et la vision que j’ai de la présence toute proche et concrète du Grand Orient Arabe Œcuménique pour l’océan indien qui prendra son envol de l’île de la Réunion pour atteindre d’autres points d’ancrage en ses alentours

 

 

Bruno RAFFI

 

 

 

 

 

 

 

Grand Maître du Grand Orient Arabe  

Œcuménique pour l'Océan Indien

 

 

 

 

goaooceanindien@yahoo.fr

 

 

 

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Dossier : Les Présidents Africains Francs-Maçons

 

Si les "Frères de Lumière" hantent les palais présidentiels du continent, ils ont davantage perpétué les travers de la Françafrique que diffusé l'idéal humaniste maçonnique.

 

La scène a près de huit ans d'âge mais n'a pas pris une ride. Le 22 octobre 2000, à la nuit tombée, le criminologue Alain Bauer, alors grand maître du Grand Orient de France (GODF), reçoit cet appel insolite d'un conseiller élyséen : « Un colonel de la gendarmerie mobile de Côte d'Ivoire veut vous parler de toute urgence. » Soit. Bientôt, un dialogue ubuesque s'engage entre le pandore africain et le dignitaire franc-maçon replet au crâne poli, amateur de havanes et de mots d'esprit. « J'ai pour instruction de marcher sur le siège du FPI à la tête d'une colonne blindée, confie le gradé, faisant ainsi allusion au Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, vainqueur annoncé d'un scrutin présidentiel orageux. Or cet ordre est contraire à mes convictions maçonniques. J'ai besoin de tes conseils. » « Les valeurs démocratiques valent plus qu'une injonction illégale », tranche Bauer. « En tant que militaire, je suis soumis au devoir d'obéissance », riposte le gendarme. « Si tu ne suis pas ta conscience, assène le grand maître, on te radie de l'obédience. » Le lendemain, l'ex-patron du GO découvre, en parcourant le quotidien Libération, qu'un convoi lancé sur le QG abidjanais de Gbagbo a mystérieusement changé de cap. « Pour une fois, ironise-t-il, j'ai eu l'impression de servir à quelque chose. Quelle puissance ! »

 

Trombinoscope

 

Tous les chefs d'État africains francs-maçons gravitent dans l'orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

Les frères au grand jour

1) Omar Bongo Ondimba (Gabon).(Note du GOAO, remplacé après sa mort par son fils Ali Bongo)  

2) Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).

3) Idriss Déby Itno (Tchad).

4) François Bozizé (République centrafricaine). A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d'une Église du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l'automne 2007 la bénédiction du pape Benoît XVI.

 

 

Les frères de l'ombre

Ceux-là s'abstiennent de confirmer, voire démentent. Il arrive que les sources initiées consultées par L'Express se contredisent...

5) Abdoulaye Wade (Sénégal). A, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D'autant qu'il doit tenir compte de l'hostilité de l'islam confrérique envers la franc-maçonnerie.

6) Blaise Compaoré (Burkina Faso). Parrainé par son ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé.

7) Amadou Toumani Touré (Mali).

8) Mamadou Tandja (Niger).

9) Thomas Yayi Boni (Bénin).

10) Paul Biya (Cameroun). Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères

Ils ont été approchés et envisagent de rallier la « tribu ».

11) Faure Gnassingbé (Togo).

12) Joseph Kabila (République démocratique du Congo).

 

Réseau des réseaux, la maçonnerie n'en finit plus de fasciner, au risque du fantasme. En Afrique plus qu'ailleurs, la saga des « frères trois points » s'est trouvé un terreau fertile, tant ses codes et ses usages y font écho à la magie des rites initiatiques ou du bois sacré et à la force ancestrale du clan. Le désir d'accéder à ce sanctuaire laïc de l'élite blanche, puis le souci d'instaurer avec l'ex-métropole coloniale des canaux inconnus des profanes, discrets vecteurs d'influences, ont fait le reste. Au-delà des fables, un fait : sur le continent, une douzaine de chefs d'État de l'espace francophone ont « reçu la lumière ». Seul le Gabonais Omar Bongo Ondimba, initié jadis par un certain Naudy, inspecteur général des PTT, athée et socialiste, revendique cette allégeance. Maître du Congo Brazzaville, son cadet et néanmoins beau-père, Denis Sassou-Nguesso, alias DSN, longtemps énigmatique, sinon méfiant, se fait prosélyte. Au point d'avoir orchestré la « conversion » du putschiste centrafricain François Bozizé et du Tchadien Idriss Déby, initié en 1996 en même temps que ses cousins zaghawa Tom et Timan Erdimi, devenus depuis lors les cerveaux d'une rébellion aux aguets en lisière du Darfour soudanais... Les soutiens fraternels n'ont pas manqué à Jean Ping, gabonais lui aussi, lorsqu'il brigua la présidence de la Commission de l'Union africaine. Pour le reste, on navigue entre rumeurs, demi aveux et démentis ambigus.

Mesurée à l'aune des guerres et guérillas qui endeuillent l'Afrique, l'autorité de la maçonnerie a du plomb dans l'aile. Car l'histoire des médiations entreprises çà et là au nom des « enfants de la Veuve » ressemble à s'y méprendre à la chronique d'un long échec. Certes, les « frangins » peuvent à bon droit se prévaloir de leur activisme louable dans les coulisses du centre Kléber, théâtre en janvier 2003 d'un rabibochage inter ivoirien aussi théâtral que fictif. Lors de la révolte civile qui ébranla 1991 l'assise du Malgache Didier Ratsiraka, il se peut que la sage neutralité des frères engagés de part et d'autre ait concouru, aussi, dans l'ombre des influentes Églises malgaches, à conjurer le spectre du bain de sang. Tout comme elle entravera, une décennie plus tard, l'insurrection de Toamasina (l'ex-Tamatave), bastion d'un Ratsiraka qui récuse la victoire de son rival Marc Ravalomanana. De même, en rédigeant ès qualités un document solennel, la Fraternelle béninoise a sans doute amplifié en 1989 la portée de la Conférence nationale, vaste déballage un rien pagailleux dont l'ex-Dahomey fut le pionnier. Reste que la traçabilité des succès revendiqués paraît pour le moins aléatoire. Allez prouver que l'on doit à l'aura de tel vénérable l'alternance apaisée du Sénégal en 2000, ou, deux ans plus tard, la retenue du général ivoirien Robert Gueï, tenté d'arracher par les armes un mandat présidentiel que lui refusent les urnes... « Oui, nous avons évité des conflits armés ! » tonne l'avocat François Stifani, grand maître de la Grande Loge nationale française (GLNF). Où et quand ? Mystère.

 

Un legs colonial

 

Dédiée à « Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés », la première loge en terre africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal. Il s'agira longtemps d'une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires. Plusieurs maçons fameux ont plaidé en faveur de l'abolition de l'esclavage, notamment l'abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor Schœlcher. D'autres ont œuvré à l'expansion de l'empire français, tels Pierre Savorgnan de Brazza et Jules Ferry, désireux d'« apporter les Lumières aux races inférieures ». L'émir algérien Abd el-Kader a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au xxe siècle. Citons le Sénégalais Blaise Diagne, nommé commissaire de la République en 1918 par Clemenceau, puis sous-secrétaire d'État aux Colonies sous Paul Doumer, ou le Guyanais Félix Eboué, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l'Afrique centrale à la France libre. A l'heure des indépendances, les loges africaines s'émancipent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du GO et de la GLNF.

A lire : La FRANC-MAÇONNERIE en Afrique, par Georges Odo. Éditions maçonniques de France, 2000.


Les revers, eux, sont dénués d'ambiguïtés. En 1993, la tentative de réconciliation menée au siège du GO entre le satrape togolais Gnassingbé Eyadema et ses opposants n'aboutit à rien. Quand, en 2003, Alain Bauer réunit les émissaires des crocodiles du marigot ivoirien, c'est pour entendre un maçon pro Gbagbo lâcher sans ciller que « les Burkinabés - entendez les musulmans dioula du nord du pays - ne sont pas des êtres humains ». Mais aucun épisode ne reflète mieux l'impuissance des « triponctués » que le fiasco congolais. Conflit ô combien fratricide : il met aux prises dès 1993 le président sortant Pascal Lissouba, adepte du Grand Orient initié l'année précédente à Besançon, au lendemain de sa prestation de serment, et le général Denis Sassou-Nguesso, illuminé quant à lui à Dakar sous le label GLNF. Pour l'anecdote, Sassou avait vainement tenté d'attirer son futur ennemi juré dans l'orbite de sa propre obédience… Missions multiples, appels pressants, palabres « sous le maillet » : rien n'y fit. Pas même l'entregent du roué Bongo. « La raison avait quitté la Cité, soupire Joseph Badila, ancien très puissant souverain grand commandeur du Grand Orient et des loges associées du Congo (1). L'appétit de pouvoir prévaut souvent sur nos idéaux. C'est ainsi : les maçons sont partout, la maçonnerie nulle part. » Conseiller pour l'Afrique de François Mitterrand entre 1981 et 1986, le frère Guy Penne connaît la complainte. « Je me souviens avoir organisé des agapes - banquet rituel - à la mairie de Pointe-Noire. Six convives, venus de tous les camps. Ce fut très fraternel. Un mois après, ils se foutaient sur la gueule. »

 

Déchirements internes et guéguerres de succession

 

 

En août 1999, même topo. Réunis au siège du GO, rue Cadet (Paris IXe), les envoyés des trois belligérants - Sassou, Lissouba et Bernard Kolélas - doivent finaliser un « pré-accord ». Las ! On attendra en vain la délégation du premier nommé. C'est dire combien la sévère mise en demeure adressée quelques mois plus tôt aux frères dévoyés par Philippe Guglielmi, alors à la tête du Grand Orient, avait fait long feu. Le prédécesseur d'Alain Bauer peut au moins se targuer d'une intercession utile : en joignant in extremis DSN en brousse, il sauva sans doute la vie à six civils, dont trois francs-maçons, que les miliciens Cobra du futur vainqueur brûlaient de liquider.

Si le tablier, l'équerre et le compas garnissent la panoplie de tant de puissants, ils ont longtemps suscité la méfiance, voire l'hostilité des potentats du continent, hantés par la terreur du complot. Pour preuve, cet échange, en 1981, entre Guy Penne et le Béninois Mathieu Kérékou, marxiste repenti sur le tard. En visite à Cotonou, l'africain de l'Élysée prévient son hôte de son intention de rendre visite dans l'après-midi à ses frères locaux.

« Comment ? Vous êtes franc-maçon ? tonne Kérékou. Et Mitterrand le sait ? - Bien sûr. - L'est-il lui-même ? - Non. - Et il vous laisse faire... Au fait, pourquoi m'en parler ? - Mes amis hésitent à se réunir sans votre aval. Or leurs requêtes écrites restent sans réponse. - Mais qui vous dit qu'ils ne conspirent pas contre moi ? » Plus tard, le même Penne s'emploiera à désamorcer les soupçons de Laurent Gbagbo, dont l'oncle, Laurent Ottro, patron de la Société ivoirienne de raffinage, est pourtant un frère fameux. Il faut dire que la Côte d'Ivoire fut, sous le règne du très catholique Félix Houphouët-Boigny, le théâtre d'authentiques persécutions. En 1963, invoquant une cabale imaginaire, le patriarche de Yamoussoukro embastille plusieurs ministres et députés. Ernest Boka périra en détention. Quant aux rescapés, ils seront réhabilités, après qu'Houphouët, fourvoyé à l'en croire par le chef de sa police, eut fait amende honorable. Et c'est sur les instances de Pierre Biarnès, alors correspondant du Monde en Afrique de l'Ouest et mandaté par le Grand Orient, qu'il autorise les frangins du cru à « rallumer les feux ». Le Zaïrois Mobutu, lui, lève en 1972 à la demande du GO de Belgique l'interdit décrété sept ans plus tôt. Quant au Malgache Ratsiraka, il affiche envers les « trois-points » une défiance inaltérable. « Normal, grince Guy Penne. Un despote marxisant marié à une grenouille de bénitier : voilà bien le cocktail antimaçonnique parfait. » Au jeu des anathèmes, les sectes évangéliques supplantent désormais l'Église de Rome. « Il a fallu les calmer, ces pasteurs, admet un proche de Sassou. Des frères hauts placés au sein des services de sécurité s'en sont occupés. » Nulle part pourtant la chasse aux maçons ne fut plus barbare qu'au Liberia anglophone, paradis des loges jusqu'au coup d'État du sergent Samuel Doe (1980). Sur fond de massacres, le mutin ordonnera le saccage du temple le plus fameux de Monrovia. S'il n'y a pas mort d'homme, la violence des querelles au sein même de la nébuleuse des Lumières laisse pantois. Il y a bien sûr la rivalité entre le GODF, réputé de gauche et très attaché à la laïcité, et la GLNF, qui attend de ses ouailles la foi en un Grand Architecte d'essence divine ; classée à droite, celle-ci doit à sa stratégie d'entrisme par le haut - priorité à la cooptation des chefs d'État - de tailler depuis vingt ans des croupières au Grand Orient, pionnier de l'enracinement maçon en terre d'Afrique. Témoin, le 90e anniversaire de la Grande Loge nationale française, fêté avec faste en décembre 2003 dans un palace cannois : un écran géant déployé dans le lobby du Grand Hôtel diffuse alors en boucle l'arrivée à l'aéroport de Nice d'une demi-douzaine de présidents africains, Bongo et Sassou en tête, escortés par le grand maître Jean-Charles Foellner. Mais il y a surtout les déchirements internes et les guéguerres de succession

 

Un rire franc et maçon

 

Autrefois patron de la cellule africaine de l'Élysée, le truculent Guy Penne, lui-même haut gradé du Grand Orient, se plaît à raconter cette anecdote : « Un jour que nous discutons à trois - Omar Bongo, François Mitterrand et moi - le président se met à me charrier en ces termes : “Ah ! mais c'est vrai que, tous les deux, vous êtes... Comment dit-on chez vous, déjà ? Des cousins ? Non, des frères, c'est cela.” Bref, il faisait son numéro et, pour tout dire, se fendait la pêche. » Enclin à ironiser sur les « frérots la grattouille », référence à la poignée de main codée des trois points, l'homme de Latché appréciait en connaisseur la blague favorite de son ami Penne. Laquelle met en scène un initié cuisant à petit feu dans une marmite, au centre d'un village africain. En désespoir de cause, le captif adresse au sorcier local le signe de détresse des maçons. « Tu es un frère ? », s'enquiert le marabout. « J'en suis. - De quelle obédience ? - C'est tellement important ? - Oui, j'aime préciser sur le menu. »

 

« Pourquoi pas une ligne Subvention Foellner au Budget ? »

 

Le profane ne saurait soupçonner la virulence des imprécations, parfois fondées d'ailleurs, qui circulent par courrier ou sur le Web. Affairisme, détournements de fonds, cavalerie financière, mœurs, alcoolisme : tout est bon pour détrôner l'adversaire. En 2004, un document suffit à ébranler les colonnes du temple GLNF. Il s'agit de la photocopie d'une lettre à en-tête du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie du Congo Brazzaville, datée du 18 novembre 2002 et signée par Rodolphe Adada, titulaire du portefeuille à l'époque. La missive prie le trésorier-payeur général de remettre, « sur instructions du président de la République », la somme de 250 millions de francs CFA - soit plus de 380 000 euros - au grand maître Foellner. « Montage ! Faux grossier ! s'insurge Adada, prompt à pointer les incohérences de la lettre. Si le chef de l'État voulait faire don d'une telle somme, croyez-vous vraiment qu'il agirait ainsi ? Pourquoi pas inscrire carrément une ligne Subvention Foellner au Budget ? » « Ce poulet est douteux, nuance un Congolais initié à plus d'un titre, mais la pratique est courante. Dans le genre, croyez-moi, on a vu pire. » Jamais Alain Bauer n'oubliera ce tête-à-tête avec Omar Bongo, au Palais du bord de mer, à Libreville, ni les trois mallettes pleines de cash, posées sur l'estrade où trône le bureau du chef. « Il prétendait épauler ainsi la fraternité, se souvient le criminologue. Un vrai choc culturel... »

 

« Un univers pourri jusqu'à la moelle »

 

Un autre travers fausse l'équerre : l'initiation à marche forcée de despotes élus ou pas, hermétiques aux idéaux humanistes de la maçonnerie et propulsés au sommet de la hiérarchie, sinon à la tête d'une obédience taillée sur mesure. « Brûler ainsi les étapes, c'est idiot », grommelle Guy Penne. Tel fut le cas du défunt Robert Gueï, initié en présence d'une brochette d'anciens officiers français et catapulté en un clin d'œil au 33e degré, dignité suprême. Soulève-t-on ce dévoiement et l'ascension météorique de Sassou devant François Stifani (GLNF) ? La riposte cingle : « Je ne peux pas vous laisser dire ça. Le président Sassou-Nguesso tient son maillet de manière impeccable. Chez lui, l'observance des rites est exemplaire. Moi, à la différence de mes amis du GO, je ne fais pas de politique. » L'ennui, c'est que DSN, lui, ne fait que cela. « Il veut verrouiller un consensus maçon en sa faveur d'ici à l'échéance présidentielle de 2009, avance un dignitaire congolais. Son gouvernement compte une vingtaine de frères, mais où sont les écoles, les dispensaires, les routes, les emplois, les retraites, la justice, la solidarité, le partage. Où ? Que devient le pactole que nous vaut la flambée du cours du pétrole ? » « Cessons donc d'infliger des leçons à l'Afrique, réplique Stifani l'Antibois. Pourquoi la France jetterait-elle l'anathème sur ses leaders au moment où l'Amérique et la Chine les courtisent ? » Antibois, certes. Anti-langue de bois, voire...

Au Gabon, au Congo-Brazza ou au Cameroun, décrocher un maroquin demeure, pour le non-initié, un authentique exploit. Reste que l'allégeance maçonne ne suffit pas toujours. En décembre 2004, le frère centrafricain Charles Massi, candidat à la magistrature suprême, sollicite les conseils de Bongo. A l'en croire, celui-ci lui suggère de négocier avec son futur vainqueur François Bozizé un accord de désistement mutuel « sous le couvert de la Veuve ». Trois ans plus tard, le même Massi, nommé entre-temps à l'Agriculture, fera les frais d'un remaniement, tout comme Enoch Lakoué-Derant, protégé de Sassou et prétendant malheureux à la primature (2).

Maçonnerie d'affaires, maçonnerie du ventre : maintes histoires de corruption plombent, en Afrique comme ailleurs, le prestige des loges. « Ma première impression ? Un univers pourri jusqu'à la moelle », assène Alain Bauer. « Dans le business, concède un proche de Sassou-Nguesso, le risque de trafic d'influence n'est jamais loin. A offres égales, je choisis le frère. Mais je vois mal un décideur écarter le mieux-disant profane au profit d'un initié. » En revanche, la fraternelle postcoloniale n'a rien d'un mythe. « Les passerelles fonctionnent, souligne Joseph Badila. Pour le pire, dès lors qu'elles perpétuent les travers de la Françafrique. Et pour le meilleur, parfois. Quand on peinait à instaurer à Brazza le guichet unique pour les entreprises, j'ai appelé un frère, expert en la matière au cabinet d'Alain Madelin, alors ministre de l'Économie. Sa venue nous a été utile. »

 

L'hôtel de Montesquiou, siège du ministère de la Coopération, a vu passer sous ses lambris plus d'un frangin. Avec un bonheur inégal : paravent d'un pillage des fonds publics, le Carrefour du développement torpilla en 1984 la carrière du socialiste Christian Nucci et de son chef de cabinet Yves Chalier, son parrain en maçonnerie, tendance Grand Orient. Plus tard vint l'Aveyronnais Jacques Godfrain, jadis élu... de Saint-Affrique. Comment le sait-on ? Grâce à la convocation à un atelier de son obédience que ce disciple de Jacques Foccart avait laissé traîner sur une photocopieuse. Machiavel africain de la France gaulliste, Foccart avait pris soin d'affranchir Guy Penne, fraîchement installé au 2, rue de L'Élysée. « Vous vous débrouillez pas mal, lui dit-il alors. Les premiers échos sont bons. Au fait, vous savez ce qui vous vaut d'être là ? Votre profil franc-mac'. » Un pedigree qui ne sauvera pas l'ancien patron du Quai d'Orsay, Roland Dumas, suspendu du GO par Alain Bauer sur fond d'affaire Elf. Question à 1 million de CFA : Omar Bongo aurait-il exigé - et obtenu- la tête de Jean-Marie Bockel si ce dernier avait été maçon ? Question à 2 millions de CFA : Bockel aurait-il dans ce cas prétendu « signer l'acte de décès de la Françafrique » ?

Qui l'eût cru ? Les initiés sont légions au sein de la tribu des « sorciers blancs », ces conseillers en communication familiers des palais africains. Témoin, Patricia Balme. A l'en croire, la fondatrice de PB Com International n'a jamais évoqué son engagement maçonnique avec ses clients, tels le président camerounais Paul Biya, le chef d'État centrafricain François Bozizé, l'opposant ivoirien Alassane Ouattara ou l'ex-ministre français Renaud Dutreil. Étrange coïncidence : tous, à l'exception de Biya, affilié à la mouvance Rose-Croix, sont des « triponctués ».

 

Quelques cadavres et de troublantes énigmes

 

Les placards de la maçonnerie franco-africaine recèlent encore quelques cadavres et plus d'une troublante énigme. A commencer par la mort, en février 1987, de Michel Baroin, ancien grand maître du GO et alors patron de la Garantie mutuelle des fonctionnaires (GMF), tué avec six frères, tous hommes d'affaires, lors du crash de son jet privé sur les flancs du mont Cameroun. Un autre épisode, plus ancien, mérite qu'on s'y arrête : l'assassinat, le 26 août 1973, du communiste tchadien Outel Bono, trois jours avant le lancement programmé d'un nouveau parti d'opposition. Selon les proches de cet ancien médecin-chef de l'hôpital de Fort-Lamy - aujourd'hui N'Djamena - son sort aurait été en partie scellé lors d'échanges entre le gouverneur de la Banque de développement du Tchad et un ex-colonel des services français, nommé Henri Bayonne, tous deux membres de la même loge parisienne de la GLNF. Pure coïncidence, sans doute.

(1) Joseph Badila est l'auteur de La FRANC-MAÇONNERIE en Afrique noire (Detrad, 2004).

(2) La Lettre du continent, bimestriel confidentiel très au fait des arcanes maçonnes.

 Source : L’Express