Iran,Turquie,Egypte

IRAN-TURQUIE-EGYPTE

 IRAN

Inaugurée sous l'Empire avec l'ambassadeur Askeri-Khan, la pratique de l'Initiation de personnalités iraniennes mettait en évidence l'influence du Grand Orient de France sur la propagation des idées de la Révolution française en Iran et constituait pour les Loges concernées une source de prestige. 

Les Loges installées en territoire iranien travaillent, de nos jours, sous l'obédience d'une Grande Loge d'Iran, fondée le 1mars 1969| avant cette date, elles relevaient de trois obédiences dictinctes: la Grande Loge d'Ecosse, la Grande Loge Nationale Française et la Grande Loge Unie d'Allemagne. La plus ancienne de ces Loges encore en activité fut constituée en 1919 sous le titre distinctif "Light in Iran", n1191 de la Grande Loge d'Ecosse (actuellement n1 de la Grande Loge d'Iran)| elle devait être suivie, en l'espace de cinquante ans, d'une trentaine d'autres Ateliers. Mais la première Loge en date est "Le Réveil de l'Iran", sous l'obédience du Grand Orient de France au 6novembre 1907.


Inaugurated under the Empire with the ambassador, Asker-Khan, the practice of initiation of Iranian figures highlighted the influence of the Grand Orient of France on the propagation of ideas of the French Revolution in Iran and was concerned for Lodges a source of prestige.

Lodges located in the Iranian work, nowadays, under the rule of a Grand Lodge of Iran based on
1Mar 1969 | before that date, they were within three faiths dictinctes: Grand Lodge of Scotland, Great French National Lodge and the United Grand Lodge of Germany. The oldest of these lodges still in business was incorporated in 1919 under the distinctive title "Light in Iran," n1191 of the Grand Lodge of Scotland (currently n1 of the Grand Lodge of Iran) | it must be followed in the 'space of fifty years, some thirty other workshops. But the first Lodge to date is "The Wake of Iran, under the obedience of the Grand Orient de France to 6 November 1907.




En 1857, la Clémente Amitié initiait plusieurs
diplomates iraniens de haut rang (le Prince Reza-Khan, les généraux Mirza-Reza-Khan et Nehriman-Khan, et Mirza-Malcom-Khan, ministre ad interim des affaires étrangères), qu'elle allait fêter en 1873  à l'occasion de leur visite en France. 
La gravure ci-dessus, parue en 1860 dans un journal parisien, est intitulée Initiation Maconnique de l'ambassadeur de Perse. Même si la légende de la gravure ne le précise pas, il semble vraisemblable que ce soit à la Clémente Amitié.
source: site ifrance.com 



Prince Askari Khan (1755, ?)

Prince de sang impérial de Perse, oncle de l’Empereur régnant et son Ambassadeur en France, il fut admis dans la Royale mère loge écossaise, sous le titre du Contrat Social et de Saint Alexandre d’Ecosse Réunis, le 24 Novembre 1809.

Cet illustre candidat, âgé de 35 ans répondit aux questions qui lui furent adressés par le frère Thory, Vénérable de la loge :

« Monsieur, le ciel a bien pu m’accorder quelque gloire et m’enorgueillir d’une illustre origine, mais loin de me laisser éblouir par l’éclat d’une grandeur éphémère qui doit passer un jour avec moi dans le tombeau, je désire acquérir une gloire plus solide et plus vraie, celle de vivre dans l’estime des gens de bien, et de partager avec vous la reconnaissance des hommes malheureux. On m’a dit beaucoup de bien des francs-maçons ; je désire appartenir à leur société, puisqu’il se réunissent pour pratiquer les vertus et secourir l’indigent ».

Le Prince, après la réception, remercia ainsi l’assemblée :

«  Je vous promets fidélité, amitié, estime ; souffrez que je vous fasse présent digne de véritables Français. Recevez ce sabre qui m’a servi dans vingt sept batailles ; puisse cet hommage vous convaincre des sentiments que vous m’avez inspirés, et du plaisir que j’ai d’appartenir à votre ordre ».

La réception du Prince Askeri Khan fut des plus remarquables ; rien de ce qui pouvait lui donner de l’intérêt n’avait été négligé, les accessoires même excitèrent la surprise du néophyte.

L’appartement où il devait se reposer était décoré dans le goût asiatique. Son Excellence, après l’avoir examiné avec le plus grand soin dit : « A la vue de cet appartement, je me croirais en Perse ; je vois bien que je suis « au milieu de mes amis ».

Le Prince Askéri Khan assista à la fête de l’ordre célébrée le 28 décembre 1809au Grand Orient de France ; il y fut accueilli de la même manière la plus distinguée et la plus fraternelle, et il témoigna sa reconnaissance avec une extrême sensibilité.

Source : Précis historique de l’ordre de la franc-maçonnerie.. par Jean Claude Besuchet de Saunois, 1829.
 

 

Mirza Malkom Khan,(1833-1908), Franc-Maçon
Mirza Malkom Khan Nazem-ed-doleh est un iranien d'origine arménienne qui a été ambassadeur du gouvernement iranien à Londres (1874-1889) et à Rome (1899-1909). Il a oeuvré pour la modernisation et la démocratie en Iran. Il fut un des hommes ayant joué un rôle majeur pour l'instauration de la Constitution iranienne. Pendant son séjour à Londres, il a créé un hebdomadaire en persan, Qanoun (« la Loi »). 52 numéros ont été publiés. En 1858, avec l'autorisation de Nasser-ed-dine Shah, il crée la première loge maçonnique (Faramoush Khaneh) en Iran. 4 ans plus tard, sur ordre du Shah, il mit fin aux activités de cette loge. Critique littéraire et journaliste, il avait un style narratoire simple qui se distinguait du style de son époque et qui a permis aux futurs journalistes iraniens de s'exprimer dans un style tout nouveau. Le titre de Nazem-eddoleh lui fut octroyé.

Mirza Malkam Khan (1833-1908), also spelled as Malkom Khan, was an Iranian proponent of Freemasonry active during the period leading up to the Iranian Constitutional Revolution. A believer in Social Darwinism, Malkom Khan espoused an Iran modeled on the values of the enlightenment and urged a return to a "Persian" heritage.
Khan was born to an Armenian Christian family in Persia and educated at the Samuel Muradian school in Paris from 1843–51. He later returned to Persia, converted to Shia Islam, and entered government service. He was elected as instructor at the newly established Tehran Polytechnic, Dar ul-Funun, in 1852. He went to Paris in the diplomatic service in 1857.
Malkom Khan introduced Freemasonry in Persia in 1859, and was exiled by Nasser ad-Din Shah for doing so in 1862. He was later pardoned and given a post at the embassy in Constantinople. He returned to Tehran in 1872 as assistant to Grand Vizier Mirza Hasan Khan Pirnia, Moshir ad-Douleh, and became the chief of the Persian legation in London (and later ambassador) in 1872. He remained in the position until 1888, and lost his position in 1889 as the result of a scandal over selling a cancelled concession for a lottery.
From London, Khan attacked both the shah and Persian government, and edited the news-sheet Qanun, which was banned in Persia but read by the shah and his ministers. Khan eventually became recognised as the most important Persian moderniser of the century, and he was later pardoned and reinstated as ambassador to Italy by Mozaffar ad-Din Shah in 1898 with the title of Nezam od-Dowlah. He remained ambassador to Italy until his death in 1908 
Source : Wikipédia
  


Le Prince Soleiman Mirza Eskandari (1863), Franc-Maçon
"L’influence des idées propagées par des associations d’inspiration maçonnique
d’obédience française se retrouve également au niveau de la fondation des partis politiques modernes comme le “Tûdè”. En effet, le fondateur de ce parti fut le Prince Soleiman Mirzâ Eskandari, membre de la loge“Adamyat”, qui a également joué un rôle positif dans la révolution constitutionnelle".

Son of Mohsen Mirza Kafil_od_dowleh, he was born in Tehran, 1863. His grandfather, Mohammad Taher Mirza was one of Abbas Mirza's grandsons, who had translated Alexander Dumas's The Three Musketeers into Persian. After his elementary education he entered Darolfonun and got his diploma from there. He published Eiuq in 1900, the contents of which was not favored by the premier, Amin_os_sultan, and was suspended immediately. He taught mathematics for some time in Tehran schools. Was appointed the head of post department in Kermanshah. Being a member of Adamiyat Society, he intended to found a branch of this society in there.

sources: iranworldinstitute et iichs.org

 



Mirza Jahanguir Khan, Franc-Maçon
 

"les élites du pays célébraient la mémoire des personnages comme Déhkhoda, Foroughi, Hakim-Ol-Molk, Al-Afghani, Mirza Jahanguir etc. de l’autre, ils ignoraient que ces hommes avaient appartenu à la franc-maçonnerie et que les idées de la Révolution française -Chères aux intellectuels du pays - s’étaient introduites en Iran grâce, en partie, aux loges maçonniques".

Mirzā Jahāngir Khān (≈1870, or 1875, ShirazJune 4, 1908, Tehran) (Persian:
میرزا جهانگیرخان), mostly known as Mirzā Jahāngir Khān Shirāzi (شيرازى ) and Jahāngir-Khān-e Sūr-e-Esrāfil (جهانگیرخان صوراسرافیل), was an Iranian writer and intellectual, and a revolutionary during the Iranian Constitutional Revolution (1905 -1911). He is best known for his bold editorship of the progressive weekly newspaper Sur-e Esrāfil, of which he was also the founder. He was executed, at the age of 38, or 32, for his revolutionary zeal, following the successful coup d'état of Mohammad-Ali Shah Qajar in June 1908. His execution took place in Bāgh-e Shāh (باغشاه - The Garden of Shah) in Tehran, and was attended by Mohammad-Ali Shah himself. He shared this fate simultaneously with his fellow revolutionary Mirzā Nasro'llah Beheshti, better known as Malek al-Motakallemin. It has been reported that immediately before his execution he had said "Long live the constitutional government" (Zendeh bād Mashrouteh) and pointed to the ground and uttered the words "O Land, we are [being] killed for the sake of your preservation [/protection]" (Ey Khāk, mā barāye hefz-e to koshteh shodim).
source: wikipedia et iranworldinstitute



Mohammad Ali Foroughi, Premier Ministre, Célèbre Franc-Maçon


Mohammad Foroughi avec le Chah


Mohammad Ali Foroughi (en persan : محمدعلی فروغی), également connu sous le nom de Zoka ol-Molk (en persan : ذکاءالملک) est un homme politique iranien né en 1877 et mort en 1943. Il a été Premier ministre de l'Iran à trois reprises. Né à Ispahan, il étudie à l'école Dar ol-Fonoun de Téhéran. Il devient directeur de l'école de sciences politiques d'Iran en 1907 et embrasse une carrière politique en 1909 en devenant représentant de Téhéran au Majles. Il deviendra ensuite porte-parole et sera ministre dans plusieurs
gouvernements. 
Foroughi joua un rôle important dans l'accession au pouvoir de
Mohammad Reza Chah après que Reza Chah fut forcé d'abdiquer et de s'exiler par les Britanniques et les Soviétiques le 16 septembre 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale
Mohammad AliForoughi a été ambassadeur d'Iran aux
États-Unis. Il était franc-maçon
Il est mort à 66 ans, peu après l'accession au trône de Mohammad Reza Chah

Mohammad Ali Foroughi Zoka-ol-Molk ( Persian: 1877 - 1943, محمدعلی فروغی ذكاءالملك ) was a politician and Prime Minister of Iran. He was born to a family from Isfahan and studied at the élite school of Dar ol-Fonoon (دارالفنون - House of Sciences) in Tehran. In 1907 he became director of Tehran School of Political Sciences (Madraseh-ye olum-e siyasi).

In 1909 Foroughi entered politics as a member of Majlis (Parliament), representing Tehran. He subsequenty became speaker of the house and later minister in several cabinets.

source: wikipédia




Mohammed Mossadegh, Premier Ministre d'Iran, Franc-Maçon

Mohammad Mossadegh (en persan : محمد مصدق) est un homme politique iranien né le 19 mai ou le 16 juin[1] 1882 à Téhéran et mort le 5 mars 1967 à Ahmadabad. Il a été Premier ministre de l'Iran de 1951 à 1953. Connu pour avoir nationalisé l’industrie pétrolière iranienne en 1951, il reste, dans de nombreux pays, un symbole de nationalisme

Mohammad Mosaddeq (Persian: محمد مصدق, also Mosaddegh, Mossadegh, or Musaddiq) (19 May 1882 – 5 March 1967) was the Prime Minister of Iran[1][2] from 1951 to 1953 when he was removed from power by a coup d'état. From an aristocratic background, Mosaddeq was an author, administrator, lawyer, prominent parliamentarian, and politician, famous for his passionate opposition to foreign intervention in Iran. He is most famous as the architect of the nationalization of the Iranian oil industry, which had been under British control since 1913 through the Anglo-Iranian Oil Company (AIOC) (later British Petroleum or BP). The Anglo-Iranian Oil Co. was controlled by the British government.[ Mosaddeq was removed from power in a coup, August 19, 1953 organized and carried out by the United States CIA at the request of the British MI6 which chose Iranian General Fazlollah Zahedi to succeed Mossadegh. The CIA called the coup Operation Ajax[6] after its CIA cryptonym, and as the 28 Mordad 1332 coup in Iran, after its date on the Iranian calendar. Mosaddeq was imprisoned for three years, then put under house arrest until his death.
Among many in the Middle East, Mosaddeq is viewed as a hero of
anti-imperialism, and a victim of imperialist greed for Iran's oil. Clerical dissatisfaction with Mossadeq's secular rule played a role in the coup, fomented by CIA propaganda.

source:wikipédia

 


L'Empereur Mohammed Reza Shah Pahlavi, Empereur de l'Iran de 1941 à 1979, Franc-Maçon?

Shah of Iran (Shah Mohammed Reza Pahlevi) - a long-time friend to the US and its allies, he was forced to leave his country when it was taken over by Muslim fundamentalists under the regime of Ayatollah Khomeini. In some quarters, he is claimed to be a Mason. However according to a Mason in Washington DC, his late ex-Imperial Majesty (HIM), the King of Kings and the Light of the Aryans, would NEVER deign to even be made a Freemason at sight, let alone go through all the ritual. This Mason writes 
"However, the younger of his two sons from his 3rd wife is a Freemason. Few exiled Freemasons from Iran know, or will confess, that a bunch of bootlickers among them (in order not to render the then ruling Shah further paranoid about the Freemasons and their supposed ties to the over-feared British) decided to have HIM personally pick the Grand Master (GM) of the Grand Lodge of Iran (GLI). The Shah picked one of his cronies and the crony remained GM until the revolution, when he fled Iran and left a whole bunch of GLI documents behind in his home which were easily discovered by the Ayatollah's men and formed the blacklist of Freemasons. This GM died last year in Manhattan after 19 years in exile and not one peep about GLI. You see, ROYALIST IRANIAN OPPORTUNISTS JOINED THE CRAFT BECAUSE THEY WERE CONVINCED IT REALLY WAS A CONSPIRACY GROUP WITH TIES TO THE FORMER TRADITIONAL SUPERPOWER IN THE NEAR EAST, GREAT BRITAIN, AND THEY WANTED TO BE IN ON THE GREAT CONSPIRACY AND GAIN A POST OR SOMETHING IN THEIR LITTLE KINGDOM. And the Shah was therefore suspect of these individuals and played both sides -- on the one hand encouraging their existence but also (several years before the revolution) "exposing" the Freemasons via the SAVAK secret police and hired journalists."
 
(Our source for this information asked that we not credit him directly. His identification is on file with us and validated, however.)

source:www.masonicinfo.com
 


Amir-Abbas Hoveyda,Premier Ministre d'Iran, Franc-Maçon.
Amir Abbas Hoveida (en persan : امیر عباس هویدا) est un homme politique iranien né dans une famille de confession bahaïe né le 18 février 1919 à Téhéran et mort le 7 avril 1979 dans la même ville. Son nom se transcrit également Hoveyda. Son personnage était associé à l'orchidée qu'il portait à sa boutonnière et à la pipe qu'il fumait ostensiblement.
"C'est sous le patronage d'Abdollah Entezam, ministre des Affaires Etrangères et grand-maître de la loge Foroughi, qu'il intégrera la franc-maçonnerie en 1960. Cette affiliation à une confrérie secrète était considérée comme un moyen d'élévation dans la sphère du pouvoir. Pour ses adversaires, notamment les religieux, comme le bras armé de l'impérialisme britannique".


Amir-Abbas Hoveyda, Persian: امیرعباس هویدا; Amīr `Abbās Hoveyda (February 18, 1920April 7, 1979) was an Iranian politician. He served as Prime Minister of Iran from January 27, 1965 to August 7, 1977.

source: wikipedia
           Nouvel Observateur du 24/01/2009





Hossein Ala (1882-1964), Premier Ministre d'Iran, Franc-Maçon
Hossein Alaʾ (en persan : حسین علاء), né en 1882 à Téhéran et mort en 1964, était un homme politique iranien. Il a étudié à Londres et a commencé la politique après un poste au Ministère des Affaires étrangères iranien.Il est ensuite devenu député au Majles et faisait partie de ceux qui s'opposaient à la chute de la dynastie des Qajar à l'époque où Reza Shah Pahlavi a pris le pouvoir en 1925.De 1934 à 1936, il est ambassadeur d'Iran au Royaume-Uni. Il sera de nouveau ambassadeur aux États-Unis entre 1946 et 1950.Il est nommé premier ministre en 1951, et ne reste qu'un mois au pouvoir avant d'être remplacé par Mohammad Mossadegh. Il est de nouveau premier ministre entre le 7 avril 1955 et le 3 avril 1957. Sous son mandat, la durée du mandat de député passe de deux à quatre ans. Après son poste de premier ministre, il est nommé Ministre de la Cour par le Shah, un poste qu'il occupera jusqu'à sa mort en 1964.Ses tendances politiques étaient considérées comme pro-britanniques, et certains disent qu'il était membre de la franc-maçonnerie.En 1969, lors de la création de la Grande loge d'Iran, il fut un des 3 candidats à la Grande Maîtrise. Finalement, le choix s'est porté sur Jafar Sharif-Emami.Hossein Ala a été titulaire de l'ordre de Taj (couronne), première classe, dont le nombre des titulaires était limité à 10.

Hosein Alā (Hussein Ala; December 1882 in Tehran - 13 July 1964 in Tehran) was a Prime Minister of Iran during 1951. He was born in 1882 in Tehran and spent his early years in London. He was educated at Westminster School and studied law at the University of London after which he was admitted to the bar at Inner Temple. He became involved in politics through a position in the Foreign Affairs Ministry of Iran.

He then became a Member of Parliament and was among the opposition to the fall of the Qajar dynasty during the Shah Pahlavi transition.

From 1934 to 1936, Alā was ambassador to the United Kingdom. Alā was Iranian Ambassador to the United States from 1946 to 1950.

His premiership, however, did not last long. During his administration, the term of service of Members of Parliament was increased from 2 to 4 years. He was later appointed as Court Minister, remaining one until his death in 1964 at the age of 82
source:wikipédia



Jafar Sharif Emami Premier Ministre d'Iran en 1960 et 1978, Franc-Maçon
Jafar Sharif-Emami (en persan : جعفر شریف‌امامی) est un homme politique iranien né le 8 septembre 1910 à Téhéran et mort le 16 juin 1998 à New York. Il a été premier ministre de l'Iran à deux reprises.
Jafar Sharif-Emami a effectué des études d'ingénieur en
Allemagne et en Suisse. Il été ministre dans le cabinet de Manouchehr Eghbal.
Il est devenu premier ministre en
1960, puis une deuxième fois en 1978, quelques mois avant la Révolution.
Il a été Grand Maître de la Grande loge d'Iran de sa création en 1969 jusqu'à la révolution iranienne en 1979.


Born in Tehran on September 8, 1910 to a clerical family. After high school, Sharif-Emami was sent (along with thirty other young men) to Germany where he studied for eighteen months, returning to Iran in 1930 to work with State Railroad Organization until the Anglo-Soviet Invasion. Years later he was sent to Sweden for technical training, returning in 1939. Held in detention by the invaders
Arrested in summer of 1943 for alleged ties to Germany he was kept in detention along with many other members of Iran's elite. After his release he was appointed director general of the Irrigation Agency. In June 1950, prime minister and General Haj-Ali Razmara appointed him acting minister and then minister of roads, his first cabinet post.
He served as a Minister in
Manuchehr Eqbal's cabinet.
He became Prime Minister in 1960 and again in 1978 a few months before the overthrow of the Shah. He was appointed prime minister by Shah on August 27, 1978 because of his ties to clergy. During his short tenure, he undid many of the Shah's plans including the closing of casinos (owned by Pahlavi Foundation), abandoning the Imperial calendar, abolishing the
Rastakhiz Party and allowing all political parties to be active. All of his efforts to reform the political system in Iran, was overshadowed by the Black Friday massacre in Jaleh Square (September 8, 1978), mass protests, martial law and nation wide strikes, which brought the country's economy to its knees. He resigned his post on November 6, 1978.
For some years he was also the Grand Master of the Grand Lodge of Iran, which gave him some informal influence among Iran's political elite.
He died on June 16, 1998 in New York City

source: wikipedia 






Document du Diplôme de la Grande Loge d'Iran daté de 1976 et signé par le Grand maître de l'époque Sharif Emami





Masonic Lodge 1955


TURQUIE


Louis Amiable
L'Initiation du Prince Mourad (Sultan en 1876), fils du sultan Abdul Medjit, le 20 octobre 1872 à eu lieu à Constantinople, en secret, dans la maison de l'avocat français Louis Amiable. L'initiative en revient au notable grec Cléanthi Scalieri, Vénérable de la loge Hé ou i Proodos (Le Progrès) créée sous les auspices du Grand Orient de France




Le Sultan de Turquie Murad V, Franc-Maçon.
Les premières loges turques apparaissent à partir de 1861. Elles comptent parmi leurs membres le Prince Murad qui deviendra le Sultan Murad V ainsi que ses frères Nouredine et Kamaledine.

L'Initiation du Prince Mourad (Sultan en 1876), fils du sultan Abdul Medjit, le 20 octobre 1872 à eu lieu à Constantinople, en secret, dans la maison de l'avocat français Louis Amiable. L'initiative en revient au notable grec Cléanthi Scalieri, Vénérable de la loge Hé Proodos (Le Progrès) créée sous les auspices du Grand Orient de France


Namik Kemal ( 1840-1888 ) , poète et écrivain était membre de la loge maçonnique " i Proodos" ( Le progrés ) de Constantinople créée en 1868, célèbre pour avoir ouvert la porte de son temple aux musulmans et employé des rituels en langue turque.
source: Wikipédia
 Thierry Zarcone






Le Grand Vizir Mustapha Rachid Pacha (1800-1858), Franc-Maçon.
Il fut six fois Grand Vizir et six fois Ambassadeur Extraordinaire en France. Il a été initié à la franc-maçonnerie en Angleterre.
( ici sur la photo en Egypte).
source: site egyptdantan.com



Le Prince Egyptien Mustafa Fazi Pacha, fils ainé de Muhammad Ali et demi-frère du Khédive d'Egypte Isma'il Pacha, Franc-Maçon
Initié à l'Union d'Orient, il fut en Turquie tour à tour ministre de l'éducation en 1862, ministre des finances en 1864, et président du conseil du Trésor en 1865.
source: Thierry Zarcone, Mystiques, Philosophes et Francs-Maçons en Islam, Jean Maisonneuve, Paris


Le Prince Egyptien Mohammed Abdelhalim Pacha né en 1831, Franc-Maçon

Mohammed Abd-ul Halim Pacha;d'origine égyptienne, frère du Khédive d'Egypte se rendit très jeune à Paris et n'a pu participé à la renaissance égyptienne. Il a été instruit par les Ottomans et est le fondateur du Suprême Conseil de Turquie. Fondateur du "Rite Ottoman Rectifié", il s'opposa au Suprême Conseil du R.E.A.A. turc. Exilé en Belgique il obtint une patente de Grand Maître de District ce qui lui permit de fonder la première Grande Loge Egyptienne en Belgique.

source: egyptdantan 




Reza Tevfik, Premier Ministre de Turquie, Grand Maître de la franc-maçonnerie turque.




Mehmet Talaat Pacha, Grand Vizir et Grand Maître au 33° de la franc-maçonnerie turque.

Mehmet Talaat Pacha était un des leaders des Jeunes-Turcs, un homme d'État ottoman, grand vizir et membre principal de la Sublime Porte de 1913 à 1918.

Talat était le premier vénérable maître(ou président) de la grande loge de Turquie. Il commença la franc-maçonnerie en 1903, à Thessalonique, dans la loge du Macedonia Risorta, avec les membres de son parti. Un an plus tard, il passera à la loge Veritas et y occupera le poste de second surveillant.

En 1909, il monte au 33e degré et prend la tête du Rite écossais ancien et accepté. Il prend à ce moment-là place parmi les fondateurs de la loge de la patrie à Istanbul. Ses fonctions à la loge l'obligeront à laisser son titre de grand vizir en 1910.

Durant son mandat de grand vizir, il répondit ainsi aux injures dirigées contre lui :

« …On m'accuse d'être maçon. Oui, je suis maçon. J'ai accepté la franc-maçonnerie pour le bonheur de l'humanité, tout comme j'ai embrassé le bektachisme en tant que voie de choix nationaliste… »

source: Wikipédia





Cavit Bey, Ancien Ministre des Finances, Franc-Maçon
Mehmet Cavit Bey (1875-1926) était un économiste turc, rédacteur en chef de journal et politicien  . Il était un homme politique de premier plan et membre du gouvernement au cours de la dernière période de l'Empire ottoman.  . Au début de la période républicaine, il a été exécuté pour son implication dans une tentative d'assassinat
source:wikipédia







Le Président Mustapha Kemal Pacha Ataturk (1881-1938) Président de la République de Turquie, Franc-Maçon

Il fut membre de la Loge Italienne " Macedonia Resorta et Veritas"


Mustafa Kemal,
1906, Damas

En 1907 il obtient le rang de Kolağası (entre capitaine et commandant). Il reçoit une lettre de son ami Fethi Okyar lui disant qu'il perd son temps en Syrie, et que la révolution qu'il attend se produirait dans les Balkans. Mustafa Kemal essaie donc de se faire transférer dans une garnison européenne. Il s'y emploie pendant plus d'un an, faisant jouer toutes ses relations au sein du ministère de la guerre. Il est finalement nommé à la 3e armée, basée à Salonique en 1907.

Là, il découvre puis adhère à une puissante organisation révolutionnaire : le Comité Union et Progrès qui seront responsables du génocide arménien de 1915. La même année, il adhère avec Fethi Okyar à la franc-maçonnerie (référence?). C'est à l’abri des loges que le Comité union et progrès se réunit. Mustafa Kemal adhère à la loge Vedata. Cette loge est composée en grande partie d'étrangers, ce qui le pousse à la quitter.
Au printemps
1908, la révolution Jeunes-Turcs éclate. Niazi, l'un des dirigeants du mouvement, s'isole avec une poignée de partisans dans les montagnes macédoniennes. Mais Mustafa Kemal ne suit pas immédiatement le mouvement, il est persuadé que la révolution serait un échec. Le sultan dépêche l'armée pour mater les maquisards, mais l'armée se révolte à son tour contre le sultan. Celui-ci rejette toutes les fautes sur ses conseillers et annonce la création d'un gouvernement constitutionnel. C'est une victoire pour les Jeunes-Turcs qui s'empressent de rétablir la constitution de 1876.
En
1910, il est envoyé en France et prend part à des manœuvres en Picardie. Il y découvre avec son ami Ali Fethi Okyar la Franc-maçonnerie française[réf. nécessaire] et se fait beaucoup d'amis qui l'aident plus tard dans la guerre d'indépendance à la fin de la Première Guerre mondiale. En 1911, il commence à travailler sous le commandement du chef d'état-major à İstanbul.
source: photo et texte Wikipedia
Dictionnaire historique des Francs-Maçons, Jean-André Faucher, Perrin, 1988.




Le Président Suleyman Demirel , Franc-Maçon
Süleyman Demirel est un homme d’état turc, neuvième président de la république. Il a dirigé sept fois le gouvernement. Issu d'une famille modeste, né à İslamköy, province d’Isparta en Turquie, le 1er novembre 1924.
Né dans la région d'Isparta (sud du plateau anatolien), au sein d'une famille de paysans aisés, Süleyman Demirel obtient son diplôme d'ingénieur en hydraulique en 1949 à Istanbul, puis bénéficie d'une bourse américaine pour étudier aux États-Unis. Rentré en Turquie, il est nommé, à trente et un ans, à la tête des Travaux publics, où son activité débordante lui vaut le surnom de « roi des barrages ».Après le coup d'État militaire du 27 mai 1960 qui renverse le gouvernement d'Adnan Menderes, dont il est le protégé, Demirel se fait homme d'affaires ; il y réussit fort bien en très peu de temps comme ingénieur-conseil et représentant de sociétés étrangères.Toujours aussi actif, il se lance simultanément dans la politique au sein du Parti de la Justice (A.P.), qui succède au Parti démocrate, dissous en 1960. Inconnu du grand public, il crée la surprise en se faisant élire en 1964 à la présidence du A.P. Il bénéficie du soutien des amis d'Adnan Menderes et des milieux d'affaires qu'il a fréquentés au sein de la franc-maçonnerie turque.
source: wikipédia
           encyclopédie
 

 

 EGYPTE









 

La Franc- Maçonnerie en Egypte: L'existence de 2 loges travaillant au rite de Gagliostro

En 1851, était publié un ouvrage en langue italienne, intitulé "Carte segrete e atti ufficiali della polizia austriaca in Italia, dal 4 giugno 1814 al 22 marzo 1848" (Documents secrets et actes officiels de la police autrichienne en Italie, du 4 juin 1814 au 22 mars 1848). Dans ce recueil, figure, entre autres, un rapport d’enquête de décembre 1818 concernant une certaine "Société Secrète Egyptienne".

  • 1  - Ce rapport est cité dans quelques ouvrages ; mais c'est la première fois qu'en est (...)

2Voici, en première partie, ce rapport, que nous avons traduit en français1. Puis, en seconde partie, nous présentons des commentaires et une analyse.

Texte du rapport de police de 1818

3Chapitre "Société Secrète Egyptienne", Documents secrets et actes officiels de la police autrichienne en Italie (du 4 juin 1814 au 22 mars 1848), édités par Luigi Arnaldi, Volume premier (1814-1829), 1851, pp. 117-121.

Document n°45 (Venise, 1er décembre 1818)

4- 1) Selon une communication confidentielle, qui n’a cependant pas été ratifiée, il s’est formé en Egypte une secte secrète politique, sous la protection du Pacha, dont l’objectif semble être de susciter des changements politiques dans les îles Ioniennes et en Italie, en utilisant des formes et des symboles maçonniques. Et l’on dit que dans ce but cette secte maintient des émissaires et des agents dans les îles d’Europe et dans les ports de la mer Méditerranée.

  • 2  - Idem dans le texte original italien. Il s'agit sans doute de l'abréviation de (...)

5- 2) Avec une extrême confidentialité, je vous communique, Monsieur le Cons.2 Directeur Général, une copie de ces renseignements qui sont parvenus en propre à Monsieur le Président du Conseil aulique de police.

6- 3) L’important trafic commercial de Venise avec l’Egypte – et avec les endroits où se trouvent les agents de la susdite Secte Egyptienne, ou bien dans lesquels ils peuvent se rendre – peut offrir l’occasion d’examiner avec précaution si les choses susdites sont fondées, ou si elles sont peut-être imaginaires. Pour cette raison, je recommande cet objet à votre attention, Monsieur le Cons. Directeur Général, et je vous prie en même temps de me communiquer, le moment venu, les résultats des observations que vous aurez faites.

7Goess

Document n° 46 (sans lieu, ni date) [suite du précédent]

8- 4) Renseignements sur la "Société Secrète Egyptienne" établie à Alexandrie et au Caire, recueillis par un émissaire du consul ottoman Angelo Cazzaiti, résidant à Livourne.

  • 3  - Mot latin, pluriel irrégulier de "assecla", signifiant "adeptes".

9- 5) La "Société Secrète Egyptienne" est toute maçonnique. Elle n’exclut aucune religion. Elle est organisée sur la base de la fraternité la plus loyale. Ses membres s’appellent "Assecli"3. Le serment est le suivant : "Je promets et je jure de ne jamais révéler les secrets qui me seront communiqués dans ce temple, et d’obéir aveuglément à mes supérieurs".

10- 6) Après, le néophyte récite le psaume de David, "Memento Domine et omnis mansuetudinis…", en remplaçant la personne de David par celle du Grand Cophte (ainsi s’appelle le Vénérable, ou chef de la Secte).

11- 7) La "Société Maçonnique Egyptienne" réformée promet à ses adeptes de les conduire à la perfection, et ainsi à la véritable félicité, grâce au moyen de la régénération tant physique que morale. On fait croire aux "Assecli" que la Maçonnerie Egyptienne descend de Enoch et de Elie. Le rôle particulier du Grand Cophte est de promouvoir tout ce qui contribue à la prospérité de la Secte et à sa propagation, et il la dirige en même temps vers son véritable objectif, qui est celui de l’indépendance des peuples.

  • 4  -  Sous l'Empire napoléonien, on avait institué la "Saint-Napoléon" qui avait (...)

12- 8) Il y a de nombreuses coutumes superstitieuses qui font partie de la Maçonnerie. On pratique les deux banquets rituels annuels à la fête de saint Jean l’Evangéliste et à celle de saint Jean-Baptiste. Et maintenant s’est ajouté un troisième banquet le jour de la fête votive de Napoléon4, dont l’effigie se conserve sur une médaille d’or accrochée au mur de la loge.

13- 9) Tous les anciens Maçons sont reçus à Alexandrie et au Caire, quand ils présentent leurs patentes. On les munit d’argent et on les emploie à la mesure de leurs talents pour voyager en Italie, dans le reste de l’Europe ou en Amérique, afin que prospère et se répande la Société.

14- 10) Toutes les sectes sont admises, et celles aussi de stricte et haute observance, particulièrement celle des Illuminés.

15- 11) On maintient l’ancien usage maçonnique de donner aux nouveaux initiés deux paires de gants, et on a introduit l’innovation de joindre à ceux-ci une touffe de cheveux, avec l’obligation de les offrir à un homme qui serait connu par le néophyte comme le plus digne d’être honoré.

  • 5  - Selon le Rituel de la Maçonnerie Egyptienne (Ed. des Cahiers Astrologiques, 1948, p. 50), (...)

16- 12) On pratique les grades maçonniques du Rite Ecossais, Ancien et Accepté. Et, lors du passage de grade en grade, ainsi parle le Grand Cophte dans la loge : "Par le pouvoir que je tiens du Grand Cophte, restaurateur de notre Ordre, et par la grâce de Dieu, je vous confère le grade de Compagnon (ou Maître) et vous constitue gardien des nouvelles connaissances auxquelles nous allons vous faire participer, sous les noms sacrés de Helion, Melion  et Testagramaton"5 (paroles sacrées, mais grecques, dont on ignore la signification).

17- 13) Les femmes aussi sont admises dans la Société, et pour elles les formalités sont les mêmes. Sur l’ensemble des deux loges d’Alexandrie et du Caire, les femmes arabes et grecques sont au nombre de 300 ; les membres des deux loges sont au nombre d’environ 13 000. Les apôtres de la Secte font des tournées pour recruter des prosélytes tant en Allemagne et en Italie que dans le reste de l’Europe. Ces femmes aussi font des tournées et agissent, mais peu ont la capacité d’entreprendre des voyages, alors que beaucoup sont en mesure de former des prosélytes et de prêter leurs noms pour les correspondances avec l’étranger. Les femmes turques ne sont pas admises.

18- 14) Il y a deux loges en Egypte, l’une à Alexandrie – qui est la principale –, l’autre au Caire.

  • 6  - Ce Missier Valessy semble être un surnom ironique ou un nom de code désignant Mehmet Aly. En (...)

19- 15) Le Pacha d’Egypte Mehmet Aly, Missier Valessy6, qui depuis longtemps tend à devenir indépendant de la Sublime Porte, qui déploie des artifices de politique raffinée, qui flatte les Européens et qui professe les principes les plus libéraux, protège la Société Secrète Egyptienne. Il fait profiter celle-ci de ses trésors, et il fournit aussi des recommandations aux  voyageurs en tournée et à ceux qui sont recrutés à l’étranger par ses chargés d’affaires.

20- 16) L’ex-consul de France au Caire, Drovetti, piémontais, Grand-Cophte de la Loge d’Alexandrie, a les moyens de dépenser pour la prospérité de la Secte, et il entretient une correspondance avec Boghos, le premier ministre du Pacha.

21- 17) Les consuls des différentes grandes puissances sont aussi membres de ladite Secte, mais excepté le consul anglais aucun ne jouit de l’intime amitié de l’ex-consul Drovetti, et par conséquent ils ne sont pas au courant de toutes les opérations, surtout celles concernant l’indépendance des peuples.

  • 7  - Il s'agit du consul d'Autriche, Carlo de Rosetti, originaire de Trieste, qui jouait (...)
  • 8  - Cette dernière phrase fait peut-être référence à Rosetti, et non à Macardi.

22- 18) Le consul impérial Rosetti7, n’en fait pas partie ; il est très vieux. En fait partie le vice-consul Macardi, mais celui-ci cherche à tout savoir, et il ne fait rien, car la Société le considère comme un homme de peu d’esprit. Il est de tout cœur attaché à notre Souverain8.

23- 19) En Allemagne, en Italie et dans d’autres parties de l’Europe, où il y a des chargés d’affaires égyptiens, les Anglais les utilisent grâce à leur machiavélisme politique. Et le Pacha, pour ses propres objectifs nationaux, est l’ami des Anglais, de sorte qu’il favorise leurs visées politiques et commerciales.

24- 20) Noms des correspondants du Pacha ayant le titre de chargé d’affaires commerciales, culturelles et politiques, dans différents pays :

25- A Livourne, Orfilla. A Gênes, Salech-Effendi. A Trieste, Bolco. A Marseille, Lasconi. A Malte, Gibaltar. A Florence, Osman-Aga. A Barcelone, Cotorogola. Ils sont tous égyptiens.

26- A Bologne, Alibardi di Terni ; mais ceci est le nom figurant sur son passeport ; son vrai nom est Giuseppe Dainese, et l’on croit qu’il pourrait être d’origine grecque. A Rome, Orsini Pietro, de Naples ; mais ceci est son nom de passeport ; le vrai nom est Pietro Bossi. Ces deux-là sont des émissaires anglais.

27- 21) N.B. : Il y a, basés à Gênes et payés par la Société Secrète Egyptienne, deux Français : Mr Nasselfault et Mr Rollo.

28- 22) La Casa Feretti d’Ancône reçoit des lettres des dénommés Baffi, Morpurgo et Straolini, pour les renvoyer dans différentes régions d’Italie, et pour correspondre avec les émissaires en tournée et avec les agents anglais.

29- 23) Le médecin Guidotti, toscan ; Mazzi, de Livourne ; Gastoldi, Nizzoli, Ribolla, Bonavina, milanais ; Perone, Pendemonti, Saris, Dary, piémontais ; Luigi Greggi, napolitain : ceux-ci, qui sont maintenant tous établis au Caire, correspondent avec leurs amis et avec les correspondants de la Secte Egyptienne, et ils se servent tantôt du moyen des Anglais, tantôt des chargés d’affaires du Pacha pour les lettres.

  • 9  - En réalité, Bernardino Drovetti.

30- 24) Le Grand-Cophte de la loge d’Alexandrie est le Piémontais Domenico Drovetti9, ex-consul de France ; et le Grand-Cophte de la loge du Caire est l’abbé Belogli, napolitain, lequel fut exilé par le Roi à cause de ses principes révolutionnaires. L’un et l’autre sont très appréciés par le Pacha, mais le premier beaucoup plus que le second, et il dispose à volonté de son trésor, comme cela a été indiqué ci-dessus.

31- 25) Les Grecs secondent avec beaucoup de talent et de finesse toutes les opérations de la Société, à travers toutes les régions d’Europe et d’Italie, particulièrement dans les ports maritimes.

  • 10  - Il s'agit des habitants des îles Ioniennes (Corfou, Zante, etc.) qui, à partir de 1815, (...)

32- 26) A présent, avec ces éclaircissements et avec une connaissance quelque peu meilleure, on peut même essayer de démasquer la traîtrise des Ioniens10, qui envoient eux aussi des émissaires en tournée et entretiennent des correspondances sur les projets du Cabinet russe, objet sur lequel je concentre maintenant toutes mes investigations.

Quelques lumières sur la Société Secrète Egyptienne

33La "Société Secrète Egyptienne" peut sans difficulté être rattachée à la mouvance de la "Maçonnerie Egyptienne", née du croisement entre la Franc-Maçonnerie et l’engouement pour l’Egypte ancienne ("l’égyptomanie").

  • 11  - Sur le Rite de Misraïm, voir Gérard Galtier, Maçonnerie Egyptienne, Rose-Croix et (...)

34L’année 1818 qui est celle du document correspond à une époque où une autre Maçonnerie Egyptienne se répand en France : le Rite de Misraïm (en 90 degrés) dirigé par les frères Bédarride, qui l’ont ramené d’Italie11. Mais ces deux sociétés sont très différentes, même si elles peuvent avoir eu quelques rapports directs ou indirects (par exemple, à travers un Franc-Maçon tel que Mathieu de Lesseps).

35Pour analyser ce document, il faut garder présent à l’esprit qu’il s’agit d’un rapport de police concernant une société secrète. Il est donc probable que certains éléments sont exagérés ou fantasmés (notamment les effectifs de la Société ou l’étendue de son action). Malgré ces réserves, une très grande partie de ce rapport nous semble crédible.

1 - Les protagonistes

Bernardino Drovetti





36Le personnage principal évoqué dans ce rapport de police est Bernardino Drovetti, qui était né dans le Piémont en 1776. Son prénom était bien Bernardino et non Domenico, comme indiqué par erreur dans le rapport. Il avait combattu en Italie dans les armées napoléoniennes et avait su gagner le soutien de Joachim Murat. En 1803, il fut envoyé en Egypte, en tant qu’adjoint du "Commissaire des relations commerciales" (c’est-à-dire du consul) Mathieu de Lesseps (le père de Ferdinand de Lesseps). Mathieu de Lesseps quitta l’Egypte en 1804. Mais Drovetti demeura sur place et il géra le consulat général jusqu’en septembre 1814. Il perdit son poste à l’avènement de Louis XVIII, car il était jugé trop bonapartiste. Néanmoins, il resta en Egypte, et on lui rendit sa charge de consul général de France en 1821. Il demeura en Egypte jusqu’en 1829. Après son retour en Europe, il devint une sorte de consultant et d’expert international dans toutes sortes de domaines (agriculture, médecine, archéologie, diplomatie, etc.), et il fit de nombreux voyages dans diverses capitales et villes universitaires. Il mourut à Turin en 1852.

37Drovetti rassembla trois collections d’antiquités égyptiennes, qui furent vendues successivement au royaume de Piémont-Sardaigne (1824), à la France (1827) et à la Prusse (1836).

38Dès 1804, Mathieu de Lesseps et Bernardino Drovetti avaient soutenu la montée au pouvoir de Méhémet Ali. Plus tard, Drovetti demeura un conseiller écouté du Pacha et il est vraisemblable qu’il ait essayé de mettre à son service la loge maçonnique qu’il dirigeait. Le rapport de police qui date de 1818 correspond à une période où Drovetti a perdu ses fonctions consulaires, mais où il est néanmoins resté très actif.

Les autres consuls

39Le fait que des consuls de grandes puissances censées être en rivalité fréquentent les mêmes loges maçonniques n’est pas tellement étonnant. Dans un pays comme l’Egypte de cette époque, l’ensemble des Européens avaient tendance à se regrouper, d’autant qu’ils étaient le plus souvent de langue italienne, quel que soit le pays pour lequel ils travaillaient (ce n’est que plus tard que la langue française prit de l’importance). En outre, la plupart des puissances européennes soutenaient le régime de Méhémet Ali et essayaient d’affaiblir l’Empire Ottoman. C’était notamment le cas de la Grande-Bretagne. Enfin, comme nous le soulignons dans notre ouvrage, Maçonnerie Egyptienne, Rose-Croix et Néo-Chevalerie, l’on constate souvent la présence de diplomates dans les sociétés ésotériques12.

  • 12  - Idem, pp. 226-227.

Le Pacha Méhémet Ali

40Méhémet Ali était né en 1769 à l’est de Salonique, à Kavala (ville appartenant maintenant à la Grèce). Engagé dans l’armée turque, il fit campagne en Egypte contre les Français (qui occupèrent l’Egypte de 1798 à 1801). Durant la période de troubles et de guerres civiles qui suivit le départ des Français, Méhémet Ali prit le commandement du corps des Albanais, et il parvint finalement à prendre le contrôle définitif de l’Egypte en 1811, en écrasant l’opposition des Mamelouks. Il entreprit alors une politique visant à rendre l’Egypte autonome à l’intérieur de l’Empire Ottoman. En 1841, il obtint du Sultan le gouvernement de l’Egypte à titre héréditaire pour sa descendance. Il mourut à Alexandrie en 1849.

41Pour servir sa politique, le Pacha Méhémet Ali utilisait tous les moyens à sa disposition. Pour cela il acceptait volontiers l’aide des puissances occidentales, sans faire de distinction entre Anglais et Français. Il est vraisemblable qu’il ait pu favoriser une société maçonnique qui prétendait travailler pour ses intérêts. Et ses descendants (jusqu’au roi Farouk) furent toujours des protecteurs de la Franc-Maçonnerie.

2 - Les buts politiques

42L’objectif politique de la Société serait l’indépendance des peuples et en particulier celle de l’Egypte, de l’Italie et des Îles Ioniennes (prélude à l’indépendance de la Grèce). L’ennemi est clairement l’Empire Ottoman, qui défend des intérêts proches de ceux de l’Empire d’Autriche. Les soutiens de la Société sont l’Angleterre, le Pacha Méhémet Ali, et des ressortissants italiens et grecs.

43Il est tout à fait vraisemblable que, à l’instigation de Drovetti, certains chargés d’affaires de Méhémet Ali aient été initiés à la Franc-Maçonnerie afin de faciliter leurs contacts à l’étranger. Néanmoins, le rapport de police fait une confusion entre la Société Secrète Egyptienne et les services de relation extérieure du Pacha, qui semble excessive.

44On peut supposer que le rapport surévalue grandement l’influence réelle de la Société Secrète Egyptienne. Ce qui n’empêche pas que certains de ses dirigeants aient pu désirer qu’elle jouât effectivement le rôle qu’on lui prêtait.

La France

45Les objectifs politiques anti-ottomans de la Société Secrète Egyptienne ne doivent pas être séparés de ce que l’Empire napoléonien utilisa justement la Franc-Maçonnerie comme un outil politique dans l’ensemble des territoires qu’il contrôlait.

46Mais le moment où est rédigé le document que nous étudions (1818) correspond au début de la Restauration en France. Louis XVIII qui doit sa montée sur le trône à la défaite de Napoléon fait profil bas dans sa politique étrangère. Il ne va pas essayer de s’opposer à l’Empire Ottoman. Si Bernardino Drovetti peut se permettre de diriger la Société Secrète Egyptienne, c’est justement car il n’est plus consul de France et qu’il a été remplacé à ce poste. A cette époque, il est devenu totalement autonome, et il travaille d’une part comme collecteur d’antiquités égyptiennes, d’autre part comme conseiller occulte de Méhémet Ali.

47La France est néanmoins présente dans l’idéologie de la Société Secrète Egyptienne, mais c’est celle de Napoléon. La campagne d’Orient de Bonaparte n’avait pas laissé un mauvais souvenir, et elle avait permis à l’Egypte d’affirmer sa personnalité. Une ébauche d’unité italienne s’était mise en place sous la suzeraineté de Napoléon, lors de l’occupation française.

L’Empire Ottoman et l’Empire Autrichien

48Ce texte est révélateur d’une alliance entre les Ottomans et les Autrichiens, face à l’éveil des nationalités. Le document, destiné à la police autrichienne, émane d’un "émissaire du consul ottoman Angelo Cazzaiti, résidant à Livourne".

L’Angleterre

49Face à l’Empire Ottoman, les Anglais représentaient des alliés pour le Pacha Méhémet Ali, de même que pour les nouvelles nations de la mer Méditerranée. En quelque sorte, après 1815, l’Angleterre avait pris la place de la France en tant que puissance libératrice des peuples méditerranéens. C’est du reste la situation à laquelle on assistait dans les Îles Ioniennes où l’Angleterre avait remplacé la France comme puissance suzeraine.

3 - Les lieux

Les ports de la Méditerranée

50Il est intéressant de noter que les ports de la Méditerranée dont il est question ici formaient un réseau qui avaient déjà été mis à profit au XVIIIe siècle dans la création de nouveaux ateliers par la Mère Loge Ecossaise de Marseille. C’est l’occasion de rappeler qu’il ne faut pas confondre la Mère Loge Ecossaise de Marseille et la Mère Loge Ecossaise de France, dont le siège était à Paris ("Loge Saint-Alexandre d’Ecosse et le Contrat Social réunis") et qui pratiquait le "Rite Ecossais Philosophique".

  • 13  - Voir notamment le chapitre "Protestants, Négociants et Francs-Maçons : le rayonnement (...)

51Les membres les plus influents de la Mère Loge Ecossaise de Marseille et de ses filiales étaient des négociants de religion protestante, comme l’a montré Pierre-Yves Beaurepaire dans ses travaux13, tandis que les loges du Rite Ecossais Philosophique (au début du XIXe siècle) avaient un recrutement à la fois plus mondain, plus militaire et plus politique.

Les îles Ioniennes

52Il est question dans ce rapport de police des îles Ioniennes (§ 1 et 26). Il s’agit des îles de Corfou, Céphalonie, Zante (Zakyntos), ainsi que de quelques autres îles moins importantes. Ces îles sont situées au sud de la mer Adriatique, à l’ouest de la Grèce. La population majoritaire était grecque, mais, jusqu’en 1797, ces îles avaient été vassales de Venise, et la langue administrative était l’italien.

  • 14  - Voir Jean Bossu, "Un sage administrateur, le général Donzelot", Renaissance (...)

53Les îles Ioniennes avaient été conquises par l’empire français. L’archipel fut administré par deux Francs-Maçons convaincus : le gouverneur François Donzelot (de 1808 à 1814)14 et le commissaire impérial Mathieu de Lesseps (de 1809 à 1814). Ce dernier, comme indiqué précédemment, avait déjà été en poste en Egypte en 1803 et 1804, et il était alors le supérieur hiérarchique de Drovetti.

  • 15  - Sur la Maçonnerie à Corfou durant l'occupation française, voir l'article de Yves (...)

54A Corfou, sous l’occupation française, il y eut essentiellement deux loges maçonniques15 :

55- Une loge de langue française, appelée "Saint Napoléon", qui comprenait en majorité des membres du personnel militaire et administratif français.

56- Une autre loge, intitulée "Beneficenza e Filogenia riunite" ("La Bienfaisance et La Philogénie réunies"), qui s’affilia à la Mère Loge Ecossaise de France (au Rite Ecossais Philosophique). Elle travaillait en langue italienne tout en manifestant un certain nationalisme hellénique. Le principal dirigeant en fut le comte Dionysios de Roma (1771 - 1857), qui eut un rôle fondamental dans le combat pour l’émancipation de la Grèce.

57Il faut noter que Mathieu de Lesseps fut membre des deux loges à la fois et qu’il était très proche de Dionysios de Roma.

  • 16  - A ce sujet, voir tous les travaux de Christos et Andreas Rizopoulos. Par exemple, Andreas C. (...)

58En 1815, lors de la chute de l’Empire napoléonien, les îles Ioniennes passèrent sous la suzeraineté de l’Angleterre, qui créa un pays autonome appelé "United States of The Ionian Islands". Le Vénérable de la loge "La Beneficenza", Dionysios de Roma, ne s’opposa pas au nouvelles autorités et il créa le "Serene Grand Orient of Greece" dont il devint Grand Maître. Or, il apparaît que Dionysios de Roma utilisa cette structure maçonnique pour appuyer une société secrète politique, la "Philiki Hetairia" ("Société des Amis") qui visait à libérer la Grèce de la domination de l’Empire Ottoman16. L’indépendance de la Grèce fut acquise en 1830. Néanmoins les Îles Ioniennes ne furent intégrées à l’Etat grec qu’en 1864.

4 - Le rite pratique

59Quel est le rite pratiqué par la Société Secrète Egyptienne ? S’agit-il du Rite Ecossais Ancien et Accepté, ainsi qu’il est indiqué, ou du Rite de la Haute Maçonnerie Egyptienne de Cagliostro ? Ou d’un mélange des deux (avec peut-être un apport du Rite Ecossais Philosophique ?).

La Maçonnerie Egyptienne de Cagliostro

60En fait, il apparaît que la plupart des éléments cités dans le rapport de police viennent du Rite Egyptien de Cagliostro. Par exemple :

  • 17  - Rituel de la Maçonnerie Egyptienne, op. cit., p. 28.

61- Le serment qui est prêté est conforme au serment du grade d’Apprenti Egyptien que l’on retrouve dans le "Rituel de la Maçonnerie Egyptienne" de Cagliostro publié en 194817.

62- Le titre de Grand Cophte est celui là même que Cagliostro s’était décerné.

  • 18  -  Idem, p. 35.

63- Il est indiqué que "l’on fait croire aux Assecli que la Maçonnerie Egyptienne descend de Enoch et de Elie". Ceci est conforme au Catéchisme d’Apprenti de la Loge Egyptienne, figurant dans le "Rituel de la Maçonnerie Egyptienne" de Cagliostro, où il est indiqué que "la Maçonnerie a pour pères Enoch et Elie"18.

64De plus, le rapport de police mentionne trois noms sacrés : "Helion, Melion  et Testagramaton". On retrouve ces trois mots dans le Rituel français de Cagliostro sous la forme : "Hélion, Mélion, Tétragrammaton". Le mot "Hélion" signifie "Soleil". "Mélion" semble être une déformation de "Méné" désignant la Lune. Quant à "Tétragrammaton", c’est le tétragramme divin (Yod-Hé-Vaw-Hé). Il est dit que les membres s’appellent "Assecli". Ce terme ne se retrouve pas dans les rituels français de la Maçonnerie Egyptienne de Cagliostro, et il n’est pas utilisé en Italie pour d’autres rites maçonniques. En fait, il s’agit d’un pluriel fautif du mot latin "assecla" (disciple, partisan, acolyte). Le mot "assecla" était couramment utilisé dans le latin médiéval (et jusque dans des textes modernes édités par le Vatican). Il a été réintroduit dans le portugais littéraire moderne du Brésil (un article de journal parle de "Bush e seu assecla, Tony Blair" ; un livre s’intitule Assecla da Cabala). Il est totalement inconnu en italien moderne ; néanmoins, on le trouve dans l’italien littéraire utilisé à Naples, autour de 1800. Par exemple, dans un article du Monitore Napolitano du 16 février 1799, on attaque un certain Fortiguerra, qualifié de "assecla, creatura, stromento dei ministro Acton…".

  • 19  - Antoine Faivre, "Elie Artiste, ou le Messie des Philosophes de la Nature", Aries, (...)

65Il se trouve maintenant que le professeur Antoine Faivre nous fournit d’autres lumières sur le mot "assecla" dans un article récent de la revue Aries, où il écrit19 que, au XVIe siècle, "le médecin Adam von Bodenstein, ardent défenseur de la médecine spagyrique, (…) se définit lui-même comme le premier représentant académique, le premier assecla de l’Ecole de Paracelse". Ce terme "assecla" renvoie donc à un milieu italien traversé par des courants politiques et philosophiques opposés, et dans lequel certaines personnes étaient des adeptes de la médecine spagyrique ; ce qui n’est effectivement pas loin de Cagliostro, qui pratiquait lui-même cette médecine. En conclusion, on peut dire que le rite décrit est bien le Rite Egyptien de Cagliostro. Mais rien n’empêche qu’il y ait eu d’autres grades supérieurs, non décrits dans le rapport.

La continuation du Rite de la Haute Maçonnerie Egyptienne après Cagliostro

66L’on supposait généralement que le Rite de la Haute Maçonnerie Egyptienne avait presque complètement disparu après la mort de Cagliostro. Mais il apparaît que le Rite Egyptien de Cagliostro a été pratiqué dans différentes villes d’Italie après 1815, à une époque où l’on croyait la Maçonnerie complètement interdite dans la péninsule.

  • 20  - Voir les différents documents publiés par Giuseppe GABRIELI dans la Rivista Massonica (vol. (...)

67En effet, le chercheur italien Giuseppe Gabrieli a mis à jour des documents concernant un "Rite Egyptien" dirigé au moins entre 1815 et 1820 par le général et baron Lorenzo de Montemayor (1767-1841), qui portait lui aussi le titre de "Grand Cophte". Dans ses études, Giuseppe Gabrieli20 cite une douzaine de loges réparties sur toute l’Italie (dont trois à Naples et trois loges d’adoption). Ce Rite se plaçait aussi sous la protection des noms sacrés de Helion, Melion et Tetragrammaton. Cependant, il ne menait pas d’actions contestatrices visibles et il semble avoir fonctionné avec l’accord au moins tacite des diverses autorités politiques italiennes de l’époque.

68Il est possible que la Maçonnerie Egyptienne du baron de Montemayor n’ait pas partagé les objectifs politiques de celle de Drovetti et qu’il n’y ait eu aucune relation directe entre les deux organisations. Mais, dans les deux cas, il s’agit de loges liées à l’Italie, subsistant après 1815 et se réclamant de la tradition de Cagliostro.

La présence des femmes

69Le fait que certaines femmes soient membres (§ 13) n’est pas invraisem­blable, contrairement à ce qu’on pourrait supposer. En effet, Cagliostro avait institué des loges d’adoption sous la direction de son épouse Serafina (Lorenza Feliciani). Et sous le Premier Empire, il y eut un certain renouveau des loges d’adoption. De même, l’Ordre de Misraïm eut des loges d’adoption ; ce furent même les principales loges d’adoption en France, à partir de la Restauration.

70En Italie, l’Ordre de Maçonnerie Egyptienne du baron Lorenzo de Montemayor (dont nous venons de parler) avait lui-même des loges d’adoption. Quant aux Carbonari, ils avaient créé des ventes de femmes. Ces dernières étaient appelées "giardiniere" (jardinières). L’un des intérêts de cette formule était qu’elles étaient moins soupçonnées d’activités subversives que leurs homologues masculins. Le fait que la Maçonnerie parallèle de Drovetti, à la fois occultiste et politique, ait accueilli des femmes est donc tout à fait plausible. Par contre, il est clair que le nombre d’adeptes indiqué dans le rapport est totalement exagéré et impossible : 300 femmes, sur un effectif total de 13 000 membres !

71Enfin, le texte comporte un élément curieux : il parle de "femmes arabes et grecques" en tant que membres et il indique que "les femmes turques ne sont pas admises". Il est probable que l’expression "femmes turques" désigne les "femmes musulmanes", comme c’était l’usage à l’époque. Les femmes arabes dont il est question seraient donc des femmes de religion copte ; mais, même si c’est le cas, leur admission nous semble assez douteuse. Nous supposons donc que les adeptes de sexe féminin devaient plutôt être d’origine européenne.

72Effectivement, le livre d’Amalia Nizzoli, Memorie sull’Egitto e specialmente sui costumi delle donne orientali e gli harem (Mémoires sur l’Egypte et spécialement sur les coutumes des femmes orientales et les harems), écrit dans les années 1820, vient témoigner qu’il existait en Egypte des femmes européennes qui avaient une certaine liberté d’action.

La Mère Loge Ecossaise de France et les origines de la Société

73Comment furent créées les deux loges de la Société Secrète Egyptienne de Drovetti ?

74Au XVIIIe siècle, la Mère Loge Ecossaise de Marseille avait fondé des loges à Palerme, à Malte, à Constantinople, à Smyrne et à Salonique. Mais ce ne fut pas le cas en Egypte, même si, à cette époque, l’on cite quelquefois l’existence de Francs-Maçons d’origine égyptienne, en voyage à l’étranger.

75Comme cela est bien connu, de nombreuses loges militaires fonctionnèrent en Egypte durant l’expédition de Bonaparte. Mais, avec le retour des armées en métropole, soit ces loges cessèrent de fonctionner, soit elles se réinstallèrent sur le territoire français. Après 1801, durant la période de troubles et de guerres civiles qui suivit le départ des armées françaises, il est probable que plus aucune loge n’existait en Egypte.

  • 21  - Voir Claude Rétat, "Un temple à côté du temple - Le Museum mystérieux de Thory", (...)

76Néanmoins, la flamme égyptienne illuminait de plus belle la Maçonnerie de France. En 1798, en Egypte, s’était créée la loge "Saint-Jean d’Ecosse du Grand Sphynx", principalement composée d’artistes (peintres, graveurs, architectes, etc.). Ces Frères ramenèrent à Paris 60 moulures de bas-reliefs égyptiens qui figuraient parmi les collections d’antiquités rassemblées au siège de la Mère Loge Ecossaise de France. Là, Claude-Antoine Thory, le principal animateur du Rite Ecossais Philosophique, avait installé une sorte de musée initiatique visant à démontrer que la Franc-Maçonnerie était l’héritière des Mystères antiques et notamment des Mystères égyptiens. Dans le même but, il invita l’archéologue Alexandre Lenoir, conservateur du Musée des Monuments français à faire en 1812 et 1813 une série de conférences. Celles-ci furent rassemblées par Lenoir dans son ouvrage, La Franche-Maçonnerie rendue à sa véritable origine (Paris, 1814)21.

  • 22  - Claude-Antoine Thory, Acta Latomorum ou Chronologie de l'histoire de la Franche-Maçonnerie,(...)

77Il faut attendre 1811 (année où Méhémet Ali réussit à établir définitive­ment son pouvoir) pour voir la Maçonnerie réapparaître en Egypte. En effet, on peut lire dans l’ouvrage de Thory, Acta Latomorum, que deux loges furent créées à cette époque dans le cadre du Rite Ecossais Philosophique22 : la loge "Les Chevaliers des Pyramides", fondée au Caire ("Grand Caire") le 26 décembre 1811, et la loge "les Amis de la Concorde", fondée à Alexandrie le 4 mai 1812. C’était une période où Bernardino Drovetti résidait au Caire et où Mathieu de Lesseps était à Corfou, très actif non seulement à administrer les îles Ioniennes, mais aussi à développer la Franc-Maçonnerie.

  • 23  - Voir BN, ms FM1-295.

78Les "Délibérations de la Mère Loge Ecossaise de France" du 10 décembre 1813 (séance de l’année 5813, 10e jour du 10e mois) mentionnent aussi ces deux créations23 :

 "Le R[espectable] F[rère] Coste donne lecture d’une planche rendant compte de deux loges qu’il a établies en Egypte au moyen des pouvoirs qu’il a reçus de la R.L. "L’Amitié et l’Impériale des Amis fidèles du Grand Napoléon" à l’Orient de Marseille, sauf la ratification de la R[espectable] Mère Loge Ecossaise de France, l’une au Grand-Caire et l’autre à Alexandrie (sous le titre distinctif des "Amis de la Concorde"). Ce rapport tendant à obtenir l’affiliation au Rite Ecossais Philosophique est rempli du plus grand intérêt, non seulement par les peines et les soins du V[énérable] Frère qui a obtenu ce succès, mais aussi par la manière dont il est fait."

  • 24  - On trouve aussi l'appellation "L'Impériale des Francs Chevaliers, Sujets Fidèles (...)

79Les tableaux de la loge marseillaise "L’Amitié et l’Impériale des Amis fidèles du Grand Napoléon (réunies)"24 (affiliée au Rite Ecossais Philosophique) signalent effectivement un Frère Coste entre les années 1807 et 1813. Il s’agit du Frère Vitalis Coste, né à Marseille le 5 septembre 1777, et titulaire du grade de "Grand Ecossais". Ce Frère était négociant et est souvent noté absent (sans doute car il était en voyage).

80Certes, on ne possède que peu de témoignages sur ces loges d’Egypte ; mais elles semblent avoir été connues par certains dignitaires du Rite de Misraïm tels que Joly et Gaborria (rivaux des frères Bédarride) qui avaient affirmé au Grand Orient de France qu’un rite similaire au leur était pratiqué en Egypte (même si on avait refusé de les croire). En effet, dans sa séance du 27 décembre 1817, le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France n’accepta pas de reconnaître la validité du "rit Mizraïm" (qui lui avaient été présenté par les adversaires des frères Bédarride) et il déclara notamment que "l’origine et l’authenticité de ce rit ne sont point prouvées" et qu’il n’est pas "permis d’ajouter foi à [l’assertion] de la pratique actuelle de ce rit à Alexandrie et au Grand-Caire, où l’existence publique et avouée d’une semblable institution ne saurait être ignorée du Grand Orient si elle était réelle". Cette phrase est intéressante d’autant qu’elle date de 1817, année où la "Société Secrète Egyptienne" était justement en activité à Alexandrie et au Caire. En tout cas, il est évident qu’après 1815 les loges de Drovetti, qui restaient fidèles au souvenir de Napoléon, n’avaient aucune raison de correspondre avec la direction des obédiences françaises, vu que celles-ci s’étaient toutes ralliées au nouveau régime de Louis XVIII (que ce soit la Mère Loge Ecossaise ou le Grand Orient).

81Il nous apparaît donc que les deux loges de la Société Secrète Egyptienne furent "Les Chevaliers des Pyramides", au "Grand Caire", et "les Amis de la Concorde", à Alexandrie. Le fait que ces deux loges aient été affiliées originellement au Rite Ecossais Philosophique et qu’elles aient pratiqué plus tard le Rite de Cagliostro n’a rien de surprenant : il est très fréquent qu’une loge modifie le rite qu’elle pratique ou qu’elle abrite plusieurs rites à la fois.

5 - Une diplomatie  maçonnique ?

Mathieu de Lesseps et son influence possible

82Plusieurs fois, il a été question de Mathieu de Lesseps. Nous allons essayer de comprendre comment cette illustre personnalité sut associer la Franc-Maçonnerie à son action politique.

83Mathieu de Lesseps naquit à Hambourg en 1774. Il suivit presque toute sa vie une carrière diplomatique dans les pays arabes et méditerranéens (au Maroc, en Espagne, en Italie, en Syrie, en Tunisie, etc.). Sous l’Empire napoléonien, il fut : Commissaire des relations commerciales en Egypte en 1803 et 1804 (avec Drovetti comme adjoint) ; consul général à Livourne (dans le royaume d’Etrurie, vassal de la France) à partir d’août 1806 ; Commissaire impérial des îles Ioniennes, avec résidence à Corfou entre 1809 et 1814. C’était un fidèle serviteur de Napoléon, et il fut préfet du Cantal lors des Cent-Jours. Tombé en disgrâce, lors du retour de Louis XVIII, il ne retournera dans la carrière diplomatique qu’en 1817. Il mourut en 1832 à Tunis (où il était consul général).

  • 25  - Marc Bédarride, De l'Ordre maçonnique de Misraïm, 1845, vol. 2, p. 147.

84Mathieu de Lesseps fut aussi un haut dignitaire de la Franc-Maçonnerie. Lorsqu’il était en poste à Livourne, il y fonda la loge "Napoléon" (au Rite Ecossais Philosophique) dont il fut Vénérable, et Marc Bédarride raconte que, de passage dans cette ville, "il fut présenté à l’Ecl[airé] F[rère] Mathieu Lesseps, consul général de France, qui éprouva la plus grande satisfaction à faire sa connaissance et à conférer avec lui sur la partie scientifique de notre art" 25. Satisfaction qui dut être réciproque, vu que le consul n’avait plus à être convaincu de l’antique origine de la science maçonniques. C’est ainsi que, dans son discours de candidature à "l’Illustre et Souverain Tribunal des Grands Inspecteurs Inquisiteurs" du Rite Ecossais Philosophique, le Frère Mathieu de Lesseps déclarait : "C’est aux prêtres égyptiens que je fais remonter la Franc-Maçonnerie, quoiqu’ils n’en soient pas les inventeurs et que sa véritable origine se perde dans la nuit des temps".

  • 26  - Voir Yves Hivert-Messeca, op. cit., p. 56.
  • 27  - Sur Joseph Briot, voir Gérard Galtier, op. cit., pp. 101-110.
  • 28  - Alex de Lesseps, Moi, Ferdinand de Lesseps, 1986, pp. 11-12.

85A Corfou, comme indiqué précédemment, Mathieu de Lesseps fut l’un des principaux animateurs des loges maçonniques de l’île. Par ailleurs, Mathieu de Lesseps est cité comme "Commandeur de l’Ordre des Chevaliers Défenseurs de la Franc-Maçonnerie Universelle", un Ordre honorifique rattaché à Misraïm. On ne trouve pas son nom dans les membres actifs de Misraïm après 1815 ; cependant il est indiqué en 1822 comme membre d’honneur de la loge de Misraïm, "Les Sectateurs de la Vérité" à Besançon26, ce qui est très intéressant car il s’agit d’une loge fondée par Joseph Briot, qui est reconnu comme l’introducteur de la Charbonnerie en Italie27. Un descendant actuel de Mathieu de Lesseps, Alex de Lesseps, écrit au sujet de son ancêtre plusieurs petites phrases suggestives28 : c’était "un personnage plutôt énigmatique" ; Bonaparte l’avait "chargé d’une mission secrète" ; c’est lui qui aurait favorisé à l’origine la montée au pouvoir de Méhémet Ali dans le but de "créer un Etat suffisamment puissant pour échapper à la dépendance turque et qui, dans l’esprit de Bonaparte, serait hostile à l’Angleterre".

86L’on constate donc qu’une politique similaire fut suivie par deux diplomates qui avaient eu l’occasion de travailler ensemble et qui étaient tous les deux passionnés par l’antiquité égyptienne : Mathieu de Lesseps appuya dans les îles Ioniennes une Franc-Maçonnerie ésotérique liée au mouvement nationaliste grec animé par Dionysios de Roma ; Bernardino Drovetti anima en Egypte une société maçonnique de "Rite Egyptien" qui œuvrait en faveur de la politique indépendantiste de Méhémet Ali face à l’Empire Ottoman. Dans les deux cas, on retrouve la Mère Loge Ecossaise de France. S’agit-il d’une politique concertée ? Ou les deux hommes agirent-ils de façon indépendante ?

  • 29  - Voir les Annuaires maçonniques de 1810 et 1811 du Rite Ecossais Philosophique. Par ailleurs, (...)
  • 30  - François Collaveri, La Franc-Maçonnerie des Bonaparte, 1982, pp. 74-75, et Fr. Collaveri, (...)
  • 31  - Voir Ed Stolper, "Il Rito Filosofico francese e le sue diramazioni in Italia", Rivista(...)

87On peut, en tout cas, remarquer que, sous l’Empire, la Mère Loge Ecossaise de France en arriva peu à peu à contribuer à une espèce de politique méditerranéenne et orientale de la France, en combinant philologie, archéologie et diplomatie. Un célèbre orientaliste tel qu’Antoine Isaac Silvestre de Sacy était membre d’honneur du Rite Ecossais Philosophique29. Le 24 novembre 1808, le prince Askeri-Khan, ambassadeur de Perse, fut initié au Rite Ecossais Philosophique dans son siège parisien, la "Loge Saint-Alexandre d’Ecosse et le Contrat Social réunis" 30. En Italie, lors de l’occupation française, de très nombreuses loges s’affilièrent au Rite Ecossais Philosophique31.

Conclusion

88Comme indiqué précédemment, les courants de Maçonnerie Egyptienne sont issus d’une rencontre entre la Franc-Maçonnerie et l’engouement pour l’Egypte ancienne (l’égyptomanie), à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Leur apparition vint succéder aux divers systèmes de Maçonnerie Ecossaise, qui s’étaient développés à partir du milieu du XVIIIe siècle. Mais, jusqu’à présent, cette Maçonnerie Egyptienne apparaissait comme une espèce de mode pittoresque, liée à des personnages controversés tels que Cagliostro ou les frères Bédarride. Il est vrai que la Maçonnerie Egyptienne est demeurée marginale, alors que la Maçonnerie "officielle" allait se structurer entre deux grands pôles représentés par le "Rite Français" et le "Rite Ecossais Ancien et Accepté".

89Or, en se penchant sur l’action de consuls tels que Bernardino Drovetti et Mathieu de Lesseps, on peut percevoir le rôle politique qu’aurait pu jouer la Maçonnerie Egyptienne. Ces diplomates avaient vu le parti qu’ils pouvaient tirer de leur propre passion pour cette Maçonnerie ésotérique. La renaissance des mythes de l’Antiquité, favorisée par l’expédition de Bonaparte en Egypte et la conquête des îles Ioniennes, permettait de rendre leur dignité à des peuples qui avaient été asservis pendant des siècles. Une Franc-Maçonnerie censée remonter aux constructeurs des Pyramides et unifiant les peuples et les religions, devait forcément servir les projets de Napoléon Bonaparte qui rêvait d’être un nouvel Alexandre.

  • 32  - Voir Caroline Gaultier-Kuhran, Méhémet Ali et la France - Histoire singulière du Napoléon (...)

90Malheureusement, après la capitulation du Grand Monarque, et en attendant son retour, la Société Secrète Egyptienne avait dû se contenter de conserver son effigie "sur une médaille d’or accrochée au mur de la loge". Nul doute que Drovetti se résolut alors à la mettre au service d’un nouveau conquérant, Méhémet Ali, qui fut considéré de son vivant comme le "Napoléon de l’Orient" 32


> "La Société Secrète Égyptienne de Bernardino Drovetti"
> par Gérard Galtier
>
> Article extrait de La Franc-Maçonnerie en Méditerranée (XVIIIe - XXe
> siècle), "Cahiers de la Méditerranée", n° 72,
> pp. 285-305, Université de Nice, juin 2006
>


FRANCS-MACONS CELEBRES




Mathieu de Lesseps,Franc-Maçon Egyptien


Frédéric Gastone Ventura dans les rites maçonniques de Misraïm et Memphis, cite un extrait de l'ouvrage de Bedarride De l'ordre maçonnique de Misraïm dans lequel il témoigne qu'il fut l'hôte du Frére Mathieu de Lesseps, à Livourne, oû il y fonda la loge "Napoléon" (au Rite Ecossais Philosophique) dont il fut Vénérable. Bedarride nous dit:" il fut présenté à l’Ecl[airé] F[rère] Mathieu Lesseps, consul général de France, qui éprouva la plus grande satisfaction à faire sa connaissance et à conférer avec lui sur la partie scientifique de notre art" et on note que Mathieu figure aussi sur la liste des Commandeurs de l'Ordre des Chevaliers Défenseurs de la Franc-Maçonnerie Universelle (une distinction honorifique du rite de Misraïm). il est indiqué en 1822 comme membre d’honneur de la loge de Misraïm, "Les Sectateurs de la Vérité" à Besançon .

source: www.facebook.com/topic.php?uid=7651783071&topic


Le Prince Ibrahim Pacha, Vice Roi d'Egypte, Franc-Maçon
Ibrahim Pacha est né dans la ville d'origine de son père, Kavala en Macédoine orientale.
En
1805, à l'âge de seize ans, quand son père accède au poste de vice-roi d'Égypte, il est retenu prisonnier par un amiral ottoman. Ibrahim retrouve la liberté quand son père repousse avec succès la tentative d'invasion du Royaume-Uni en Égypte menée par le général Alexander Mackenzie-Fraser.
En
1813, Ibrahim gouverne temporairement l'Égypte lorsque son père part en Arabie pour combattre les wahhabites. En 1816, il succède à son frère Toussoun au poste de commandant de l'armée égyptienne d'Arabie. Il était franc-maçon.

-source photo www.egyptdantan.com
-source : wikipedia



Le Prince Ismail Pacha(1830-1895), Vice-Roi d'Egypte, Grand Maître de la Grande Loge d'Egypte.Franc-Maçon.
Le Prince Ismaïl Pacha, fils d'Ibrahim Pacha, khédive d'Egypte va être initié par les Français, notamment par le groupe de Ferdinand de Lesseps qui compte surtout des maçons constructeurs. Il encouragea la construction du canal de Suez. En 1879 il fit présent aux États‑Unis de l'obélisque érigé à New York. Franc-Maçon, il fut Grand Maître de la Grande Loge d'Égypte.
-photo source
www.egyptdantan.com
-source: les Cahiers de l'Orient N°69




Le Prince Egyptien Mustafa Fazi Pacha, fils ainé de Muhammad Ali et demi-frère du Khédive d'Egypte Isma'il Pacha, Franc-Maçon ( voir aussi dans Turquie, Galerie III)
Initié à l'Union d'Orient, il fut en Turquie tour à tour ministre de l'éducation en 1862, ministre des finances en 1864, et président du conseil du Trésor en 1865.
source: Thierry Zarcone, Mystiques, Philosophes et Francs-Maçons en Islam, Jean Maisonneuve, Paris



Le Prince Egyptien Mohammed Abdelhalim Pacha né en 1831, Franc-Maçon ( voir aussi dans Turquie, galerie III).

Mohammed Abd-ul Halim Pacha;d'origine égyptienne, frère du Khédive d'Egypte se rendit très jeune à Paris et n'a pu participé à la renaissance égyptienne. Il a été instruit par les Ottomans et est le fondateur du Suprême Conseil de Turquie. Fondateur du "Rite Ottoman Rectifié", il s'opposa au Suprême Conseil du R.E.A.A. turc. Exilé en Belgique il obtint une patente de Grand Maître de District ce qui lui permit de fonder la première Grande Loge Egyptienne en Belgique.
source: site egyptdantan



Le Prince Halim Pacha, Vice-Roi d'Egypte, Grand Maître de la Grande Loge Nationale d'Egypte de 1867 à 1868. Franc-Maçon.
Un Grand Orient d'Egypte du Rite de Memphis fut fondé en 1867, dirigé par le Marquis de Beauregard ; lui succéda le Prince Halim Pasha, fils de Mehmet Ali, Vice-roi d'Egypte, considéré comme le vrai fondateur de l'Egypte moderne. Halim Pasha succéda à son père à la tête du pays.
Le 21 mars 1873 les différentes loges fonctionnant en Egypte s'unissaient à Alexandrie pour former la Grande Loge Nationale d'Egypte et le 5 mars 1878 son siège fut transféré au Caire mettant fin à l'état d'anarchie existant dans la maçonnerie égyptienne. Tawfiq Pasha, alors Khedive (Vice-roi) fut élu Grand Maître en 1881, et un grand nombre de personnalités égyptiennes, tels que Jamal ed'din al-Afhani, le grand érudit islamique et réformateur, rejoignirent les ateliers maçonniques, qui se sont multipliés au point qu'on en comptait plus de 500, "travaillant en anglais, français, grec, hébreu et italien, en plus de l'arabe."  Al-Afghani et son disciple Mohammed Abdou s’adressèrent à leurs camarades dans les cercles libéraux de l'Egypte comme “'ikhawan al saffa wa khullan al wafd” (sincères fréres et fidèles compagnons).
Tawfik Pasha démissiona de son poste en 1890 et Idris Bey Raghib fut élu Grand Maître. Fils d'un ancien Premier Ministre d'Egypte, Idris Bey était riche, il avait fondé le parti politique Al-Fatah (Jeune Egypte) (qui n'a aucun rapport avec le Fatah d'aujourd'hui). La Franc-maconnerie égyptienne fut florissante durant la période où il était Grand Maître
-Photo source .
www.egyptdantan.com
-sources: Cahiers de la Méditerranée Vol 72/2006 



Le Prince Tawfik Pacha, Vice- Roi d'Egypte, Grand Maître de la Grande Loge Nationale d'Egypte de 1881 à 1890. Franc-Maçon

Tawfiq Pasha, alors Khedive (Vice-roi) fut élu Grand Maître en 1881, et un grand nombre de personnalités égyptiennes, tels que Jamal ed'din al-Afhani, le grand érudit islamique et réformateur, rejoignirent les ateliers maçonniques, qui se sont multipliés au point qu'on en comptait plus de 500, "travaillant en anglais, français, grec, hébreu et italien, en plus de l'arabe."  Al-Afghani et son disciple Mohammed Abdou s’adressèrent à leurs camarades dans les cercles libéraux de l'Egypte comme “'ikhawan al saffa wa khullan al wafd” (sincères fréres et fidèles compagnons).
Tawfik Pasha démissiona de son poste en 1890 et Idris Bey Raghib fut élu Grand Maître. Fils d'un ancien Premier Ministre d'Egypte, Idris Bey était riche, il avait fondé le parti politique Al-Fatah (Jeune Egypte) (qui n'a aucun rapport avec le Fatah d'aujourd'hui). La Franc-maconnerie égyptienne fut florissante durant la période où il était Grand Maître.



Le Juge Idris Bey Raghib, Grand Maître de la Grande Loge Nationale d'Egypte. Franc-Maçon
Fils d'un ancien Premier Ministre d'Egypte, Idris Bey était riche, il avait fondé le parti politique Al-Fatah (Jeune Egypte) (qui n'a aucun rapport avec le Fatah d'aujourd'hui). La Franc-maconnerie égyptienne fut florissante durant la période où il était Grand Maître.
source: document fourni par un "frère" de Jordanie





Le Prince Mohammed Ali fils du Khédige Tawfik, Grand Maître de la Grande Loge Nationale d'Egypte (ici en photo avec Camille Saint-Saëns en 1909). Franc-Maçon
Le Prince Mohammed Ali succéda à Idriss Raghib à la tête de la Grande Loge Nationale d'Egypte, mais Idris Bey Raghib contesta cette décision de la Grande Loge et fonda avec d'autres "Frères" une Grande Loge concurrente. Ce conflit entre deux puissances maçonniques aboutit au retrait de la reconnaissance par les Grandes Loges d'Angleterre et d'Ecosse.
Finalement une solution fut trouvé sous l'égide du Grand Orient de France et une nouvelle Grande Loge Nationale d'Egypte fut fondé en 1932 avec Abdel Meguid Younis comme Grand Maître.
source: photos;site egyptdantan.
           Cahiers de la Méditerranée N°72





Légende : le Président des Etats-Unis Franklin Delano van Roosevelt SGIG °33° REAA
dédicace à son Frère et Ami le Prince Régent d'Egypte Mohamed Aly Tewfik Souverain
Grand Commandeur REAA du Grand Orient National d'Egypte
source:GONE




Jammaledinn al Afghani Franc-maçon
Parmi les papiers personnels de Jamaleddine figure la demande d’adhésion à la franc-maçonnerie que celui-ci avait formulée en langue arabe le 31 mars 1875, c’est-à-dire peu après l’inauguration de la loge Kawkab-Esh-Sharq ( Constellation de l’Orient ) : Je prie les frères de la pureté et les amis de la sincérité je veux dire les membres de la sainte société des maçons, à qui rien ne peut nuire, ni causer aucun dommage, de m’autoriser de faire partie de cette société vénérée et d’approuver mon adhésion à la chaire honorée ».
Plus tard, sur une page de carnet, Jamaleddine a noté : « Je suis entré à la loge le 10 ashoura 1293 (le 6 février 1876) pendant mon séjour en Egypte ».     Il deviendra le vénérable de cette loge le 7 juin 1878. La loge comptait alors 300 membres. Ainsi Jamaleddine y côtoiera la plupart des leaders nationalistes égyptiens, Mohamed Abdo, le Colonel Orabi, Adib Ishaq et il convaincra Mahmoud Sami Pacha, le premier ministre, d’y adhérer. Ainsi, les loges étaient devenues, comme cela se fera à Istanbul et à Smyrne, le lieu de regroupement des nationalistes égyptiens, qui y retrouveront l’élite européenne expatriée à Alexandrie ou au Caire. Le Parti National Egyptien, anti-anglais, avait adopté comme périodique La Jeune Egypte bilingue français et arabe, qui était en fait l’organe de presse maçonnique de l’époque. Jamaleddine, en se rendant en Europe, allait disposer ainsi d’un carnet d’adresses enviable. Néanmoins, il éprouva quelques déboires dans ce cadre; Halim Pacha, on l’a vu, souhaitait succéder au Khédive Ismaïl qui inaugura une filiation par primogéniture et obtint que son fils Tewfiq lui succède. Or, Halim Pacha était ottomanophile, et tous les Francs-Maçons le soutenaient. Mais, à titre personnel, et pour des motifs nationalistes intra-égyptiens, Jamaleddine soutint la candidature de Tewfiq ; même le consul de France, Tricou, pour les mêmes motifs maçonniques, essaya de le convaincre de soutenir Halim Pacha. Jamaleddine devait alors se brouiller avec ses frères égyptiens, et lorsqu’il sera expulsé d’Egypte, les loges ne viendront pas à son secours, ce qu’il regrettera amèrement dans sa correspondance.
source: extrait de la "Planche" sur Jamaledinn al Afghani site du Grand Orient Arabe


Jammaledinn al Afghani Freemason
Among the personal papers of Jamaleddine is the application for membership in Freemasonry that it had made in Arabic March 31, 1875, that is to say shortly after the inauguration of the box Kawkab-Esh -
Sharq (Constellation of the East): I request the brothers of purity and sincerity of friends I mean members of the holy society of Masons, to whom nothing can harm or cause any damage, allowing me
to be part of this venerable company and approve my membership chair honored.
Later, on a page of notebook Jamaleddine noted: "I went to the box on 10 ashoura 1293 (February 6, 1876) during my stay in Egypt." It will become of this venerable lodge June 7, 1878. The lodge had 300 members then. Thus Jamaleddine it skirts the most nationalist leaders in Egypt, Mohamed Abdo, Colonel Orabi, Adib Ishaq and convince Mahmud Sami Pasha, the Prime Minister to join. Thus, the lodges had become, as it will be in Istanbul and Izmir, the place of reunion Egyptian nationalists, who gather the elite European expatriate in Alexandria or Cairo. The Egyptian National Party, anti-British, was adopted as periodic Young Egypt bilingual French and Arabic, which was actually the body of the Masonic press time. Jamaleddine, visiting Europe, and would have an enviable address book. However, he experienced some disappointments in this context; Halim Pasha, we have seen, wanted to succeed the Khedive Ismail, which began a descent by primogeniture and got his son Tawfiq succeeds. However, Halim Pasha was ottomanophile, and all Freemasons supported him. But, personally, and for reasons of intra-nationalist Egyptian Jamaleddine supported the candidacy of Tawfiq and even the Consul of France, Tricou for the same reasons Masonic, tried to convince him to support Halim Pasha.
Jamaleddine then had quarreled with his brothers in Egypt and when it is expelled from Egypt, the boxes will not come to his aid, he regretted bitterly in his correspondence.
Source: excerpt from the "Plate" on Jamaledinn al Afghani site of the Grand Orient Arabe



Mahmoud Sami Pacha, Premier Ministre Franc-Maçon
Ainsi Jamaleddine y côtoiera la plupart des leaders nationalistes égyptiens, Mohamed Abdo, le Colonel Orabi, Adib Ishaq et il convaincra Mahmoud Sami Pacha, le premier ministre, d’y adhérer.





Le Colonel Ahmad Orabi Pacha, Franc-Maçon
Ainsi Jamaleddine y côtoiera la plupart des leaders nationalistes égyptiens, Mohamed Abdo, le Colonel Orabi, Adib Ishaq et il convaincra Mahmoud Sami Pacha, le premier ministre, d'y adhérer.




Rifa'a al-Tahtawi (
1801, ?-1873, Le Caire?) (رفاعة رافع الطهطاوي, en arabe) est un réformateur égyptien, Franc-Maçon ?
Rifa’a al-Tahtawi séjourna en France durant cinq années (1826-1831) au cours desquelles il se consacra à l’étude de la pensée occidentale alors qu’il avait été envoyé comme simple imâm. Ainsi, il se familiarisa avec la langue et la littérature françaises. Il fut impressionné par les idées des philosophes des Lumières tels que Voltaire, Rousseau ou Montesquieu.
source: wikipédia
site : oumma.com
 



Le Grand Mufti d'Egypte Mohammad Abdou, Franc-Maçon.
En Egypte, le grand mufti Mohamed Abdou avait adhéré à cette vision pacifique et tolérante de l’islam. C’était un homme à l’esprit ouvert qui influença les dirigeants arabes de son temps, dont Nasser et les promoteurs du socialisme arabe. Abdou était favorable à une sorte de « despotisme éclairé » (dont le colonel Nasser serait un parfait exemple) ouvrant la voie à des réformes résolument démocratiques. Comme l’émir Abd el Kader au XIXe siècle, Abdou était franc-maçon et planchait au sein de la Grande Loge d’Orient.
source: wikipédia




Le Premier Ministre Saad Zaghloul ( 1859-1927), Premier Ministre d'Egypte en 1924, Franc-Maçon
Elève de Mohammed Abdo ( Franc-Maçon ) il contribua comme ce dernier à défendre les idéaux réformateurs et humanistes. Il fut l'un des artisans de l'émancipation de la femme arabe comme en témoigne cet article:
Mohammed Abdoh ( 1849-1905)  est considéré, avec Jamal al-Din al-Afghani, comme étant le plus grand réformateur initiateur du mouvement de renaissance arabe. Son objectif fut d'amener la société arabo-musulmane à entrer dans une période de Lumière
التنوير, à l'intar de ce qui s'est passé en Europe. Pour  Abduh, la défense des droits de la femme et l'éducation de celle-ci constituent des priorités pour la réalisation des réformes de la société arabe.
D'autres personnalités politiques et intellectuelles jouèrent un rôle très important dans ce mouvement de libération de la femme. Parmi ces personnalités, citons rapidement :
  - Saad Zaghloul
سعد زغلول , un homme politique et chef du parti national égyptien ( حزب الأمة ) qui a soutenu et encouragé les intellectuels écrivant sur le sujet de l'émancipation de la femme.
 - Lotfi al-Sayyid, qui l'on appelait le maître de la génération (
أستاذ الجيل)  avait écrit des articles dans lesquels il diffusa l'idée de l'éducation de la femme.
 Il faut aussi souligner le rôle joué, dans les années 1880, par les Salons de discussion (
صالون -نادي) , comme celui la princesse Nazlî au sein duquel se retrouvaient les intellectuels et les responsables politiques pour discuter et diffuser les idées nouvelles. Ces Salons avaient un caractère réformiste et maçonnique.
D'autres intellectuels vont faire leur apparition sur la scène des débats, comme Georgy Zaydân (
جرجي زيدان) et Salâma Moussa.



Egyptian Freemasonry used to throw off the yoke of colonialism.
Pasha Saad Zaghlul (1860-1927)
Premier of Egypt in 1924. A lawyer and statesman, he was minister of public instruction in 1906, and later, minister of justice.
After the close of WWI, he became head of the Nationalist Party, which advocated and demanded the breaking of ties binding Egypt to Great Britain. He failed in his attempt to conclude the negotiation with British Prime Minister MacDonald. He was deported to Malta in 1919 and then to Ceylon, returning to Egypt in 1921.
One of the two Egyptian Grand Lodges to which he belonged ordered 7 weeks of mourning after his death.

source: wikipédia
site: oumma.com




Ahmad Loutfi al Sayyed , Franc-Maçon?
Né le 15 janvier 1872, au gouvernorat de Dakahlia il a obtenu son diplôme de la Faculté de droit en 1894. Il a rencontré au cours de ses études il a pu faire la connaissance de l'Imam Mohammed Abdou et fut influencé par sa pensée réformiste. Il était nommé ministre de l'Intérieur, président de l'Académie de la langue arabe, président de Dar Al Kotob (maison des livres), directeur de l'Université égyptienne, comme il a été l'un des leaders de l'éveil et de l'éducation en Egypte au XXème siècle. Nommé professeur de la génération, il est mort en 1963. Fondateur du parti Al Oumma, il est le pionnier du libéralisme égyptien.
source : site sis.gov.eg





Article paru dans le Journal " AL AHRAM" ( Egypte) en 1924 sur la fête annuelle de la charité maçonnique pour les orphelins.(sur la photo le représentant d'Iran en Egypte Mirza Mishki Bey avec le gouverneur Shazli Pasha.
source: document fourni par un "frère" de Jordanie



Article du Journal "AL AHRAM" (Egypte) donnant les résultats des élections de la Grande Loge Nationale d'Egypte en 1924.
source: document fourni par un "frère" de Jordanie







Le Roi Farouk d'Egypte. Franc-Maçon?
Ici une Loge Maçonnique au Caire en 1940 ( au dessus du Vénérable, la photo du Roi).
source: documents fournis par un « frère » de Jordanie




Le Premier Ministre d'Egypte Ahmad Maher Pacha, Grand Maître de la Grande Loge d'Egypte.
Ahmed Maher Pacha (1888 - 24 Février, 1945) (arabe: أحمد ماهر باشا) a été le Premier ministre de l'Egypte à partir de Octobre 10, 1944 à Février 24, 1945.
La Grande Loge d’Egypte était très active. A sa tête se trouvait le Grand Maître Ahmed Maher Pacha, le Grand Secrétaire était Mohamed Rifaat bey, qui oeuvrait sans cesse pour la cause maçonnique, aussi bien en Egypte que dans d’autres pays arabes, particulièrement la Syrie et le Liban. C’est ainsi que plusieurs Loges « régionales » furent créées pour le degré 18, puis cesLa Grande Loge d’Egypte était très active. A sa tête se trouvait le Grand Maître Ahmed Maher Pacha, le Grand Secrétaire était Mohamed Rifaat bey, qui oeuvrait sans cesse pour la cause maçonnique, aussi bien en Egypte que dans d’autres pays arabes, particulièrement la Syrie et le Liban. C’est ainsi que plusieurs Loges « régionales » furent créées pour le degré 18, puis ces Loges ont réussi enfin à constituer une Autorité maçonnique indépendante baptisée Grande Loge de Syrie, en référence à la Grande Loge d’Egypte sous l’égide et l’autorité de laquelle elle travaillait.
(Ici sur la photo avec les trois filles cadettes du feu roi Fouad Ier arrivant à un gala en 1938: de g.à droite et au premier plan les Princesse Faiza, Faika et Fathia. Au second plan l'on reconnait Ahmed Maher pacha, Mahmoud Khalil bey, président du Sénat et Ali Maher pacha, et Madame Michalla pacha, dame d'Honneur de la Cour).

source:  photo site egyptdantan
            wikipedia






Document de la Grande Loge Unie d'Angleterre en 1946 pour le District de la Grande Loge d'Egypte et du Soudan.
source: document fourni par un «  frère » de Jordanie



Le Président Gamal Abdel NASSER, Président de la République Arabe d'Egypte de 1956 à 1970. Franc-Maçon ?
Il est le Fondateur d'une Obédience Maçonnique appelée " Vallée du Nil"
source: L'Orient-Le Jour 1998
           Al Diar, 18 Juillet 1998
           Les Cahiers de l'Orient N°69






Le Président Anouar el Sadate, Président de la République d'Egypte de 1970 à 1981. Franc-Maçon ?
A appartenu à la Franc-Maçonnerie.
source: Al Diar, 18 Juillet 1998


President Gamal Abdul Nasser 1954 to 1970 and Muhammad Anwar Sadat 1970 to 1981 was also member of the A.E.O. & A.N.O.M.S. (Ancient Egyptian Order & Arab Noble Of The Mystic Shrine).(?)